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Au coeur de la Chine : une Francaise en pays Miao

Couverture du livre Au coeur de la Chine : une Francaise en pays Miao

Auteur : Francoise Grenot-Wang

Preface : Jacques Pimpaneau

Date de saisie : 28/05/2007

Genre : Sociologie, Societe

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Collection : Latitudes

Prix : 22.00 / 144.31 F

ISBN : 978-2-226-17944-9

GENCOD : 9782226179449

Sorti le : 16/05/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Joachim Salinger – 19/06/2007

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Joachim Salinger – 07/06/2007

  • Les presentations des editeurs : 19/06/2007

Connus egalement sous le nom de Hmong dans les pays du Sud-Est asiatique, les Miao sont pres de neuf millions dans le sud de la Chine, ou ils constituent l’une des minorites ethniques les plus importantes. A l’instar des Tibetains, ils luttent depuis toujours pour sauvegarder leur identite et leur culture.
La rencontre de Francoise Grenot-Wang avec les Miao a transforme sa vie. Emue par le denuement et la generosite de ce peuple aux traditions toujours vivantes, la sinologue a decide un jour de rester vivre parmi eux dans les montagnes au nord de la province de Guangxi.
Ce livre retrace cette experience unique et nous invite a la decouverte d’un monde meconnu. De l’histoire des Miao et de leur culture ancestrale a leur vie quotidienne et aux defis du present, c’est un autre visage de la Chine qu’offre le recit de Francoise Grenot-Wang qui s’est engagee, avec l’association Couleurs de Chine, a favoriser la scolarisation des enfants en pays Miao.

Sinologue de formation, Francoise Grenot-Wang connait tres bien la Chine ou elle vit depuis pres de vingt ans. Specialiste des minorites, elle a choisi de vivre parmi les Miaos, dans les montagnes du Sud.
Elle a cree en 1990 l’association Couleurs de Chine qui milite pour l’acces a l’education des enfants miaos et des filles en particulier.

  • Les courts extraits de livres : 19/06/2007

Petit Dragon

En fin de journee, les paysans repartent par petits groupes vers les nombreux villages disperses dans les montagnes autour de Danian. D’apres ce que m’a dit l’infirmiere francaise, l’acces aux villages Miao est totalement interdit a tous les etrangers. Les tentatives entreprises pour s’y rendre des medecins de l’equipe ont jusqu’alors echoue, leurs demarches aupres des autorites regionales de la sante etant restees infructueuses. Pour l’equipe medicale, l’objectif est d’aider en priorite les habitants de ces villages, qui vivent dans le plus total denuement.
La politique gouvernementale cherche alors a dissimuler aux etrangers les poches de pauvrete les plus criantes, pour donner de la Chine l’image d’un pays en voie de modernisation et en phase d’acces generalise a la petite prosperite, xiao kang. Les autorites voient d’un mauvais oeil la presence d’etrangers dans les regions de minorites. S’ils s’aventurent dans les zones les plus pauvres, cela risque de ternir l’image d’Epinal que la Chine veut donner d’elle-meme : le paradis de la consommation de masse, lieu privilegie d’implantation des entreprises etrangeres, dont les investissements sont essentiels au maintien de la croissance du pays.
En outre, le gouvernement craint l’influence des etrangers sur les populations minoritaires, comme cela s’est passe au Tibet en 1989. Des agitateurs etrangers auraient selon les autorites pousse les populations locales a se lancer dans des activites subversives anti-chinoises. Cette mefiance a l’egard des etrangers, meme si elle sert de pretexte pour cacher la misere de certaines regions, est toujours bien ancree dans les mentalites des cadres locaux.
Tout cela ne fait que renforcer le mysterieux attrait que ces villages ont pour moi. Bravant l’interdit, je decide de partir a l’aventure. Un matin, mon sac sur le dos et une gourde en bandouliere, je pars seule en direction d’un village accessible seulement par un sentier de montagne, le village de Yala. Laurence me regarde partir d’un air sceptique, me disant que je vais au-devant de gros ennuis…
Apres avoir demande mon chemin a un habitant du bourg, assis sur le pas de sa porte, je m’engage sur le chemin qu’il m’indique de la main, en me disant qu’il me faudra marcher pres de deux heures pour atteindre mon but.