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Aupres de moi toujours

Auteur : Kazuo Ishiguro

Traducteur : Anne Rabinovitch

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Ed. des 2 terres, Paris, France

Prix : 22.00 / 144.31 F

ISBN : 978-2-84893-019-0

GENCOD : 9782848930190

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  • Les presentations des editeurs : 14/05/2006

Jadis, Kathy, Ruth et Tommy ont ete eleves a Hailsham, une ecole idyllique, nichee dans la campagne anglaise, ou les enfants etaient proteges du monde exterieur et eleves dans l’idee qu’ils etaient des etres a part, que leur bien-etre personnel etait essentiel, non seulement pour eux-memes, mais pour la societe dans laquelle ils entreraient un jour. Mais pour quelle raison les avait-on reunis la ? Bien des annees plus tard, Kathy s’autorise enfin a ceder aux appels de la memoire et tente de trouver un sens a leur passe commun. Une histoire d’une extraordinaire puissance, au fil de laquelle Kathy, Ruth et Tommy prennent peu a peu conscience que leur enfance apparemment heureuse n’a cesse de les hanter, au point de frelater leurs vies d’adultes.

Kazuo Ishiguro, ne en 1954 a Nagasaki, est arrive en Grande-Bretagne a l’age de cinq ans. Il est l’auteur de six romans : Lumiere pale sur les collines, Un artiste du monde flouant (Whitbread Awarcl 1986), Les Vestiges du jour (Booker Prize 1989), L’Inconsole et Quand nous etions orphelins. Aupres de moi toujours prend place parmi les oeuvres deja classiques de Ishiguro. Ses livres sont traduits en plus de trente langues. En 1995, Kazuo Ishiguro a ete decore de l’ordre de l’Empire britannique pour services rendus a la litterature. En 1998, la France l’a fait chevalier de l’ordre des Arts et des lettres. Il vit a Londres avec son epouse et leur fille.

  • La revue de presse Didier Jacob – Le Nouvel Observateur du 15 juin 2006

Un college anglais, a la fin des annees 1990. Avec Miss Geraldine, l’une des gardiennes de Hailsham, les enfants dessinent un elephant dans les hautes herbes. Parfois, Madame effectue sa visite et c’est l’effervescence dans tout le college. Elle vient choisir, pour la Galerie, leurs meilleures oeuvres, sans que leurs auteurs sachent exactement a quoi elles seront destinees. Impression de vague menace, confirmee par la terreur que semble eprouver Madame quand les enfants, lui jouant une bonne farce, s’approchent d’elle de
trop pres. Quel secret leur dissimule-t-on, dont ils attendent, incredules, la prochaine revelation ?
Au contraire des ouvrages lumineux et nostalgiques qui l’ont precede, Aupres de moi toujours, le nouveau roman du prestidigitateur britannique Kazuo Ishiguro, est une chambre sans vue qui donne sur un mur borgne, non sur un paysage de cypres italiens… On apprend, au cours du recit, qu’il est une sorte de ferme ou l’on eleve des clones humains, promis a une exploitation repugnante… Apres plusieurs livres inoubliables, le grand theatre reveur de Kazuo Ishiguro s’enrichit d’une froideur nouvelle… Ecrivain majeur, Ishiguro ne pouvait passer sous silence les interrogations contemporaines, les progres scientifiques aux effets aberrants…

  • La revue de presse Karine Papillaud – L’Express du 30 mars 2006

Kazuo Ishiguro est un auteur feroce. Ses histoires, qui semblent si simples et nostalgiques, enferment leurs personnages dans un passe remanent, sans leur laisser vraiment la possibilite d’en rechapper…

A la fin des annees 1990, Kathy, agee de 31 ans, se rememore son enfance dans un pensionnat britannique, ou elle a ete elevee avec ses amis Ruth et Tommy, dans l’ignorance totale du monde qui les entourait. Fidele heroine ishigurienne, elle remonte le cours de ses souvenirs pour essayer de comprendre les blessures de sa jeunesse, dont elle ne parvient evidemment pas a se liberer. Mais, de la melancolie ou du pessimisme, Ishiguro semble avoir tranche dans ce sixieme livre : il ne laisse aucune chance a ses personnages et, pour cela, emprunte a la science-fiction…

Le mystere, latent, allege par un style fluide et vivant, maintient le lecteur en haleine jusqu’au moment ou, subjugue par cette esthetique particuliere, il tombe sous le charme d’un conte cruel et bouleversant.

  • La revue de presse Michele Gazier – Telerama du 29 mars 2006

On pourrait se croire dans un roman anglais classique, une de ces fictions pleines de charme et de cruaute comme les ecrivaient Jane Austen ou les soeurs Bronte. C’est Kath, une jeune femme qui raconte l’histoire, la sienne et celle de deux de ses plus proches amis, Ruth, forte tete, volontiers meneuse, et Tommy, poete et maladroit. Kath evoque leur enfance et leur adolescence pleine d’interrogations dans le prestigieux college de Hailsham. Etre un ancien ou une ancienne de Hailsham vous marque pour la vie. La discipline y est stricte, l’education, variee, avec une insistance particuliere pour les matieres artistiques. Les meilleures oeuvres des eleves sont prises par la mysterieuse et froide directrice de l’institution, qui, dit-on, les reunit dans une sorte de galerie. Pour quel public, dans quel but ? Les eleves l’ignorent…

Qu’ont-ils donc de si particulier, ces pensionnaires dont les parents ne sont jamais evoques, qui ne partent jamais en vacances, qui ne pourront jamais avoir d’enfants et qui sont si rapidement adultes ? Ils sont pourtant humains et sensibles, ces etres aux marges de l’humanite qui ne sont pas nes dans le ventre d’une femme…

Aupres de moi toujours est un livre eblouissant et terrible dans son art de nous plonger dans l’horreur sans le moindre effet dramatique…

Aupres de moi toujours est d’autant plus fort et violent que c’est un roman tendre et nostalgique…

  • La revue de presse Le Figaro du 9 mars 2006 – Agnes Severin

Avec le sixieme roman de ce Britannique d’origine japonaise, on penetre dans l’univers d’un pensionnat ou se cachent les pires experiences scientifiques.

Les romanciers anglais ont toujours quelque chose de shocking. Les nostalgiques des Vestiges du jour, le roman porte a l’ecran par James Ivory, ne s’attendent peut-etre pas a lire de la science-fiction sous la plume de Kazuo Ishiguro. Il leur faut tres vite oublier l’atmosphere feutree de ce manoir reste a l’heure victorienne a l’aube de la derniere guerre, pour se plonger dans Aupres de moi toujours. Avec le sixieme roman de ce Britannique d’origine japonaise, on renonce au confort de la fresque historique pour penetrer un univers glacial et plus etrange. Comme toujours chez Ishiguro, le mystere se trame lentement, les nuages s’amoncellent chapitre apres chapitre et le denouement resonne soudain comme un coup de tonnerre : un de ces chocs dont la british fiction, celebre pour son audace et ses melanges epices, a le secret. Mettre en scene les pires deviances de la science dans une prose de la facture la plus classique : c’est la routine pour l’un des meilleurs representants de cette veine prolifique…