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Amis, amants, chocolat

Couverture du livre Amis, amants, chocolat

Auteur : Alexander McCall Smith

Traducteur : Martine Skopan

Date de saisie : 17/10/2007

Genre : Policiers

Editeur : 10-18, Paris, France

Collection : 10-18. Grands detectives, n 4062

Prix : 7.80 / 51.16 F

ISBN : 978-2-264-04401-3

GENCOD : 9782264044013

Sorti le : 18/10/2007

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

Le coeur a ses raisons que la raison ne connait pas. A Edimbourg, la redactrice en chef de la Revue d’ethique appliquee, Isabel Dalhousie, a de bonnes raisons de mediter cette pensee… Un homme hante par un visage inconnu, depuis qu’il a subi une greffe du coeur, est persuade que la douleur que lui provoquent ses visions finira par le tuer si Isabel n’en decouvre pas l’origine. Cartesienne convaincue, celle-ci prefere mettre de cote les theories sur la memoire cellulaire et concentrer son enquete sur la mort suspecte du donneur. Par ailleurs, la vie amoureuse de sa niece, si peu avisee en matiere d’hommes, interfere de maniere inattendue dans son travail. Isabel devra faire appel a tout son sens commun pour affronter les elans du coeur qui semblent secouer la capitale ecossaise !

Ressortissant britannique ne en 1948 au Zimbabwe, ou il a grandi, Alexander McCall Smith vit aujourd’hui a Edimbourg et exerce les fonctions de professeur de droit applique a la medecine. Il est internationalement connu pour avoir cree le personnage de la premiere femme detective du Botswana, Mma Precious Ramotswe, heroine d’une serie qui compte deja huit volumes. Quand il n’ecrit pas, Alexander McCall Smith s’adonne a la musique – il fait partie de l’Orchestre epouvantable – et aux voyages. Il est egalement l’auteur d’un recueil de contes intitule La femme qui epousa un lion et des aventures d’Isabel Dalhousie, presidente du Club des philosophes amateurs, dont le troisieme volet, Une question d’attitude, a paru en 2007 aux Editions des 2 Terres. 44 Scotland Street inaugure les Chroniques d’Edimbourg, un roman-feuilleton qui relate les tribulations d’un immeuble peuple de personnages hauts en couleur.

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

L’homme au pardessus de tweed marron croise et orne de trois petits boutons recouverts de cuir au bas des manches, descendait lentement la rue qui forme l’epine dorsale d’Edimbourg.
Il suivait des yeux les mouettes venues de la cote, qui plongeaient en pique sur les paves pour ramasser les debris de poisson jetes par quelque main negligente. En cet instant, seuls leurs cris desoles dechiraient le silence de la matinee d’octobre ; il y avait peu de circulation. La ville etait etrangement calme et les passants rares. Sur le trottoir d’en face, un garconnet sale et ebouriffe tirait un chien au bout d’une ficelle qui lui servait de laisse. Le petit terrier ecossais ne voulait pas se laisser faire et regarda l’homme un instant, comme pour supplier qu’on cesse de le tirer et de le trainer de force. Il doit bien y avoir un saint patron pour les chiens comme celui-la, se dit l’homme, le saint patron des chiens prisonniers.
Il arriva au carrefour de St Mary’s Street. Au coin a droite se trouvait Le Bout du Monde, un pub frequente par des musiciens et des chanteurs ; a gauche, Jeffrey Street tracait une courbe avant de s’enfoncer sous la grande arche de North Bridge. Entre deux batiments, il voyait au loin, sur le toit de l’hotel Balmoral, la croix blanche sur fond bleu du drapeau ecossais, les diagonales familieres du drapeau britannique, flottant fierement en haut de leur mat, agites par un vent du nord soufflant de Fife, comme les etendards a la proue d’un navire luttant contre le vent.
Voila une belle metaphore pour l’Ecosse que ce petit vaisseau tourne vers la mer, malmene par les elements, se dit-il.
Apres avoir traverse, il continua a descendre l’avenue. Il depassa une poissonnerie dont l’enseigne representait un poisson dore et laissa sur sa droite une de ces nombreuses petites ruelles pavees qui devalent la pente, sous les immeubles modestes.
Il etait arrive a son but : l’eglise de Canongate, edifice a la facade imposante, un peu en retrait de High Street. Au faite de l’eglise, les armoiries – ramure de cerf doree sur croix egalement doree – brillaient sur fond de ciel bleu.
Il ouvrit la grille et leva les yeux. Devant ce genre de facade, on aurait presque pu se croire en Hollande. Mais il y avait trop de touches ecossaises caracteristiques, le vent, le ciel, la pierre grise. Il y avait surtout ce qu’il etait venu chercher, la tombe sur laquelle il se rendait chaque annee en ce jour anniversaire de la mort du poete, a l’age de vingt-quatre ans.
Il traversa la pelouse en direction de la pierre tombale, dont la forme imitait la facade de l’eglise. Meme apres deux siecles, l’inscription etait encore tres nette. Robert Burns lui-meme avait paye ce monument avec ses propres deniers en hommage a son frere en poesie, et compose les lignes qui y etaient gravees !