Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Ariste

Auteur : Claire Cros

Date de saisie : 13/01/2009

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Michalon, Paris, France

Prix : 29.00 / 190.23 F

ISBN : 978-2-84186-473-7

GENCOD : 9782841864737

Sorti le : 08/01/2009

 
Acheter Ariste chez ces libraires independants en ligne :
SaurampsMollatOmbres BlanchesDialoguesDuranceL’AlineaMaison du livre

  • Les presentations des editeurs : 14/01/2009

Comme tu ne m’ecoutais pas, je me detournai et je vis, aux pieds d’escaliers menant au Sacre-Coeur, une jeune femme que tu n’aurais pas ignoree, elegante et delicate comme les adolescentes madones a tempera. Immobile, fascinee jusqu’a l’effroi, elle ne pouvait te quitter des yeux, Ariste, mon bel archange. La luminosite automnale de cette matinee te sublimait, tu ne devais plus lui sembler humain. Je m’en suis delecte.
Regarde-le, altier, marcher a mes cotes. Desire-le, mon infernal et inalienable genie. Il est a moi. Quoiqu’il n’aime que les femmes, nous nous aimons. Quoiqu’il ne me reste qu’un ou deux mois a vivre, il est mon amant a jamais.
Tu reves et trembles a son allure : tu le pressens deja, c’est celle d’un destin terrible et magnifique.

Roman filmique fusionnant neo-romantisme et realisme, tragicomedie aux personnages flamboyants et allegoriques, au spleen contemporain, Ariste conte une passion hors norme et l’utopie des revolutions : la liberte.

  • Les courts extraits de livres : 14/01/2009

– Ariste, je viens te donner le lieu, le jour, l’heure, et un message. Nous sommes sur la Terre, en France, a Paris, a Montmartre, au 66 et sixieme sans ascenseur de la rue Hautrice, en ton repaire, lundi 2 novembre 1998, il est 10 h 41, et Marite songe a lancer un avis de recherche.
– Et tu es le seul a ne pas frapper, dis-je sans bouger.
– C’est ouvert.
– C’est ouvert mais les autres frappent, au cas ou je sois nu la au milieu, par exemple ?
– Et quelqu’un ne voudrait pas voir ca ? Je tournai un demi-sourire vers lui.
– Ta porte d’entree me fascine, avec cette vraie poignee a l’exterieur, dit-il comme il la tenait encore, toujours sur le seuil. Dommage que tu ne sois pas comme elle.
– Oh putain, Paul en grande forme.
– Ne te trouverai-je jamais autrement qu’assis en tailleur au sol, couche sur le ventre ou sur le dos comme a present ? soupira-t-il en refermant la porte. Ne te verrai-je jamais, en etre civilise, sur une commodite de la conversation ?
– Tu es tres bien en Precieuse Ridicule.
– Fous-toi de moi, jeta-t-il en se plantant a cote de moi, les mains derriere le dos.