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Alabama song

Couverture du livre Alabama song

Auteur : Gilles Leroy

Date de saisie : 23/08/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Mercure de France, Paris, France

Collection : Bleue

Prix : 19.00 €

ISBN : 978-2-7152-2645-6

GENCOD : 9782715226456

Sorti le : 23/08/2007

  • La Radio des libraires : Sylvain Fourel de la librairie PASSAGES a LYON, France – 31/10/2007

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Sylvain Fourel – 31/10/07

  • La Radio des libraires : Mehdi Bouzoubaa de la librairie MOTS ET CIE a CARCASSONNE, France (visiter son site) – 04/10/2007

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Medhi Bouzoubaa – 04/10/07

  • La Radio des libraires : Emmanuel Delhomme de la librairie LIVRE-STERLING a PARIS, France – 28/08/2007

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Emmanuel Delhomme – 28/08/2007

  • Le journal sonore des livres : Gilles Leroy – 02/07/2007

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Gilles Leroy – 02/07/2007

  • Les presentations des editeurs : 14/07/2007

Les garcons des clubs, les jeunes officiers du mess, je les tiens dans ma main gantee de fil blanc. Je suis Zelda Sayre. La fille du juge. La future fiancee du futur grand ecrivain.
Du jour ou je l’ai vu, je n’ai plus cesse d’attendre.
Et d’endurer, pour lui, avec lui, contre lui.

Montgomery, Alabama, 1918. Quand Zelda, Belle du Sud, rencontre le lieutenant Scott Fitzgerald, sa vie prend un tournant decisif. Lui s’est jure de devenir ecrivain : le succes retentissant de son premier roman lui donne raison. Le couple devient la coqueluche du Tout-New York. Mais Scott et Zelda ne sont encore que des enfants : propulses dans le feu de la vie mondaine, ils ne tardent pas a se bruler les ailes…
Gilles Leroy s’est glisse dans la peau de Zelda, au plus pres de ses joies et de ses peines. Pour peindre avec une sensibilite rare le destin de celle qui, cannibalisee par son mari ecrivain, dut lutter corps et ame pour exister…
Melant avec brio elements biographiques et imaginaires, Gilles Leroy signe ici son grand roman americain.

Gilles Leroy est l’auteur notamment de Machines a sous (prix Valery Larbaud 1999), L’amant russe (2002), Grandir (2004) et Champsecret (2005).

  • La revue de presse Gregoire Lemenager – Le Nouvel Observateur du 1er novembre 2007

Gilles Leroy aurait pu raconter sagement, avec distance, notes de bas de page et respect scrupuleux du calendrier, cette legende des temps modernes batie sur une gloire precoce d’ecrivain, un tourbillon de succes mondains et de sordides cuites au gin, derriere les volets clos de villas de la Cote d’Azur. Il a prefere ecrire l’autoportrait de Zelda la detraquee…
Sans doute faut-il, ici comme ailleurs, faire la part de la fiction. Alabama Song est decidement plus qu’une biographie deguisee. C’est, a force d’empathie, le plagiat psychique le plus reussi de la saison.

  • La revue de presseFrancois Busnel – L’Express du 11 octobre 2007

L’extravagante histoire qui unit vingt annees durant Scott et Zelda vient de trouver son chantre en Gilles Leroy. Dans un roman nerveux, sensible, ecrit a fleur de peau, Leroy raconte la douleur d’une femme qui, pour etre devenue la muse d’un genie, descendit lentement vers les Enfers…
Il fait surgir un probleme plus profond, plus tragique : pourquoi accepte-t-on l’empire et l’emprise d’un compagnon jaloux et nevrose ? Dans ce beau roman, il apporte une reponse. Parmi d’autres.

  • La revue de presse Xavier Houssin – Le Monde du 21 septembre 2007

Le livre raconte a la premiere personne le destin de Zelda Sayre, l’epouse de Francis Scott Fitzgerald…
On l’a compris, Leroy fait de Zelda une veritable heroine, magnifique et tragique…
Le livre est d’une puissance narrative rare. Zelda y apparait revelee. “Elle est pour moi depuis longtemps une vraie passion litteraire, dit Leroy. Sa presence m’a accompagnee de maniere diffuse, quasi secrete pendant des annees. Je me devais d’en rendre compte d’une maniere ou d’une autre.”…
Histoires de coeur, de seduction et de sans-gene simple. Alabama Song est paradoxalement son texte le plus intime. “J’ai ecrit dans l’evidence, lache-t-il, je voulais juste etre fidele.”

