Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Adele et la pacotilleuse

Couverture du livre Adele et la pacotilleuse

Auteur : Raphael Confiant

Date de saisie : 11/12/2005

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Mercure de France, Paris, France

Prix : 20.00 / 131.19 F

ISBN : 978-2-7152-2540-4

GENCOD : 9782715225404

  • La revue de presse Valerie Marin La Meslee – Le Point du 8 decembre 2005

Et si l’un des ecrivains les plus audacieux de la litterature contemporaine se nommait Raphael Confiant ? La lecture de son nouveau roman, Adele et la pacotilleuse, donne toutes les raisons de confirmer ce qu’une oeuvre prolixe (pres de vingt titres) a depuis longtemps demontre en matiere d’inventivite. Trouvaille du sujet, deja : aller repecher, au coeur du XIXe siecle, cette historique Madame Baa qui, de l’ile de la Barbade ou elle recueille l’errante Adele Hugo, va la prendre sous sa protection, la douciner un peu, puis la ramener en France a son vieux pere. S’emparer de cette negresse de Celine, une de ces males-femmes dont Confiant a le secret, vendeuse de pacotilles, pour imaginer sa relation maternelle, sensuelle, genereuse, avec la fille cadette du grand Hugo, si malade de son amour fou pour ce lieutenant anglais de Pinson et reinscrire ici cette aventure improbable dans le contexte des Caraibes et de la France. Quel talent de conteur et quelle savance il faut la, distillee pourtant si legerement. Se risquer a prendre Victor Hugo pour personnage, confronte, lui aussi, a l’exil dont il est juste de retour quand il retrouve sa fille. Et peindre un vieux grand homme meurtri mais tout vert encore quant aux plaisirs de la chair, goutes, via Celine, avec sa premiere negresse, comme le revelent ses carnets intimes… Joueur, Confiant rend sa narration ludique, qui fait s’alterner sur un rythme continument surprenant les aventures de ces etres pris dans une histoire commune, vraie ou inventee.

L’immense talent de Confiant, depuis Eau de cafe, Le negre et l’amiral jusqu’a L’archet du colonel ou Brin d’amour, n’est pas une revelation. Mais voici que son oeuvre, venue du pays de Cesaire, de Glissant, d’abord ecrite localement, couchant le creole sur le papier, avant de s’epanouir en francais, devient celle du divers…