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Adelaïd

Auteur : Alain Donnio

Comment reconquérir celle qui l’a quitté pour Stephen Owen, peintre anglais inconnu qui expose à la galerie d’art qu’elle tient ? Gabriel Marquez, professeur de mathématiques en plein désarroi, décide de l’épater. Il s’engage alors dans une terrible épreuve criminelle qu’il imagine rédemptrice. Pour retrouver l’amour d’Adélaïde, il se met à poignarder, au hasard de la ville, des femmes aux cheveux blond cendré qui lui ressemblent. Huit femmes, sur le front desquelles il gravera, l’une après l’autre, les lettres qui composent le prénom « Adélaïde ». Tueur en série presque malgré lui, il fait la une des journaux et, au fil des crimes, le prénom se concrétise pour les enquêteurs.
Au septième meurtre (lettre D), il tue hélas « son » Adélaïde elle-même, qu’il ne reconnaît qu’au moment où elle s’effondre… Son objectif s’effondre, d’autant plus qu’il est sur le point d’être découvert par la police.
Depuis un moment, il a quitté son appartement pour un squat et pris l’identité d’un clochard décédé de mort naturelle. Il fuit donc la ville et prend un train en direction de Toulouse. Arrivé à destination, un médecin du nom de Marc Lestrade lui propose de l’aider et finit par l’héberger provisoirement. Il le présente à sa femme Mathilde qui, incroyablement, a les cheveux blond cendré. Une idylle naît entre eux. Gabriel Marquez, devenu Max Walther, fait croire qu’il est un ancien galeriste dont la boutique – installée à Mulhouse – a fermé ses portes.
Contre toute attente, Mathilde dégotte un local sur Toulouse et Gabriel-Max devient directeur d’une galerie de peinture, malgré sa quasi-ignorance du milieu. Il coule des jours heureux avec celle qui a désormais quitté son mari. Un an plus tard, la jeune femme accouche d’une petite fille qu’ils prénomment… Adélaïde. Un jour, Mathilde fait une surprise à Max. Elle a trouvé un certain Stephen Owen, peintre anglais, et l’a invité à la galerie.
Max redoute que sa chance insolente le lâche.
Ce qui finit par arriver, mais pour toute une autre raison. En fait, c’est à cause du billet SNCF Saint-Brieuc- Toulouse – sur lequel il avait noté le numéro de téléphone du médecin – qu’il avait remis à l’animateur de la Maison des solidarités le lendemain de son arrivée à Toulouse dans le but qu’il lui trouve un logement et, si possible, un travail. Ce dernier, en rangeant son bureau quelque trois ans plus tard, est tombé sur ce simple bout de papier et s’est soudain souvenu de cette affaire non élucidée du tueur en série à Saint-Brieuc. Mu par une intuition fulgurante, il a remis ce ticket au bureau de police de son quartier. L’enquête diligentée mettra fin à la bonne fortune du meurtrier…