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Ailleurs peut-etre

Auteur : Amos Oz

Preface : Marc Saporta

Traducteur : Judith Kauffman

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Folio, n 4422

Prix : 7.00 / 45.92 F

ISBN : 978-2-07-030880-4

GENCOD : 9782070308804

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  • Les presentations des editeurs : 14/09/2006

Que se passe-t-il dans un kibboutz israelien a trois kilometres de la frontiere jordanienne ? La vie de tous les jours avec ses petits drames et ses joies naives noyees dans la fraternite d’une collectivite au travail pour une meme cause. Reouven Harich, poete et instituteur, abandonne par sa femme, Eva, qui lui a prefere le luxe tapageur d’un Juif retourne en Allemagne, reporte toute son affection sur sa fille Noga et son fils Gai. Et puis, il a une liaison avec la femme de Ezra Berger, Bronka. Noga, elle, a l’espieglerie de ses seize ans, et repousse les elans maladroits de son jeune amoureux pour se jeter dans les bras du rustre Ezra Berger. Et c’est de nouveau le drame, sordide.

Peintre realiste du kibboutz, Amos Oz n’en manie pas moins avec talent une ironie voilee de tendresse qui donne toute sa saveur au livre. Il se fait l’oreille complaisante de la medisance pour mieux nous reveler la psychologie de ses personnages dont il brosse les portraits colores et attachants dans un texte d’une admirable qualite litteraire.

  • Les courts extraits de livres : 14/09/2006

La piste qui relie notre village a la grand-route est en mauvais etat, mais elle est rectiligne comme la trajectoire d’une fleche. Pour venir nous voir, vous quittez la grand-route a la hauteur d’un panneau vert et blanc. Pour eviter les ornieres, vous vous faufilez, non loin de nos portes, vers une jolie colline, – une colline verdoyante, cultivee, qui n’a rien de commun avec les sommets rebarbatifs d’en face ; on ne saurait la prendre pour une enclave dans la vallee, un doigt ampute de la montagne.
Arretons-nous ici et fixons dans notre memoire cette magnifique carte postale en couleurs. De la hauteur, nous pouvons observer le kibboutz. Si le paysage ne vous bouleverse pas, il est neanmoins plaisant : les portes de fer sont ouvertes, et pres de la palissade inclinee apparait le hangar aux machines. Des outils qui trainent ca et la prouvent qu’on travaille dans un desordre joyeux. Des batiments ultramodernes, peuples d’animaux, abritent les etables, les ecuries, les poulaillers. Des chemins rayonnent dans toutes les directions et des cypres touffus tracent les grandes lignes de l’infrastructure. Plus loin, la salle a manger entouree de buissons bien entretenus; c’est un magnifique edifice dont l’architecture gracieuse adoucit les ambitions monumentales. Vous aurez l’occasion de constater que l’interieur ne contredit pas la facade : il en emane une elegance fine, discrete.
Au-dela du refectoire, le village se partage en deux secteurs importants – ici le quartier des anciens, la celui des jeunes. Les habitations baignent dans une fraicheur verte, abritees par les arbres, encadrees de pelouses en fleurs. Les aiguilles de pin vibrent dans un bruissement doux et continu. Le silo a ble au sud et la haute Maison de la culture vers le nord brisent l’uniformite de cette masse de maisons basses et creent une impression de relief. Peut-etre peuvent-ils, dans une certaine mesure, pallier l’absence du clocher rustique, profondement ancre au coeur du village classique que vous imaginez, consciemment ou non.