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Best love Rosie

Auteur : Nuala O’Faolain

Traducteur : Judith Roze

Date de saisie : 10/10/2008

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : S. Wespieser editeur, Paris, France

Prix : 26.00 / 170.55 F

ISBN : 978-2-84805-067-6

GENCOD : 9782848050676

Sorti le : 25/08/2008

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  • Le choix des libraires : Choix de Isabelle Anoman de la librairie ESPACE CULTUREL LECLERC a LIMOGES, France – 17/09/2008

Rosie revient au pays l’Irlande apres de nombreux voyages. Elle vient pour s’occuper de sa tante Min qui se laisse vieillir. Rosie decide d’aller aux Etats-Unis pour rencontrer un de ces amis Markey qui est devenu influent dans le monde de l’edition. Car entre-temps Rosie decide de se mettre a l’ecriture pour gagner sa vie. Min decide de l’accompagner aux Etats-Unis. Tout se passe bien sauf que Min ne veut plus rentrer et Rosie rentre seule. Elle se replonge dans la vie de sa famille et decouvre la maison d’enfance de sa mere et de sa tante. Elle en tombe amoureuse et decide d’y vivre. Paradoxalement, Rosie n’a jamais ete aussi proche de sa tante que pendant cette periode. Une belle histoire de femmes et de famille. Un roman magnifique.

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

BEST LOVE ROSIE. Dans ce roman lumineux, Nuala O’Faolain met en scene une femme genereuse, tourmentee et attachante, qui fait siennes toutes les interrogations de l’ecrivain. Best love Rosie est un grand livre sur l’age, la solitude, l’exil, le sentiment maternel et les chimeres de l’amour.
Apres avoir vecu et travaille dans le monde entier, Rosie decide de rentrer a Dublin pour s’occuper de Min, la vieille tante qui l’a elevee. Rien n’a change dans le quartier populaire ou elle a grandi, et la cohabitation avec Min, depressive et alcoolique, n’a rien d’exaltant. En feuilletant pour sa tante des ouvrages de developpement personnel, l’idee vient a Rosie de s’occuper utilement en redigeant un manuel pour les plus de cinquante ans. Sa seule relation dans l’edition vivant aux Etats-Unis, elle se frottera, non sans heurts, au marche americain…
Le roman s’emballe quand Rosie voit debarquer a New York la tante Min, qu’elle avait laissee, le temps d’un aller-retour, dans une maison de repos. La vieille dame est galvanisee par sa decouverte de l’Amerique : elle se fait des amies, trouve un travail, et pour rien au monde ne voudrait renouer avec son ancienne vie. Encore moins pour reprendre possession de la maison de son enfance, que l’armee veut lui restituer. Rosie, elle, tombe amoureuse de ce lieu magique de la cote irlandaise, et va, dans une osmose avec la nature enchanteresse et les animaux qu’elle adopte, s’y laisser pousser des racines.
La lucidite de Nuala O’Faolain, sa tendresse pour ses personnages, font merveille une fois de plus dans ce livre, ou l’on suit avec jubilation souvent, le coeur serre parfois, les tribulations de ces deux femmes que lie toute la complexite d’un amour maternel qui ne dit pas son nom.

Nee en Irlande en 1940, Nuala O’Faolain, auteur de cinq livres tous publies chez Sabine Wespieser editeur – parmi lesquels L’Histoire de Chicago May (Prix Femina etranger 2006) -, est morte a Dublin le 9 mai 2008.

  • La revue de presse Astrid Eliard – Le Figaro du 10 octobre 2008

Nuala O’Faolain brosse dans ce dernier livre deux tres beaux portraits de femmes. Il se degage une douce harmonie de ce duo qui rate ses retrouvailles. Le depart de l’une signe la solitude de l’autre, si la premiere rit, la seconde s’agace, quand Min est grisee, Rosie est excessivement sobre et, pourtant, ces divergences ne sont que l’expression de l’amour qu’elles se portent. Nuala O’Faolain ne verse jamais dans le sentimentalisme, elle decrit justement, et avec generosite, les intermittences du coeur de ces femmes qui les conduisent capricieusement a se separer quand elles souhaiteraient etre ensemble.

