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Aventures de Lyderic

Auteur : Alexandre Dumas

Preface : Francis Lacassin

Date de saisie : 21/06/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Serpent a Plumes, Paris, France

Collection : Motifs, n 315

Prix : 6.50 / 42.64 F

ISBN : 978-2-268-06604-2

GENCOD : 9782268066042

Sorti le : 19/06/2008

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

Sous le regne du roi Dagobert, le petit Lyderic est trouve dans la foret par une biche. Eleve par un anachorete, cheri des animaux et guide par un rossignol, il est arme de sa seule bravoure et d’une epee, Balmung, qu’il a lui-meme forgee. Il parvient a reconquerir son nom, a retrouver sa mere, ses domaines et a en chasser l’usurpateur meurtrier de son pere…
Imagine en 1839, cinq ans avant d’Artagnan, le heros Lyderic signe le retour de Dumas vers le merveilleux et le surnaturel. Inspire par les legendes et les mythes, Dumas se refere aux canons du merveilleux et les depoussiere pour y apposer sa touche personnelle. De 1832 a 1844 et de 1852 a 1860, soit pendant pres de vingt ans, Dumas a ecrit des contes tout un pan meconnu de son oeuvre qui merite d’etre redecouvert aujourd’hui.

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

L’ORIGINE DES COMTES de Flandre remonterait, s’il faut en croire la chronique, a l’an 640 : comme toute grande puissance, son berceau est entoure de ces traditions mysterieuses familieres a tous les peuples et qui se sont perpetuees depuis Semiramis, la fille des colombes, jusqu’a Remus et Romulus, les nourrissons de la louve. Voici, au reste, cette tradition dans toute sa simplicite :
Vers la fin de l’an 628, Boniface V etant pape a Rome et Clotaire regnant sur l’empire des Francs, Salwart, prince de Dijon, revenant, avec sa femme Ermengarde, de faire baptiser dans une eglise tres veneree, Lyderic, leur fils premier-ne, traversait la foret de Sans-Merci, que l’on appelait ainsi a cause des brigandages qu’y exercait Phinard, prince de Buck. Malgre la mauvaise reputation du lieu, Salwart, comptant sur son courage, n’avait autour de lui, pour toute suite, que quatre serviteurs, lorsque, arrives vers la fin du jour a un endroit tres epais et tres sombre de la foret, il fut attaque par une troupe d’une vingtaine d’hommes, commandee par un chef qu’a sa taille gigantesque il lui fut facile de reconnaitre pour le prince de Buck. Malgre la disproportion du nombre, il ne resolut pas moins de combattre, non point qu’il eut l’esperance de sauver sa vie, mais parce que pendant le combat il esperait que sa femme et son enfant auraient le temps de fuir. En effet, comme la nuit, ainsi que nous l’avons dit, commencait a se faire sombre, Ermengarde se laissa glisser au bas de son cheval et s’enfonca dans la foret. Confiante alors dans la providence de Dieu, et voulant accomplir autant qu’il etait en elle ses devoirs de mere et d’epouse, elle cacha son enfant au milieu d’un buisson, qui poussait proche d’une fontaine appelee encore aujourd’hui le Saulx, a cause des grands saules qui l’ombrageaient ; puis, apres l’avoir recommande a Dieu dans une ardente priere, elle revint vers l’endroit de la foret ou elle avait quitte son mari, afin, vivant ou mort, libre ou prisonnier, de partager le sort qu’il avait plu au Seigneur de lui faire.