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Atlas et les territoires du regard : le geographique de l’histoire de l’art (XIXe-XXe siecles)

Auteur : Marina Vanci-Perahim | Catherine Wermester, en collaboration

Date de saisie : 08/08/2006

Genre : Arts

Editeur : Publications de la Sorbonne, Paris, France

Collection : Histoire de l’art, n 15

Prix : 35.00 / 229.58 F

ISBN : 978-2-85944-552-2

GENCOD : 9782859445522

  • Les presentations des editeurs : 08/08/2006

Le geographique de l’histoire de l’art a ete au depart du colloque dont les actes sont reunis dans le present volume. Par cet adjectif substantive, les organisateurs proposaient aux auteurs de reflechir moins aux rapports entre deux disciplines dotees chacune d’une histoire et de methodes propres, qu’a la facon dont les acteurs des mondes de l’art l’envisagent aux XIXe et XXe siecles comme une dimension de l’espace, reel ou imaginaire.

Place sous l’egide d’Atlas, le debat s’ouvre par des reflexions sur la facon dont artistes et historiens de l’art se sont pose les questions de l’appartenance a un lieu donne et de l’incidence du milieu geographique sur la creation artistique.

Plusieurs contributions examinent par ailleurs les consequences pour l’histoire de l’art des voyages et deplacements – libres ou forces – des artistes au cours des deux derniers siecles.

Geographies identitaires, revees, politiques ou sociales, toutes sont examinees sous l’angle de leurs liens profonds avec les experiences, les processus de creation et d’experimentation des artistes.

Enfin, si utopies geographiques, cartographies souvent fictives et memoire des lieux figurent ici en bonne place, les questions aujourd’hui determinantes des nouveaux circuits, expositions et marches de la nouvelle geostrategie de l’art sont egalement prises en compte.

  • Les courts extraits de livres : 08/08/2006

Depuis la chute du mur de Berlin, le theme des relations entre l’Ouest et l’Est a commence, du fait de son importance historique, a interesser egalement le domaine de la culture. S’il souleve des questions relatives aux evenements artistiques actuels comme a la problematique de l’existence de l’art sous les regimes totalitaires de l’Est, il incite aussi a des recherches quant aux caracteristiques elementaires des traditions artistiques locales qui se developperent des le XIXe siecle, en Europe centrale en particulier. Le recent elargissement de l’Union europeenne ne fait que renforcer cet interet. Examinees du point de vue de l’histoire de l’art, ces relations se revelent plus complexes encore a decrire dans le domaine culturel que dans celui de l’histoire. L’histoire politique de cette region du monde fut, en effet, d’abord dominee par l’idee d’Etat national et, plus tard, par des utopies negatives qui en constituaient les hypostases, cependant que la culture portait une valeur plus ou moins dissimulee : la resistance au pouvoir politique.

A l’origine, au XXe siecle, les motifs d’une telle resistance avaient ete, au gre des conditions historiques, tantot nationaux, tantot ethniques, et, de fait, on rencontre alors en tous points de la region l’idee d’un programme d’art national. Cependant, il est dans la logique de la resistance de se referer non seulement aux valeurs d’un passe particulier (evenements marquants, faits heroiques de ses representants), mais egalement aux valeurs universelles, seules capables de faire acceder au sacre les valeurs historiques. Ce paradoxe interne, apres avoir epuise la valeur historique du nationalisme, aboutit a la fin du XIXe siecle a une crise du genre artistique le plus representatif de l’epoque : la peinture d’histoire.