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Ainsi parlait Zarathoustra

Couverture du livre Ainsi parlait Zarathoustra

Auteur : Friedrich Nietzsche

Preface : Arthur Goldschmidt

Traducteur : Arthur Goldschmidt

Date de saisie : 06/12/2006

Genre : Philosophie

Editeur : Max Milo, Paris, France

Prix : 29.00 / 190.23 F

ISBN : 978-2-914388-99-3

GENCOD : 9782914388993

Sorti le : 16/11/2006

  • Les presentations des editeurs : 31/03/2007

“Un soir Zarathoustra passait avec ses disciples a travers la foret et, cherchant une fontaine, voici qu’il arriva a une verte prairie qu’entouraient des arbres et des buissons silencieux. Des jeunes filles y dansaient entre elles. Aussitot que les jeunes filles reconnurent Zarathoustra, elles cesserent de danser ; mais Zarathoustra s’approcha d’elles dans une attitude amicale et dit les mots que voici : ‘Ne cessez point vos danses, charmantes jeunes filles ! Ce n’est pas un trouble-fete avec un regard mauvais qui est venu, ce n’est pas un ennemi des jeunes filles. Je suis l’avocat de Dieu aupres du diable : or celui-ci est l’esprit de pesanteur. Comment pourrais-je, etre de legerete, etre ennemi de danses divines ?'”

Le Zarathoustra est peut-etre le texte allemand le plus important depuis la Bible de Luther. La traduction de Georges-Arthur Goldschmidt en restitue la force et la joie manifeste. Des createurs majeurs de l’Art Brut en accompagnent pour la premiere fois la danse multicolore. Aloise, Carlo, Darger, Gill, Lesage, Pigeon, Tripier, Tschirtner et Wolfli, notamment, tissent avec Nietzsche un dialogue musical compose.

  • Les courts extraits de livres : 31/03/2007

Mes amis, un propos moqueur est venu aux oreilles de votre ami : Regardez-le Zarathoustra ! Ne se promene-t-il pas parmi nous comme si nous etions des animaux ?
Mais il est mieux de dire : Celui qui accede a la connaissance quand il se promene au milieu des hommes, il se promene reellement au milieu d animaux. Mais l’homme lui-meme, pour celui qui accede a la connaissance se nomme : l’animal qui a des joues rouges.
Mais pourquoi a-t-il les joues rouges ? N est-ce pas parce que trop souvent il lui a fallu avoir honte ?
Oh ! mes amis ! Ainsi parle celui qui accede a la connaissance : honte, honte, honte – telle est I’histoire de l’homme !
Et c’est pourquoi l’homme noble s’impose de ne pas faire honte : il s’impose la honte devant tous ceux qui souffrent.
En verite, je ne les aime pas les compatissants, qui sont bienheureux dans leur pitie : il leur manque par trop la honte.
Si je dois etre compatissant, du moins je ne veux pas qu’on me le dise : et si je le suis, alors que ce soit de loin.
J’aime aussi me voiler la face et m’enfuir avant que l’on ne m’ait reconnu : et je vous conseille de faire de meme, mes amis !
Fasse mon destin que je ne rencontre jamais sur ma route que des gens qui ne souffrent pas, tels que vous, des gens avec qui je puisse partager l’esperance, et le repas et le miel.
En verite, pour ceux qui souffrent, j ai fait ceci ou cela : mais il me semble m’etre toujours fait davantage de bien en apprenant a me rejouir mieux. Depuis qu’il existe des hommes, l’homme s’est trop peu rejoui : cela seul, mes freres, c’est notre peche originel !
En apprenant a mieux nous rejouir, nous oublions d’ailleurs mieux a faire du mal a d’autres et a nous imaginer comment faire mal.
C’est pourquoi je me lave la main qui a aide celui qui souffre et c’est pourquoi meme je m’essuie l’ame.