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A l’abri de rien

Couverture du livre A l'abri de rien

Auteur : Olivier Adam

Date de saisie : 21/08/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Points, Paris, France

Collection : Points

Prix : 6.00 / 39.36 F

ISBN : 978-2-7578-1003-3

GENCOD : 9782757810033

Sorti le : 21/08/2008

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  • Les presentations des editeurs : 24/08/2008

Plus rien n’arrete le regard de Marie ou presque. Ce jour-la, des hommes en haillons sont postes pres du Monoprix ; sans savoir pourquoi, elle penetre dans la tente, se joint aux benevoles pour servir des repas a ceux qu’on appelle les Kosovars. Negligeant sa famille, indifferente aux attentions de son mari, a la tendresse de ses enfants, Marie se consacre a la survie de ces hommes en perdition.

Qu’est-ce que vous faites la ?
C’est pas le spectacle ici. C’est pas un zoo.

Olivier Adam est ne en 1974. Il est l’auteur de Je vais bien, ne t’en fais pas, adapte au cinema en 2006. En lice pour le Goncourt 2007, A l’abri de rien a obtenu le prix roman France Televisions 2007. La plupart de ses romans, dont Falaises et Poids leger, sont disponibles en Points.

Avec A l’abri de rien, Adam donne son meilleur livre. Jamais un jeune ecrivain n’a aussi bien decrit depuis fort longtemps la misere inhumaine des nouveaux damnes de la Terre.
Le Point

  • Les courts extraits de livres : 24/08/2008

Comment ca a commence ? Comme ca je suppose : moi, seule dans la cuisine, le nez colle a la fenetre ou il n’y a rien. Rien. Pas besoin de preciser. Nous sommes si nombreux a vivre la. Des millions. De toute facon ca n’a pas d’importance, tous ces endroits se ressemblent, ils en finissent par se confondre. D’un bout a l’autre du pays, eparpilles ils se rejoignent, tissent une toile, un reseau, une strate, un monde parallele et ignore. Millions de maisons identiques aux murs crepis de pale, de beige, de rose, millions de volets peints s’ecaillant, de portes de garage mal ajustees, de jardinets caches derriere, balancoires barbecues pensees geraniums, millions de televiseurs allumes dans des salons Conforama. Millions d’hommes et de femmes, invisibles et noyes, d’existences imperceptibles et fondues. La vie banale des lotissements modernes. A en faire oublier ce qui les entoure, ce qu’ils encerclent. Indifferents, confines, retranches, autonomes. Rien : des voitures rangees, des facades collees les unes aux autres et les gosses qui jouent dans la lumiere malade. Le labyrinthe des rues aux noms d’arbres absents. Les lampadaires et leurs boules blanches dans la nuit, le bitume et les plates-bandes. La ville inutile, lointaine, et le silence en plein jour.