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6e regiment de tirailleurs marocains au Tonkin, 1947-1949 : temoignages

Auteur : Paul Vanuxem

Date de saisie : 03/09/2008

Genre : Histoire

Editeur : Muller, Paris, France

Prix : 23.00 / 150.87 F

ISBN : 978-2-904255-73-1

GENCOD : 9782904255731

Sorti le : 03/09/2008

  • Les presentations des editeurs : 18/11/2008

L’auteur : Monique Danjou etudiante en 1939, se devoue dans le cadre de la Croix-Rouge francaise. En 1940 elle obtient son diplome d’etat d’infirmiere et d’assistante sociale.
En 1942 elle rejoint le Maroc. Elle travaille comme assistante sociale et infirmiere-instructeur. Lors du debarquement americain en novembre 1942, elle est infirmiere de convoi sanitaire et evacue les blesses et les tues.
En 1943 elle s’engage en qualite d’ambulanciere pour la duree de la guerre. Elle prend part a la campagne d’Italie au sein du 8e bataillon medical de la 4e division marocaine de montagne.
En 1944 elle est aspirant a la lere Armee francaise lors des combats en France et en Allemagne. Sous-lieutenant en 1946 au Maroc elle est affectee au Service de sante des troupes francaise en Extreme-Orient. De 1947 a 1955, elle accomplit 3 sejours en indochine. Elle est nommee lieutenant.
Pendant la guerre d’Algerie elle mene une action sociale dans les Aures, en faveur des femmes musulmanes dans les douars les plus recules, en zone d’insecurite. En 1959 elle est affectee au commandement en chef des Forces francaises d’Allemagne. Elle quitte l’armee en 1961. Suite aux sequelles de ses campagnes, elle est titulaire d’une pension d’invalidite de 75 %.
Mere de six enfants, epouse du general Paul Vanuxem, elle est commandeur de la Legion d’honneur, commandeur de l’ordre national du merite, croix de guerre des T.O.E., croix de la valeur militaire, croix du combattant, medaille de la vaillance vietnamienne (croix de guerre vietnamienne) titulaire de 7 citations.

L’ouvrage : Relate l’epopee du bataillon de marche du 6e R.T.M. de 1947 a 1949. Le chef de bataillon Vanuxem en prend le commandement au Maroc et le mene au Tonkin.
Debarques a Saigon les elements du 6e R.T.M. defilent rue Catinat le 28 fevrier 1947. Le 15 mars la 1 Ie compagnie s’envole par avion a Hanoi. Le bataillon embarque sur le Tourville et arrive le 1er avril en baie d’Along. Il gagne par le train Hanoi. Il occupe le terrain d’aviation de Gialam, les pont Doumer et des Rapides ou il engage le combat. La RC 6 est tenue par le Viet-Minh ainsi qu’une zone de 250 km d’Est en Ouest du Tonkin. L’operation Papillon a pour but de nettoyer cette region. La 11e compagnie part en avion vers la frontiere du Laos a Dien Bien Phu. Puis sur Lai-Chau, revient a Dien Bien Phu et repart sur Sam Neva, parcourant a pied 220 km de pistes. Le 6e R.T.M. prend Moc Chau. La RC 6 est ouverte. Le bataillon protege le Genie qui reconstruit la route de Suyut a Moc Chau et vers le Sud sur la RC 6 bis dans la vallee de Ke Na Bong. Il retablit l’ordre au Nord de Su Yut. En juin les combats se succedent entre la Riviere noire, le Sang Ma, Hoa Binh et de Ke Na Bong. En 1948 les combats meurtriers se poursuivent. Le commandant Vanuxem est blesse le 13 juin. Jusqu’en Octobre le Bataillon participe a la pacification. Les villageois reintegrent leurs habitations. Les rizieres sont cultivees, la population vaccinee contre la variole, les buffles contre la peste bovine. Les ponts sont reconstruits. 910 partisans sont instruits, equipes et forment sept compagnies de suppletifs, une section parachutiste muong et une ecole de sous-officiers.
En decembre 1948 l’unite prend position au confluant du Fleuve rouge et de la Riviere noire et mene 4 combats. Le PC s’installe a Trung Ha. Promu lieutenant-colonel Vanuxem est nomme commandant du secteur de Son Tay. En avril 1949 le bataillon laisse 160 tombes dispersees, deplore 291 blesses : Il a inflige de lourdes pertes a l’ennemi 7250 tues, 1910 prisonniers.
Paul Vanuxem demande de repartir avec le corps qu’il avait amene du Maroc. Il debarque le 21 mai a Port Lyautey.

  • Les courts extraits de livres : 18/11/2008

Saigon

Puis, a petite allure, le navire depassa le cap Saint-Jacques et ils virent cette terre nouvelle pour la premiere fois ; et ils regarderent, interdits, le fourmillement de ces etres inconnus qui, pour de si longs temps, allaient devenir ce qu’ils auraient de plus cher a defendre et de plus difficile a craindre. Lentement, comme avec une sorte de majeste, le bateau s’engagea dans les sinuosites de la riviere de Saigon dont il dominait les bords comme d’une falaise escarpee et se mouvait entre les rives plates et incertaines aux arbres etranges, paletuviers dont les ramures semblaient se reflechir dans leurs racines et cocotiers elegants qui enchantaient de leur premier exotisme.
Lentement, le navire avancait dans cette campagne, virait d’un bord, virait de l’autre et l’on croisait d’autres bateaux poses comme des jouets geants sur un tapis a la verdure artificielle.

Le soir vint allumer son ciel d’etoiles nouvelles et, au loin, une sorte de joaillerie de lumieres de la grande ville. Au matin, sous les enormes cumulus roses, ils decouvrirent tout contre eux, et comme apportee la, a la rencontre des bateaux qui zigzaguaient vers elle, la ville de Saigon, le premier but de leur reve. Elle leur apparut immense avec ses constructions blanches parmi les verdures et l’animation inouie de son port entre ses deux rives egalement livrees a de gros cargos, comme on en voit en Occident et mille embarcations comme on n’en voit nulle part ailleurs.