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A la recherche du voile noir

Couverture du livre A la recherche du voile noir

Auteur : Rick Moody

Traducteur : Emmanuelle Ertel

Date de saisie : 26/08/2006

Genre : Biographies, memoires, correspondances…

Editeur : Ed. de l’Olivier, Paris, France

Prix : 23.00 / 150.87 F

ISBN : 978-2-87929-356-1

GENCOD : 9782879293561

  • Les presentations des editeurs : 14/08/2006

Ecrire ses memoires a l’age de quarante ans peut sembler un projet bien etrange. A moins que le but ne soit de decouvrir, a travers l’autobiographie, le sens d’une identite collective. C’est ce que tente Rick Moody, dans ce livre etonnant qui est a la fois une auto-analyse, un traite de la melancolie, un essai sur l’Amerique et sa litterature et une Lettre au pere. S’il entreprend de raconter certains moments-cles de sa propre vie – sa liaison avec une jeune femme alcoolique, son enfermement volontaire dans un hopital du Queens, sa toxicomanie, ses tendances depressives et ses phobies -, c’est pour mieux les faire entrer en resonance avec une autre histoire, celle de son ancetre Joseph Moody, qui inspira a Nathaniel Hawthorne Le Voile noir du pasteur, ce conte dans lequel un precheur decide de dissimuler pour toujours son visage derriere un voile noir. Au terme de son enquete, apres avoir lui-meme porte le voile, Rick Moody decouvre que ” la genealogie est un reve, comme la famille “. Car ” la dissimulation est essentielle a l’identite… Tous les livres de memoires sont des fictions, des narrations construites, des Bildungsromane, tout comme de nombreuses fictions sont des memoires voiles. ” Brillant, provoquant, alternant l’humour et la dramatisation, ce texte unique en son genre a provoque outre-Atlantique effroi et admiration : ” tout simplement splendide “. Disons simplement qu’il s’inscrit d’emblee parmi les grands classiques de la litterature americaine.

Rick Moody, ne en 1962 a New York, a grandi dans une banlieue residentielle du Connecticut. II publie son premier roman, Garden State, en 1987. Suivront Tempete de glace et Purple America. Il est egalement l’auteur de deux recueils de nouvelles Demonologie et L’Etrange Horloge du desastre, ainsi que de nombreux textes publies dans le New Yorker, Harper’s, Esquire et The Paris Review.

  • Les presentations des editeurs : 14/05/2006

… Une autobiographie a 40 ans ? A vrai dire, il s’agit de tout autre chose. Du grand roman americain, version banlieue new-yorkaise. Tout commence dans une station de metro, lorsqu’un homme au visage entierement recouvert d’un voile surgit devant un Rick Moody qui porte encore le deuil de sa jeune soeur. Cet esprit frappeur reveille une histoire plus ancienne, celle d’un certain reverend Joseph Moody, lointain aieul qui, en 1836, inspira a l’ecrivain Nathaniel Hawthorne l’une de ses plus celebres nouvelles, Le Voile noir du pasteur.

Le voile du reverend Moody devient alors l’obsession de l’aspirant ecrivain. Le jeune Rick s’arrache a ses demons pour mener l’enquete sur les traces de ce personnage litteraire mythique, redecouvrant le passe familial et, au passage, divulguant le sien. Il raconte ainsi, dans une langue somptueuse, son enfance dans une cite residentielle, la decouverte du desordre sexuel et de la gueule de bois, la defonce et l’hopital psychiatrique dans lequel il finit par se faire interner a sa demande… Mais ce ne sont la qu’anecdotes au service du devoilement d’une verite qui culminera dans un chapitre a la beaute incandescente… Derriere le voile, un meurtre. L’enqueteur est un jeune romancier lance dans une aventure metaphysique ou les villages fantomes de la cote Est succedent aux squats dejantes du Village. Son arme, le style. Le coupable, un arbre familial qui ressemble a un buisson de ronces et de mauvaises herbes.

Rick Moody ecrit comme on vit : a la debandade. Cette autobiographie releve plus de l’epilepsie que du recit, et l’on glisse d’une idee a l’autre par crises successives… A Central Park, un nouveau genie hante les lacs et les sous-bois. Il a nom Rick Moody, le futur grand romancier americain.

