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Au matin suspendu

Auteur : Alexis Bernaut

C’est oublié, c’est fini.
D’ailleurs c’est déjà la nuit.
Le fracas le frôla, à peine l’a-t-il senti.
Il s’est endormi.
L’année 2012 a vu (outre la publication numérique d’Au matin suspendu) le saut historique et sans précédent de l’autrichien Felix Baumgartner. Le 5 octobre 1812, à Paris, au Champ-de-Mars, un autre Autrichien, horloger de son état, Jacob Deghen, essayait de prendre les airs à bord d’une machine volante de son invention. Échec. Un siècle entre eux, un Autrichien encore, François ou Franz Reichelt, essayait un parachute de son invention du haut du premier étage de la tour Eiffel. Journalistes et caméras étaient présents. Échec mortel ; c’était le 4 février 1912.
TY2 nous mène de la Pologne au 13e arrondissement de la capitale. TY2, c’est un modèle de locomotive qui a convoyé des déportés dans les camps de la mort. À la fin du XXe siècle, le plasticien Jean-Michel Frouin la faisait venir aux Frigos et en faisait le coeur d’une oeuvre impressionnante.
La Ville, c’est le cadre, onirique et réel de l’apprentissage et des poèmes d’Alexis Bernaut. C’est la marque des siècles et en particulier du XXe, c’est Paris qui compte autant d’arrondissements qu’elle a compté de siècles. C’est le lieu de la rencontre entre vivants et défunts, au matin suspendus.