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Apprentissages : memoires

Couverture du livre Apprentissages : memoires

Auteur : Roger Planchon

Date de saisie : 21/08/2006

Genre : Biographies, memoires, correspondances…

Editeur : Plon, Paris, France

Prix : 25.00 / 163.99 F

ISBN : 978-2-259-19108-1

GENCOD : 9782259191081

  • Les presentations des editeurs : 14/05/2006

“Mon passe a deux versants : la campagne d’Ardeche, les champs, les collines, une ferme misereuse ou l’on sue pour survivre. La ville, les rues ouvrieres, les bistrots d’avant guerre ou, par la densite des viandes soules au metre carre, on prend la mesure du desespoir des pauvres. Dans ces deux perimetres, pour ameliorer l’ordinaire, il fallait un solide appetit. Le quotidien s’appelait courage.”

Ainsi commence l’histoire de Roger Planchon et de son invraisemblable itineraire. Specialiste de l’ecole buissonniere par amour du cinema, curieux de tout, il entrouvre la porte du theatre a dix-neuf ans, en poussant celle du cours de Mlle Guillaud. C’est le debut d’une aventure hors du commun, ou l’on verra Roger Planchon fondateur de troupe, createur avec Jean Bouise et d’autres du theatre de la Cite a Villeurbanne, champion de la decentralisation – en cela compagnon et heritier de Jean Vilar -, realisateur, auteur et metteur en scene genial de pieces inscrites definitivement dans la memoire du theatre, comme Les Trois Mousquetaires, La Mise en pieces du “Cid”, Georges Dandin, Berenice, Tartuffe… Pres de quatre-vingt-dix mises en scene ebouriffantes, novatrices, nees de l’intelligence et de la singularite. Roger Planchon, en grand conteur qu’il est, mene son lecteur dans les chemins entrelaces de sa vie, ou l’on croise, comme des amis de toujours, Moliere, Shakespeare, Racine, Corneille, Marivaux, Chateaubriand, Sartre, Barthes, Boris Vian, Bobby Lapointe, tous les noms du theatre… et tous les poetes dont, a l’evidence, il fait partie.

  • La revue de presse Jean-Jacques Brochier – Lire

Des charrettes, le theatre en regorge. Celles des Romains, jusqu’a Fellini, du Roman comique de Scarron, de Bergman, de Mere Courage. Logique qu’on retrouve celle de Fafurle, et de quelques autres, dans les Memoires de Roger Planchon, qui est l’un des plus grands hommes de theatre et de spectacle de notre temps… Il y a dans ce livre heureusement souvent dejante un bonheur pour le lecteur permanent. Encore une fois, il faut s’y promener, des vaches dont on gratouille le cou pendant les orages en insultant le tonnerre et le vent, jusqu’aux considerations sur le theatre subventionne, le role de la culture et les costumes de scene. Une passion pour Moliere que je ne partage pas, un gout parfois distant pour Racine que, inconditionnel, je n’approuve pas non plus ; mais cela fait partie du bonheur du lecteur. Autant des Memoires, ces Apprentissages, que, j’allais dire un vrai livre, un roman. Quel eloge plus fort ?