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Bambi Frankenstein

Couverture du livre Bambi Frankenstein

Auteur : Jean-Hubert Gailliot

Date de saisie : 17/10/2006

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Ed. de l’Olivier, Paris, France

Collection : Litterature francaise

Prix : 15.00 / 98.39 F

ISBN : 978-2-87929-486-5

GENCOD : 9782879294865

  • La voix des auteurs : Jean-Hubert Gailliot – 14/09/2006

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Jean-Hubert Gailliot – 12/09/2006

  • Les presentations des editeurs : 17/07/2006

En confessant son gout pour les petits garcons, Michael Jackson a acheve de se detroner. Comment restaurer l’image du Roi de la Pop ? C’est la mission que les avocats de l’artiste confient a Jean-Hubert, pensionnaire momifie de l’Hacienda,

un musee-clinique d’ou il est extrait pour l’occasion, en qualite de jacksonien emerite et d’aficionado notoire. Qui est le vrai Michael Jackson ? Un martyr ou un prophete ? Un etre candide ou un vieux jeune homme obscene ? Bambi ou Frankenstein ?

Le narrateur embarque alors avec la star pour un extravagant voyage dans l’espace, a bord de son jet prive. Il se frotte au jeu de la verite puis se perd quand il s’agit de demeler la fiction de la realite.

Mene tambour battant et soutenu par un style electrique, le recit de leur equipee aeronautique se double d’un plaidoyer en forme d’histoire edifiante. Jean-Hubert Gailliot y poursuit la vertigineuse mise en question des apparences entreprise avec ses livres precedents, tout en rendant, une fois de plus, un brillant hommage aux ecrivains qui lui sont chers : Edgar Poe, Joyce Carol Oates, Adolfo Bioy Casares, J.G. Ballard…

Ne en 1961, co-fondateur des Editions Tristram en 1987, Jean-Hubert Gailliot est l’auteur de trois romans, La Vie magnetique (1997), Les Contrebandiers (2000), L’Hacienda (2004), ainsi que d’une breve fiction intitulee 30 minutes a Harlem.

  • La revue de presse Claude Arnaud – Le Point du 24 aout 2006

… Radical comme a son habitude, Jean-Hubert Gailliot a choisi pour heros Michael Jackson, qui a le merite d’etre bien connu de 98 % des Terriens et d’appartenir d’emblee au monde de la fiction : jamais notre planete n’aura engendre creature plus irreelle. Le benefice litteraire est patent : plus de descriptions a faire ni de psychologie a promouvoir, l’incarnation est immediate. Pour simplifier encore, Gailliot confronte sa star a un double de lui-meme, Jean-Hubert, sorte de clone narratif qui etait deja dans son precedent roman, L’hacienda, le pensionnaire sarcastique d’une clinique ou un savant fou relookait existentiellement des truands en col blanc et des vedettes de l’ecran.
L’intrigue de Bambi Frankenstein tient en peu de mots : soucieux de redresser l’image de leur client apres un enieme proces pour pedophilie, les avocats du Peter Pan chantant se rappellent l’analyse publiee par Jean-Hubert au sujet du martyre endure par Jackson, le premier Sapiens a avoir voulu abriter toute l’humaine condition en federant ages, sexes et couleurs – comme Nietzsche avait incarne toutes les contradictions de la pensee un siecle plus tot…

En inventoriant notre culture en decomposition via une de ses icones dechues, Gailliot nous plonge aussi dans les ecluses inondees de la psyche humaine, au seuil du Nouvel Age. L’immersion fait rire, et plus encore peur : ce nouvel Elephant Man est moins eloigne de nous qu’il n’y parait. Il est le pionnier de la grande mutation qui deja nous travaille.

  • Les courts extraits de livres : 17/07/2006

Le point de non-retour avait ete franchi, semble-t-il, a l’occasion de l’entretien accorde au journaliste britannique Martin Bashir pour les besoins du documentaire Living with Michael Jackson. Peut-etre Michael avait-il voulu reiterer, avec cette seconde grande interview televisee de sa carriere, dix ans apres l’emission d’Oprah Winfrey sur ABC, la geniale operation de sauvetage promotionnel qui avait relance les ventes, deja declinantes en 1993, de son album Dangerous. Helas, cette fois, ce fut le resultat inverse qu’il obtint: diffuse au cours de l’hiver 2003 sur les chaines du monde entier, ce nouveau reportage avait souleve une enorme vague d’indignation dans le public et plonge ses admirateurs dans la stupeur. Face a ce que Bashir presenta avec un remarquable sang-froid comme des images de la vie reelle de Michael Jackson, chacun fut oblige d’admettre que les rumeurs circulant a son sujet, pour extravagantes qu’elles aient pu paraitre parfois, ne prouvaient finalement qu’une chose: le manque d’imagination des medias. Wacko Jacko en offrait toujours plus ! Cela faisait longtemps qu’il donnait le spectacle d’une douloureuse entredevoration de l’image et du modele, sans qu’il soit possible de determiner ce qui chez lui etait premier. Personne n’aurait su dire s’il s’incarnait plutot dans l’original ou le reflet. Ou encore dans leur hypothetique entre-deux. Deux miroirs se renvoyant leur propre neant deformant ?