  • Les presentations des editeurs : 14/05/2006

Ecrire ses memoires a l’age de quarante ans peut sembler un projet bien etrange. A moins que le but ne soit de decouvrir, a travers l’autobiographie, le sens d’une identite collective. C’est ce que tente Rick Moody, dans ce livre etonnant qui est a la fois une auto-analyse, un traite de la melancolie, un essai sur l’Amerique et sa litterature et une Lettre au pere. S’il entreprend de raconter certains moments-cles de sa propre vie – sa liaison avec une jeune femme alcoolique, son enfermement volontaire dans un hopital du Queens, sa toxicomanie, ses tendances depressives et ses phobies -, c’est pour mieux les faire entrer en resonance avec une autre histoire, celle de son ancetre Joseph Moody, qui inspira a Nathaniel Hawthorne Le Voile noir du pasteur, ce conte dans lequel un precheur decide de dissimuler pour toujours son visage derriere un voile noir. Brillant, provoquant, alternant l’humour et la dramatisation, ce texte unique en son genre dans la mesure ou il combine les techniques du roman et de l’essai, a provoque Outre-Atlantique effroi et admiration : tout simplement splendide (The New York Times), terriblement risque (The Washington Post), impressionnant (Ron Hansen), deroutant (Joanna Scott), etc. Disons simplement qu’il s’inscrit d’emblee parmi les grands classiques de la litterature americaine.

  • La revue de presse Andre Clavel – Lire

Publie aux Etats-Unis en 2002, le dernier livre de Moody, A la recherche du voile noir, est un portrait de l’Amerique deguise en autobiographie. Des Memoires avec digressions, explique le romancier, qui ne cesse de torpiller son ego au lieu de le flagorner. Et qui le confronte aux demons d’une nation dont le passe est recouvert de tenebres. Le narrateur est donc doublement accable. Parce que, dans sa jeunesse, il a passablement galere, mais aussi parce qu’il se sent un descendant du Mal : il est obsede par le genocide indien et par les crimes de ses ancetres, avec leurs catalogues de persecutions chassees de nos esprits comme de mauvaises fievres au long du sommeil trouble des siecles. C’est pourquoi ce livre tres intimiste tient egalement de l’exorcisme collectif : le voile dont il est ici question est celui de la honte, celui derriere lequel on se dissimule le visage pour expier une faute…

  • La revue de presse Francois Busnel – L’Express

… Une autobiographie a 40 ans ? A vrai dire, il s’agit de tout autre chose. Du grand roman americain, version banlieue new-yorkaise. Tout commence dans une station de metro, lorsqu’un homme au visage entierement recouvert d’un voile surgit devant un Rick Moody qui porte encore le deuil de sa jeune soeur. Cet esprit frappeur reveille une histoire plus ancienne, celle d’un certain reverend Joseph Moody, lointain aieul qui, en 1836, inspira a l’ecrivain Nathaniel Hawthorne l’une de ses plus celebres nouvelles, Le Voile noir du pasteur.

Le voile du reverend Moody devient alors l’obsession de l’aspirant ecrivain. Le jeune Rick s’arrache a ses demons pour mener l’enquete sur les traces de ce personnage litteraire mythique, redecouvrant le passe familial et, au passage, divulguant le sien. Il raconte ainsi, dans une langue somptueuse, son enfance dans une cite residentielle, la decouverte du desordre sexuel et de la gueule de bois, la defonce et l’hopital psychiatrique dans lequel il finit par se faire interner a sa demande… Mais ce ne sont la qu’anecdotes au service du devoilement d’une verite qui culminera dans un chapitre a la beaute incandescente… Rick Moody ecrit comme on vit: a la debandade. Cette autobiographie releve plus de l’epilepsie que du recit, et l’on glisse d’une idee a l’autre par crises successives… A Central Park, un nouveau genie hante les lacs et les sous-bois. Il a nom Rick Moody, le futur grand romancier americain.

  • La revue de presse Raphaelle Rerolle – Le Monde

… l’Americain Rick Moody, ecrivain magnifique et derangeant, dont le dernier livre est entierement peuple de fantomes en liberte, spectres bruissant de vie qui circulent, se bousculent, se critiquent les uns les autres, se gaussent et mettent le lecteur en situation de constant deplacement. Un texte autobiographique, certes, et meme revendique comme tel, mais dont le but n’est pas tant de montrer ce que le monde doit a son auteur (objectif secret de beaucoup de memoires) que ce que l’auteur doit au monde en general et a la litterature en particulier. “Ma maniere de citer dans ce livre exige parfois du lecteur qu’il renonce a savoir qui est exactement en train de parler, explique Rick Moody en preambule de la longue bibliographie de son livre… Hante, le livre l’est donc a des titres divers. Par Hawthorne, par “Moody au mouchoir” et surtout par l’histoire familiale de l’auteur, designee comme le “spectre de – son – enfance”. Quels vieux peches cache-t-il, ce morceau de crepe couleur de deuil, “embleme materiel” de tout un tas “d’horreurs” ? Quels tourments, quels oublis, quelle inepuisable solitude ? L’art de Rick Moody consiste a jouer le devoilement, tout en montrant que la confession n’ouvre que sur d’autres obscurites, peuplees de “spectres” sans visage et envahies d’eaux troubles, de lieux ou le narrateur se sent “une simple ombre”… ne reculant pas devant les sautes d’humeur et d’humour noir, l’ecrivain livre un texte d’une grande saveur et d’une formidable richesse, habite par beaucoup plus qu’une simple chronique familiale pseudo-veridique…