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Besoin d’amour

Auteur : Carole Bertili

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : le Cercle des auteurs, Saint-Etienne-de-Chigny, France

Prix : 16.00 / 104.95 F

ISBN : 978-2-35264-008-0

GENCOD : 9782352640080

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  • Les presentations des editeurs : 03/06/2006

Avec plus de 1.2 milliards d’habitants, la Chine est le pays le plus peuple du monde. A partir de 1979, le gouvernement a essaye de freiner la progression en imposant l’enfant unique pour chaque famille. On definit l’Amour par la disposition a vouloir le bien d’un autre que soi et a se devouer a lui. Pourtant les couples chinois percoivent la naissance d’un bebe de sexe masculin comme une benediction, celle d’une fille comme une calamite.
C’est dans cette atmosphere que nait et grandit Genevieve metisse surdouee, agee de douze ans. Ses parents ne lui manifestent aucun sentiment affectif depuis des annees. Rejetee et seule, elle succombera peu a peu au demon de la perversite.

Carole Bertili est nee a Blois en 1976. Des sors plus jeune age, elle se passionne pour la lecture. A douze ans, elle se lance dans l’ecriture de son premier roman. Les annees passent et c’est en 2005 qu’elle acheve cet ouvrage mele d’innocence et de maturite.

  • Les courts extraits de livres : 03/06/2006

Mes cousines ne s’etaient jamais opposees a me recevoir chez elles. Mais cela faisait presque deux mois que je residais la. Malgre tout l’amour qu’elles ressentaient pour moi, elles ne pouvaient s’empecher de se questionner. Mes parents n’avaient telephone que quatre fois et lors de leurs appels, ils ne faisaient aucune allusion a mon depart. Il fallait en avoir le coeur net, cela ne pouvait pas durer.

A plusieurs reprises, elles avaient voulu recevoir des hommes chez elle, mais ma presence rendait les choses delicates. Alors elles se contentaient de les inviter pour un aperitif ou un repas qui ne pouvait jamais se prolonger en une nuit torride. Elles se regarderent simultanement :

– Je n’ai pas de relation sexuelle avec Yang depuis deux mois ! s’exclama Liu.

– Mais c’est vrai ! dit Ling, moi c’est pareil avec Nan, c’est platonique depuis deux mois aussi.

– Ce n’est pas evident, on aurait toujours l’impression d’etre entendues ou bien epiees par le trou d’une serrure. reprit Liu.

Il fallait qu’elles prennent contact avec mes parents et ensuite me preparer a un eventuel depart. Les deux jeunes femmes ne savaient pas ce qui s’etait passe entre mes parents et moi. Elles ne pouvaient pas imaginer a quel point j’etais negligee et malheu- reuse avec eux. Certaines choses leur paraissaient etranges, mais elles ignoraient le fond du probleme. Meme si elles l’avaient su, elles n’auraient pas pu me garder eternellement.

J’etais dans la salle de sejour en compagnie d’Hikito, on pouvait lire dans nos yeux l’attachement que nous avions l’un pour l’autre. Ne manquait plus que l’instant ou nous nous avouerions notre amour.

Hikito s’appretait a m’enlacer lorsque les voix de mes deux cousines m’interpellerent. Elles me prierent de monter a l’etage.

Alors Hikito prit conge en prenant soin de m’embrasser sans retenue et de me rappeler qu’il serait la demain a la meme heure.

Le coeur battant, je fermai la porte. Je montai une a une les marches qui menaient aux chambres de mes cousines, le sourire aux levres, je pensai que j’avais retrouve un equilibre depuis que je vivais dans cette maison.