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A maree basse

Auteur : Sophie Boizard

Date de saisie : 04/06/2008

Genre : Policiers

Editeur : Pleine page, Bordeaux, France

Prix : 11.50 / 75.44 F

ISBN : 978-2-913406-78-0

GENCOD : 9782913406780

Sorti le : 04/06/2008

  • Les presentations des editeurs : 05/06/2008

La Pointe d’Arcay. decembre 2003. Stanislas se promene le long du rivage. Depuis qu’il s’est retire a La Rochelle, sa vie est un peu vide mais paisible. Il ignore encore que la decouverte qu’il va faire sur la plage, celle d’une statuette egyptienne enfouie dans le sable, va bouleverser sa vie et celle de son ami Louis, un Bordelais amateur d’art. Alors qu’un deuxieme objet identique apparait, les deux hommes s’improvisent detectives et se lancent dans une enquete qui vite les depassera. Entre morts mysterieuses et amours naissantes, leurs investigations vont peu a peu les dechirer.

Nee a La Rochelle. Sophie Boizard vit et travaille a Bordeaux comme editrice pour plusieurs maisons d’edition.
Elle ecrit des textes de vulgarisation sur la philosophie. la mythologie…
A maree basse est son premier roman.

  • Les courts extraits de livres : 05/06/2008

Louis, ce soir-la, semblait absent. D’ordinaire, c’etait un type plein d’allant, a l’humeur plutot petulante. Il portait bien la soixantaine avec son visage encore rond. Toujours habille de costumes de lin blanc, il avait un certain succes aupres des femmes, aupres de la mienne d’ailleurs ; il faudrait qu’a l’avenir je me tienne davantage sur mes gardes car Anne commencait a s’ennuyer avec moi. Au cours de la soiree, je l’avais remarque, elle avait voulu croiser son regard, mais Louis etait ailleurs, il ne cessait de fixer son assiette comme s’il y etait represente je ne sais quelle allegorie. J’eus beau soulever le probleme des subventions culturelles, son sujet de predilection, il ne reagit pas. C’est seulement le lendemain apres-midi que je compris un peu mieux ce qui l’inquietait.

Il passa vers 16 h alors que j’essayais desesperement de reparer le velo d’Anne. Penche sur la chambre a air, je l’ecoutais me parler du temps qu’il faisait, du nouveau rond-point qu’on allait construire a Lagord, des grelons qui avaient endommage la verriere de la gare. Je ne sais pas pourquoi, mais je n’etais pas pret a le faire sortir de sa reserve et le laissai s’empetrer dans ses propos meteorologiques. J’avais enfin reussi a coller la rustine quand il me demanda s’il pouvait aller jeter un coup d’oeil au salon – il croyait y avoir egare la veille un bouton de manchette. Je me contentai de cligner des yeux. Il revint dix bonnes minutes plus tard, m’interrogeant, hesitant, sur la provenance de la statuette posee sur la cheminee en pierre. A ce moment-la, je croyais encore qu’il essayait de trouver un chemin de traverse avant d’aborder la question qui le preoccupait, mais je me trompais. C’etait bien la statuette qui l’interessait. Il faut dire que Louis avait tenu une galerie d’art a Bordeaux et qu’il n’avait pas choisi cette profession par hasard. Peinture, sculpture, architecture, il s’y connaissait.