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Au secours pardon

Auteur : Frederic Beigbeder

Date de saisie : 06/06/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Grasset, Paris, France

Prix : 19.90 / 130.54 F

ISBN : 978-2-246-67801-4

GENCOD : 9782246678014

Sorti le : 06/06/2007

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  • Les presentations des editeurs : 08/06/2009

Octave est de retour.
L’ancien redacteur publicitaire de 99 Francs porte desormais une chapka. Il erre dans Moscou, sous la neige et les dollars, a la recherche d’un visage parfait. Son nouveau metier ? ” Talent scout “. C’est un job de reve. Octave est paye par une agence de mannequins pour aborder les plus jolies filles du monde. ” Messieurs, notre but est simple : que trois milliards de femmes aient envie de ressembler a la meme.
” Son probleme sera de trouver laquelle. On pourrait croire que cette satire denonce la tyrannie de la jeunesse et la dictature de la beaute. Ce n’est pas tout. Octave va a la rencontre de son Apocalypse : Lena, une adolescente de Saint-Petersbourg, qu’il aimera pour la premiere et la derniere fois. Au secours pardon raconte l’histoire d’un homme qui se croit libre comme la Russie, et qui va s’apercevoir que a liberte n’existe pas.

Frederic Beigbeder est ne en 1965. Romancier, il est l’auteur, entre autres, de L’amour dure trois ans, 99 Francs et Windows on the World.

  • La revue de presse Albert Sebag – Le Point du 14 juin 2007

Pitre ou ecrivain ? titrait-on a la une d’un magazine recent. Force est de constater que nous avons affaire a la seconde categorie. Un type qui ecrit : Je me sentais comme un morceau de viande dans un bol de lagma (le lagma est une soupe ouzbeque a base de bouillon de chat et de nouilles flottantes), ce type-la est assurement un ecrivain…
Au secours pardon est le livre d’un jeune homme qui a fini par avoir 40 ans et qui desespere de voir le sablier s’egrener, lui qui a consume tant d’heures dans des soirees mediocres avec des filles qui n’etaient meme pas [son] genre. Mais ce roman est aussi une quete desesperee d’un Dieu qui tarde a reagir. Octave Parango est le parangon d’une generation desesperee face au diktat de milliardaires qui font et defont les Etats, tel Serguei Orlov, reconverti dans la production de lait maternel en creme et les flacons de larmes de vierges. Beigbeder, pantheiste de la deglingue, vient d’ecrire son Roman avec cocaine. Il sait qu’il ne sera jamais ni Proust, ni Joyce, ni Celine. Il s’en contrefiche. Ce qu’il veut, c’est etre un peu Houellebecq ou Bret Easton Ellis. Il n’en est plus tres loin.

  • La revue de presse Christine Rousseau – Le Monde du 15 juin 2007

Le temps de quatre saisons, tout y passe, des diktats et des maux de notre societe hedoniste (“l’ideologie des gens qui n’ont plus d’espoir”) : marchandisation du corps feminin, exploitation du desir masculin, jeunisme forcene (et ses corollaires, pedophilie, inceste), terrorisme, guerre des sexes… Tout a la fois victime et coupable de ses desordres et debauches, Octave deballe en vrac : ses manques et ses faiblesses, ses frustrations, son male-etre, la genealogie – la sienne et celle de ses parents – de ses nevroses. Jusqu’a ses emballements mystiques qui trouveront leur incarnation (christique) dans la jeune et belle Lena (autre double de Beigbeder). Lena, son reve, son chatiment… Tout au long de ce cocktail apocalyptique, de cette course a l’abime ponctuee d’humour grincant, mais aussi de sensibilite et de gravite, entre rire et effroi, on s’amuse, on s’agace parfois de quelques traits trop appuyes. Et finalement, on se laisse emouvoir par ce grand enfant perdu qui n’est dupe de rien, et surtout pas de lui-meme.

  • La revue de presse Nathalie Crom – Telerama du 13 juin 2007

Culte des apparences, obsession de la jeunesse et de l’argent, devoiement du langage qui ne vehicule plus que des cliches… Tout cela est assez bien vu, avec une vraie dose d’ironie et d’autoderision. Car Octave n’est dupe ni de la perversite de sa mission, ni du nihilisme generalise du monde dans lequel il vit. On ne racontera pas ici la suite des aventures russes de cet erotomane cynique plutot attachant et passablement depressif qui, les nuits d’insomnie, rode autour des eglises closes. Qu’on sache simplement que Beigbeder nimbe cette confession d’Octave d’une gravite nouvelle – et cela lui va plutot bien.