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Analyse de l’information financiere : diagnostic, evaluation, previsions et risques

Auteur : Paul Amadieu | Veronique Bessiere

Date de saisie : 13/12/2007

Genre : Economie

Editeur : Economica, Paris, France

Collection : Finance

Prix : 30.00 / 196.79 F

ISBN : 978-2-7178-5462-6

GENCOD : 9782717854626

Sorti le : 21/09/2007

  • Les presentations des editeurs : 14/12/2007

L’analyse financiere a connu de profonds bouleversements ces dernieres annees (referentiel IFRS, importance des marches financiers, poids accru des activites immaterielles des entreprises…). La qualite de l’information, les interactions entre information et incertitude sont desormais au coeur de l’analyse des documents comptables. Cet ouvrage propose une vision elargie de l’analyse financiere. Les outils traditionnels de l’analyse financiere sont presentes selon une approche classique de diagnostic de la situation actuelle et leur interpretation est elargie a une approche dynamique des previsions, des risques et de la valeur. Les aspects techniques sont exposes a partir d’un cas suivi tout au long du manuel. Les analyses s’appuient sur ce cas et sur de nombreux cas reels.

Sa vocation est celle d’un manuel de reference : il couvre l’analyse des comptes sociaux et consolides, et propose plusieurs lectures de la discipline (technique, fondamentale mais aussi critique). Il offre egalement une interaction avec les manuels de gestion financiere et de strategie, propose une vision coherente de l’analyse financiere et des strategies financieres des entreprises, integre les approches recentes issues de la comptabilite en valeur de marche (IFRS) et privilegie la comprehension des mecanismes fondamentaux.

Ce livre s’adresse plus particulierement aux professionnels de la finance et de la comptabilite, ainsi qu’aux etudiants des filieres d’expertise-comptable, de masters de gestion des universites et des ecoles de commerce.

Docteur en sciences de gestion et diplome d’expertise-comptable, Paul AMADIEU est Maitre de Conferences a l’Universite Montpellier 1 ou il enseigne l’analyse financiere.
Docteur en sciences de gestion, Veronique BESSIERES est Professeur des Universites. Apres avoir ete analyste financier (diplomee de la SFAF- Societe Francaise des Analystes Financiers), elle enseigne la finance a l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) de l’Universite Montpellier II.
Leurs travaux de recherche portent sur l’interpretation financiere des strategies des entreprises et de l’information qu’elles diffusent.

  • Les courts extraits de livres : 14/12/2007

Extrait de l’introduction generale :

L’information financiere a connu de profonds bouleversements au cours des dernieres annees. L’application des normes comptables internationales, en coexistence avec l’application de normes nationales, l’evolution desormais permanente de ces normes, les exigences croissantes des apporteurs de capitaux en matiere de qualite de l’information diffusee par les societes, un poids accru dans l’economie des activites immaterielles ou technologiques plus difficiles a apprehender, ont largement contribue a une complexification de l’analyse financiere des entreprises. La valeur de l’information, les interactions entre information et incertitude sont desormais au coeur de la problematique de l’analyse des documents comptables.
Historiquement, l’analyse financiere repond a trois types de besoins, qui correspondent a trois phases de son developpement. A l’origine, elle s’est interessee au point de vue du creancier, principalement les banques, selon une vision patrimoniale : la valeur des actifs dans une optique liquidative doit couvrir les dettes. Cette approche est exclusivement statique puisqu’elle ne prend pas en consideration le renouvellement des actifs et des passifs, et plus generalement le processus de fonctionnement de l’entreprise. La phase suivante marque l’evolution d’une analyse statique de la liquidite vers une analyse dynamique de la solvabilite, integrant les trois grands cycles de fonctionnement de l’entreprise : le cycle d’exploitation (c’est-a-dire l’activite courante), le cycle d’investissement et le cycle de financement. Cette deuxieme phase reste profondement marquee par les besoins d’un type d’utilisateur de l’information comptable : le creancier, et plus particulierement le banquier. Les outils mobilises pour cette analyse sont dedies a l’etude de la solvabilite, en completant la precedente par une prise en consideration explicite de la dynamique de l’entreprise. Elle ouvre la voie a une approche plus fortement axee sur les perspectives et repond ainsi a des besoins plus larges y compris internes en formalisant, par exemple, la notion de plan de financement qui constitue un pan important des business plans des entreprises. Mais elle ignore encore un acteur cle, fortement implique (au moins financierement) : l’actionnaire. Certes, par sa comprehension du fonctionnement de l’entreprise et son approche a la fois integree et globale (les trois cycles et leurs interactions), le type d’analyse precedent est utile a l’actionnaire mais occulte la notion de valeur, initialement au centre des preoccupations de l’analyse financiere. C’est ce retour de la valeur qui constitue aujourd’hui l’evolution majeure de l’analyse, mais aussi du modele comptable, a travers l’introduction des normes internationales, les IAS/IFRS, depuis janvier 2005. La valeur n’est plus concue dans une optique liquidative mais, au contraire, se fonde sur les anticipations. La qualite de l’information financiere s’apprecie alors, non seulement au regard de sa fiabilite mais aussi de sa pertinence envisagee principalement ici par sa capacite predictive. Ce renversement des objectifs – d’une vision principalement tournee vers le passe a celle principalement tournee vers l’avenir – a trois consequences principales qui portent respectivement sur la satisfaction des objectifs des utilisateurs de l’information financiere, sur la nature de l’information et son traitement par l’analyste, et sur la demarche generale de l’analyse.

Les utilisateurs de l’information financiere : des interets multiples

Les utilisateurs de l’information financiere ont tous un objectif commun : celui de realiser un diagnostic de la situation de l’entreprise. Etymologiquement, le terme diagnostic signifie “apte a discerner” : le prefixe dia exprime l’idee de separation, de distinction, et gnosi signifie la connaissance. D’usage courant en langage medical, il est egalement utilise dans le domaine de la gestion d’entreprise : on etudie l’etat de l’entreprise a un moment donne, on caracterise cet etat et on tente d’isoler les causes ayant conduit a l’etat constate. Cette demarche conduit naturellement a une analogie avec le diagnostic medical (symptomes, causes), mais l’objet est ici la sante financiere. Cette notion de sante financiere n’est cependant pas aussi clairement definie qu’elle peut l’etre dans le domaine medical. De multiples termes sont mobilises par l’analyse financiere pour decrire la sante d’une entreprise : marges, profitabilite, rentabilite, rendement, croissance, solvabilite, liquidite, autofinancement, etc. Dans cet ouvrage, le terme performance traduit de maniere generique l’ensemble des notions associees a la sante financiere, sans faire reference a un outil de mesure precis ou a un objectif particulier. Dans ce cadre general, l’objectif de l’analyse financiere est d’apprecier la performance de l’entreprise, c’est-a-dire expliquer la situation actuelle et anticiper la situation future. Cependant, sa mise en oeuvre depend fortement des objectifs des utilisateurs. Par exemple, pour le preteur (le banquier), une entreprise performante est principalement celle qui rembourse ses dettes et paie ses interets (notion de solvabilite).