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1491 : nouvelles revelations sur les Ameriques avant Christophe Colomb

Couverture du livre 1491 : nouvelles revelations sur les Ameriques avant Christophe Colomb

Auteur : Charles C. Mann

Traducteur : Marina Boraso

Date de saisie : 16/02/2007

Genre : Histoire, Geographie

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Prix : 22.00 / 144.31 F

GENCOD : 9782226175922

Sorti le : 01/02/2007

  • Les presentations des editeurs : 28/04/2007

NOUVELLES REVELATIONS
SIR LES AMERIQUES AVANT CHRISTOPHE COLOMB

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marina Boraso

Monumental et captivant, un essai revolutionnaire qui bouleverse notre vision historique et culturelle des Ameriques avant Christophe Colomb.

Synthese des decouvertes les plus recentes, fruit du travail colossal d’archeologues, d’anthropologues, de scientifiques et d’historiens, le livre de Charles C. Mann nous montre pour la premiere fois le vrai visage des mondes precolombiens. Une mosaique de peuples, de langues, de cultures, d’empires, de cites puissantes, souvent plus riches et plus vastes que celles d’Europe ; un creuset de civilisations brillantes et evoluees, soucieuses de leur environnement. Et non pas le continent vierge et sous-exploite que l’Histoire officielle a voulu nous presenter.
De la foret amazonienne aux plateaux andins des Incas, du Mexique maya, olmeque ou azteque aux villages des Iroquois, 1491 retablit une verite historique longtemps niee et nous entraine au coeur d’un voyage fantastique a travers des Ameriques que nous decouvrons peut-etre pour la premiere fois sous leur veritable jour.

Ne en 1955, Charles C. Mann collabore regulierement au New York Times et au Washington Post. Ses articles lui ont valu de nombreux prix et distinctions.

  • Les courts extraits de livres : 28/04/2007

L’ERREUR DE HOLMBERG

Ne touchez pas a cet arbre, m’ordonna Balee.
Je m’arretai net. Alors que je gravissais le versant friable d’une petite colline, je n’avais trouve pour m’agripper que ce maigre arbuste aux feuilles en eventail, assez proche de la vigne. Triplis americana, indiqua Balee, specialiste de la flore des forets. Faites-y bien attention. Il expliqua alors que T. americana, en vertu d’un arrangement inhabituel, hebergeait une colonie de minuscules fourmis rouges, sans lesquelles il aurait eu peine a subsister. En echange d’un refuge, ces fourmis qui se logent dans de petits tunnels creuses juste sous l’ecorce s’attaquent a tout ce qui touche l’arbre – insecte, oiseau ou ecrivain imprudent. C’est a cause de la virulence de leur venin que cette espece est surnommee par les autochtones arbre du diable.
Au pied de l’arbre, un terrier abandonne laissait voir les racines. Balee gratta la terre a l’aide d’un couteau avant de nous faire signe d’approcher, Erickson, mon fils Newell et moi-meme. La depression du terrain contenait des morceaux de poterie : nous pouvions y reconnaitre des bordures d’assiettes et quelque chose qui evoquait le pied d’une bouilloire a the, faconne en forme de pied humain auquel ne manquaient meme pas les ongles peints. Balee extirpa du sol une demi-douzaine de tessons de ceramiques. Des eclats de pots et d’assiettes, un fragment cylindrique ebreche qui pouvait provenir d’un pied de marmite. A l’entendre, un bon huitieme du volume de la colline se composait de ces fragments. N’importe ou si l’on creusait un peu, on en decouvrirait de semblables. Nous etions en train de gravir un gigantesque monceau de vaisselle brisee.
Ce monticule appele Ibibate compte avec ses 30 metres parmi les plus hauts tertres boises du Beni. Erickson m’expliqua que ces morceaux de ceramiques avaient du servir a stabiliser et a aerer cette terre boueuse avant d’y etablir un campement et des champs. Si l’explication tenait la route d’un point de vue technique, elle ne dissipait nullement le mystere qui entoure ces antiques batisseurs de tertres.