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Accords perdus

Couverture du livre Accords perdus

Auteur : Gisele Coscas

Date de saisie : 06/04/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : L’Harmattan, Paris, France

Prix : 13.00 / 85.27 F

ISBN : 2-7384-2393-0

GENCOD : 9782738423931

  • Les courtes lectures : Lu par Joachim Salinger – 17/04/2007

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Joachim Salinger – 10/04/2007

  • Les presentations des editeurs : 17/04/2007

Avec Accords Perdus l’auteur aborde es themes universels : le sport, la terre, le ciel, famille. C’est une vision de l’instant, une perception a fleur de peau, une description brute, honnete qui donnent a ses recits une forme decalee ou poetique.

Jean-Francois Alhertini est ne en 1976. Son enfance baigne dans le sport. Blesse, il y met un terme, ce qui le conduira vers le theatre et l’ecriture.

  • Les courts extraits de livres : 17/04/2007

Vous

Mon stylo pour cardio-frequence metre, chaque ligne ecrite comme un 100 metres. Si chaque page mesurait 1 km, ma vie ressemblerait a un relais 4×100 m soit cinq marathons. J’aurais surement besoin d’un bic a quatre couleurs.
Il m’arrive de surestimer mon rayon de braquage et d’erafler la carrosserie. La reflexion a quelque chose d’alimentaire puisque l’on parle d’assimilation. Si mon cerveau etait un costume, je voudrais que JP Gaultier en soit le couturier. Parce qu’il y aurait une parite dans le sexe des mots. Une equite qui m’apparait essentielle a present. Je cours sur mon stylo a la vitesse de mon esprit qui s’enfuit. J’entends des voix derriere mon oreille ; des murmures sifflants qui ne me sont pas inconnus mais familiers. Ce sont les memes mots prononces et qui vieillissent si mal. Je vous ai tant explique. J’ai bien essaye de vous aider mais si la retine est intacte le cristal lui est noir. Parents. Je parle de vous. Ne voyez-vous pas d’autres horizons ? De quoi vous inquietez-vous ? De moi ? De mon chemin dont vous n’apercevez pas le sens ? Que voulez-vous me dire a part les memes choses qui ne font avancer que les aiguilles du temps et reduire mon allure ? Non, si vous n’entendez pas, si vous ne regardez pas plus loin, vous ne verrez rien. Rien jusqu’au bout et je serai libere trop tard. Si vous devez me poser des questions, posez-moi les bonnes, sinon ne dites rien et retirez-vous. J’ai use ma patience a vouloir trouver les mots qui vous ressemblaient tant et que j’aimais si peu. Je les ai pourtant prononces, vous ne les attendiez peut-etre pas avec tant de force mais le temps concentre l’energie des mots tournes et retournes. J’ai couru pour vous. Je suis tombe pour vous ; et pour moi.
La colere eut son mot a dire, elle aussi vous la condamniez. Elle, ce dernier rempart qui eclate quand les mots ne suffisent plus. A se taper sur la gueule, nous nous sommes hais, mon pere et tu le sais bien.