  • La revue de presse Andre Clavel – L’Express du 25 septembre 2008

Avec son ultime roman, Best Love Rosie, Nuala O’Faolain a signe une histoire qui lui ressemble. Apres avoir bourlingue aux quatre coins du monde, Rosie, la narratrice, vient de rentrer a Dublin afin de s’occuper de Min, la tante passablement fantasque qui l’a elevee. Cela nous vaut deux superbes portraits, celui d’une eternelle vagabonde et celui d’une recluse talonnee par la vieillesse, par l’alcoolisme, par la deprime. Elles vont cohabiter, rameuter les sombres souvenirs familiaux et, lorsque Rosie decampera de nouveau – direction l’Amerique – Min s’enfuira de sa maison de repos pour la rejoindre… Comme si l’exil etait une renaissance. Comme si la vraie vie commencait enfin pour elle, a l’age ou il faut penser a mourir…
Avec ce roman magnifique, apaise et nostalgique, Nuala O’Faolain a enfin trouve son petit arpent de paradis.

  • La revue de presse Josyane Savigneau – Le Monde du 12 septembre 2008

Il n’y a toutefois rien de morbide dans ce texte effervescent, tour a tour joyeux et melancolique, avec, toujours, un humour, une distance qui tiennent a l’ecart tant le pathos que le sentimentalisme, meme lorsque la narratrice, Rosie, se prend a avouer : “J’appelais mon etat solitude, mais il ressemblait plus a du chagrin.” La solitude, le chagrin, le sentiment d’exil, les blessures d’enfance, les amours contrariees, ne sont pas absents de ce long recit, mais sont comme emportes par la jubilation de l’ecriture…
Elle semble avoir trouve sa reponse a la question du vieillissement : rompre avec son pays, ses racines, sa famille, ses amis, s’inventer une autre vie. Rosie doit repartir seule pour l’Irlande. Leurs conversations telephoniques, souvent loufoques, sont autant de morceaux de bravoure, de petits bijoux de drolerie, qui nourrissent cette reflexion sur l’age que veut mener Rosie.

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

Le matin de Noel, j’etais au lit avec Leo dans une pensione glaciale proche des docks d’Ancone. Il m’a fallu du courage pour me decoller de son dos, sortir un bras de sous la couette et composer le numero de ma tante a Dublin.
Comme elle ne repondait pas, j’ai essaye la maison voisine.
Allo ? Reeny ? C’est toi ? Oui, bien sur que c’est Rosie. Joyeux Noel, chere Reeny, et tous mes voeux pour la nouvelle annee ! Je suis en Italie. Oui, avec un ami – qu’est-ce que tu crois ~ que je suis folle ? Ca ne valait pas le coup de rentrer pour le peu de conges qu’on nous donne. Ecoute, Min ne repond pas au telephone. Ca t’ennuierait d’aller appeler sous sa fenetre ? Il est onze heures a Dublin, non ? Et je sais qu’elle doit venir chez toi pour la dinde et les choux. Elle ne devrait pas deja etre debout ?
– Ah, non, t’en fais pas, m’a dit Reeny. Elle va bien. Elle etait ici hier soir a regarder EastEnders. Mais elle est bizarre ces temps-ci, ta tante. Y a des jours ou elle sort pas du lit alors qu’elle se porte comme un charme. Et – je veux pas te gacher tes vacances mais j’allais t’en parler la prochaine fois que tu viendrais – elle a eu des petits ennuis l’autre jour apres avoir un peu bu. La police l’a ramenee de la Poste centrale, ma parole – personne sait comment elle avait fait le trajet du pub jusque la -, parce qu’elle etait tombee et n’arrivait plus a se lever. Enfin, c’est plutot qu’elle voulait plus se lever. Elle racontait a tout le monde qu’elle devait envoyer un colis en Amerique. Bref, ils ont ete bien braves et ils l’ont ramenee ici, mais le flic m’a dit qu’ils avaient eu du mal a l’empecher de sauter de la voiture et que si c’avait pas ete une petite vieille dame, ils l’auraient menottee. Depuis, elle est quasiment pas sortie de chez elle et les femmes en parlaient l’autre jour au Xpress Store et y en a qui disaient comme ca que Rosie Barry ferait bien de rentrer…