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Blaise Cendrars : la vie, le verbe, l’ecriture

Auteur : Miriam Cendrars

Date de saisie : 23/11/2006

Genre : Litterature Etudes et theories

Editeur : Denoel, Paris, France

Prix : 32.00 / 209.91 F

ISBN : 978-2-207-25806-4

GENCOD : 9782207258064

Sorti le : 23/11/2006

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  • Les presentations des editeurs : 29/11/2006

Un jeune homme a l’allure boheme se fait remarquer a Paris, en 1912, parmi les montparnos, peintres, poetes, ecrivains. Il apporte un souffle nouveau qui surprend, derange. Ses premiers poemes, Paques a New York et Prose du Transsiberien font scandale, ils mettent un point final au symbolisme.
Il a vingt-cinq ans, il s’appelle Blaise Cendrars, un nom qu’il s’est invente, evoquant le feu qui le brule. Il a derriere lui une enfance douloureuse en Suisse, en Italie, en Allemagne ; une adolescence ardente melee a la revolution de 1905 dans une Russie d’apocalypse ; un apprentissage d’homme et d’ecrivain dans un milieu d’esthetes en Belgique, puis dans un Paris de misere qui l’ignore, et enfin dans le Nouveau Monde. Libre de toute attache, il sillonne les routes, les oceans, passe d’un continent a l’autre, du dedans au dehors. L’aventure est sa matiere premiere. Engage volontaire dans l’armee francaise, son bras droit est emporte par un obus en 1915. C’est un bouleversement profond : tout est change, sa main d’ecrivain et sa vision du monde. L’Or (1924), Moravagine (1926), Le Plan de /’ aiguille et Les Confessions de Dan Yack (1929) transforment le concept du roman. De 1944 a 1949, L’Homme foudroye, La Main coupee, Bourlinguer, apportent une forme nouvelle au recit autobiographique. En 1984, sa fille Miriam, s’appuyant sur ses souvenirs, ceux transmis par sa mere, et sur un fonds de documents et d’archives, publiait un essai biographique sur Biaise Cendrars. Nouant un dialogue etroit entre la vie et l’oeuvre de l’ecrivain, elle tentait de penetrer le secret de cet homme hors du commun.
La recente decouverte de manuscrits, correspondance et documents inedits ont permis d’etablir cette nouvelle edition, revue et augmentee.

  • La revue de presse Nathalie Crom – Telerama du 20 decembre 2006

Il n’est pas de meilleure introduction a Blaise Cendrars (1887-1961), sa vie et son oeuvre etroitement confondues dans une seule et meme dynamique fievreuse et reveuse, que l’ample et belle biographie que lui a consacree sa fille, Miriam Cendrars, il y a une vingtaine d’annees, et dont parait aujourd’hui une nouvelle edition augmentee. Un travail en aucun cas academique, tant l’auteur s’y montre en empathie constante avec son sujet, tant elle fait fi des regles qui traditionnellement president a ce genre d’exercice : distance, impartialite, equanimite. Rien de cela ici, mais un authentique, rocambolesque et fascinant roman : l’histoire d’un homme passionne par son temps et par la diversite du monde…

  • Les courts extraits de livres : 29/11/2006

L’enfance est le pays du merveilleux et tout cela est reste extraordinairement frais en toi. Comme tu sembles un peu brouille avec la chronologie, voici quelques indications (si tant est qu’elles puissent avoir une importance quelconque) : nous sommes arrives a Naples le jour meme de mon dixieme anniversaire, je m’en souviens tres bien, donc le 26 septembre 1894 et nous en sommes repartis deja en mars 1896. Tu avais donc entre sept et huit ans et demi a cette epoque. J’ai revecu le sejour au Palazzo Scalese, la bonne dame Sartorio toujours enceinte, la Salita di San Martino et le vieux mendiant ronge de syphilis qui nous faisait peur ! Et la Scuola Internazionale avec le directeur Horneffer – un Genevois – auquel succeda un Boche, dont je ne me rappelle plus le nom, mais qu’on appelait le Cimbre; et le Chaux-de-Fonnier Raymond, echoue la pour enseigner le francais aux petits Anglais, Americains, Suisses et Napolitains genre chic, qui frequentaient cette ecole. Et Octavie, ma bonne amie, qui m’ecrit encore actuellement ! Quant a ta petite Elena, j’en ai perdu le souvenir. Chacun avait deja ses affaires. Pour nous, les gosses, cette equipee napolitaine fut vraiment une belle aventure, et pour toi, le commencement des aventures, grand magicien que tu es.
1895. Freddy : visage tendu, larges oreilles, bouche amere, regard
de defi a l’objectif. C’est le petit ecolier de la photo que Biaise devait
dedicacer a Curzio Malaparte, en souvenir de la Legion, en hommage au jeune
Garibaldien en chemise rouge de la foret de l’Argonne… Napolitain d’occasion,
J’avais neuf ans, j’entrais en prison.
Entrer en prison, c’est tout a coup prendre conscience de la liberte.