  • La revue de presse Mohammed Aissaoui – Le Figaro du 13 septembre 2007

Il faut le dire d’emblee, le pari est reussi : Gilles Leroy se met dans la peau de Zelda Sayre. Et cette Americaine – nee en 1900, morte a quarante-sept ans – reprend vie. Elle resplendit devant nos yeux, elle crie, elle s’insurge, elle devient folle, elle est pathetique et agacante, geniale et deprimee. Rarement, un auteur a autant porte en soi son personnage. De plus, Leroy reussit a ecrire le roman d’une relation passionnee et desastreuse, qui a produit le couple le plus celebre de l’histoire litteraire. Zelda et Scott Fitzgerald…
En usant du je en lieu et place de Zelda, son roman devient plus puissant que la realite. Alabama Song demontre, avec brio, la superiorite de la fiction sur le reel, et prouve egalement que l’on peut s’adresser au plus grand nombre, en gardant une haute exigence litteraire. Les Americains n’ont plus qu’a traduire ce roman.

  • La revue de presse Philippe Lancon – Liberation du 30 aout 2007

Fitzgerald a fait du mal, non seulement a lui-meme, mais a tous ceux qui se prennent pour lui : il est devenu le modele d’une serie d’autofictions ratees. Gilles Leroy a decide de se prendre avec plus de modestie pour sa femme Zelda, la belle fleur violente de l’Alabama, fanee en son parfum et sa folie…
En brefs flash-backs, et selon une chronologie hachee, l’auteur donne la parole et defend la cause de celle dont une posterite superficielle a parfois fait la folle encombrante du genie.

  • La revue de presse Claude Arnaud – Le Point du 23 aout 2007

L’auteur de Champsecret se met dans la peau de l’epouse torturee de Scott Fitzgerald et devoile l’envers de la legende. Imaginaire mais vrai, avec Hemingway en gay refoule…
Cette veri-fiction est menee de main de maitre. On plonge dans la bouillie bouillante qu’est devenue la conscience meurtrie de la belle heritiere sudiste, apres des annees d’electrochocs : une femme tente enfin d’exister par elle-meme et ne rencontre que des fantomes…
Grandeurs et misere de l’image. Poignante efficacite de la litterature : Zelda a retrouve sa voix.

  • Les courts extraits de livres : 14/07/2007

MINUIT MOINS VINGT

Il en est qui se cachent pour voler, pour tuer, pour trahir, pour aimer, pour jouir. Moi, j’ai du me cacher pour ecrire. J’avais vingt ans a peine que deja je tombai sous l’emprise – l’empire – d’un homme a peine plus vieux que moi qui voulait decider de ma vie et s’y prit tres mal.

Le bal des soldats

Soudain, notre ville endormie fut envahie de milliers de jeunes gens, des pauvres gars pour la plupart, arraches a leur ferme, leur plantation, leur echoppe, venus de tous nos Etats du Sud tandis que leurs officiers frais emoulus de l’ecole militaire descendaient du Nord, des Grands Lacs et des prairies (jamais depuis la guerre civile on n’avait vu autant de yankees en ville, me dit maman).
Si jeunes, si vigoureux, les guerriers rieurs fondaient sur nous avec beaucoup de bruit et se deversaient par nos rues telles des nuees d’oiseaux en livree bleue ou grise ou verte, certains huppes d’or ou d’argent, ocelles d’etoiles valeureuses et de barrettes multicolores – mais tous, les oiseaux du mess comme les oiseaux du rang, les secessionnistes comme les abolitionnistes, unis enfin, sinon reconcilies, tous reprendraient la route bientot pour une longue traversee de l’Ocean vers la vieille Europe qui n’etait pas encore celle de nos reves mais le continent d’une angoisse inconnue, cet inconnu qui consisterait a mourir dans une guerre etrangere.
S’ils avaient peur, ils ne le montraient pas. Les bals se multipliaient dans les rues, sur les terrains d’aviation qui entouraient la ville et dans les camps d’entrainement. (C’est une curiosite, oui, une chose unique, inexpliquee : aucune ville de la taille modeste de Montgomery ne comptait autant de terrains d’aviation. Et c’est ainsi que notre ville ridicule fut choisie pour etre la champignonniere des gosses qu’on allait livrer au combat – le Feu, disent-ils, l’Action.)
Je les entends encore bruire avec fureur : ce fier vacarme de pas qui claquent, de voix braillardes et de verres entrechoques, comme si vingt mille gars formaient un seul grand corps, un titan au pouls fievreux ou l’on pouvait entendre bouillonner l’adrenaline et une irrepressible montee de seve. C’etait comme si l’imminence du danger et l’assurance d’autres chocs, d’autres fureurs, mortels ceux-la, rendaient ces hommes encore plus chahuteurs, enfantins et curieusement euphoriques.