Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Blaquerne

Auteur : Raymond Lulle

Traducteur : Patrick Gifreu

Date de saisie : 23/06/2007

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Rocher, Monaco, France

Collection : Grandes traductions. Tresors de la litterature

Prix : 25.00 / 163.99 F

ISBN : 978-2-268-06259-4

GENCOD : 9782268062594

Sorti le : 14/06/2007

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

Blaquerne a ete ecrit a Montpellier vers 1283 en catalan. Nous donnons ici la premiere traduction complete en francais moderne. Il s’agit du premier roman (au sens moderne du terme) de la litterature europeenne. Son originalite et la qualite de sa prose lui procurent une place d’honneur dans l’oeuvre immense de Raymond Lulle. De plus, il contient Le Livre de l’Ami et de l’Aime, un des plus beaux poemes mystiques du patrimoine litteraire.
On suit pas a pas la vie du heros, Blaquerne, depuis le mariage de ses parents, jusqu’a son depart du foyer. Il devient successivement moine, abbe, eveque et pape. Mais, evenement unique dans l’histoire, il abdique pour vivre enfin en ermite, son reve le plus cher depuis l’adolescence.
Dans chacun de ces etats, Blaquerne accomplit les reformes les plus audacieuses qu’un esprit humain ait jamais imaginees dans le cadre de la societe chretienne. On peut dire sans se tromper que l’on tient avec ce livre le chainon manquant de l’histoire de l’utopie en Occident.

Ne en 1232 a Majorque, Raymond Lulle compose la majorite de ses oeuvres a Montpellier, ville qui faisait alors partie du royaume de Majorque. Il est l’auteur de deux cent quarante-trois livres ecrits en latin et en catalan, dans lesquels il embrasse les disciplines les plus diverses : la theologie, la mystique, la philosophie, les sciences, la litterature, la poesie… Avec l’Ecossais Duns Scot, Docteur subtil, et le Napolitain Thomas d’Aquin, Docteur angelique, Raymond Lulle, Docteur illumine, est l’une des figures du sublime XIIIe siecle.

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

Extrait de la preface :

AU BANQUET DU REEL

Le bienheureux Raymond Lulle (en catalan : Ramon Llull) nait a Majorque en 1232. Sa famille, de noblesse barcelonaise, a participe aux cotes du roi Jacques Ier a la reconquete de l’ile ou elle s’est installee definitivement. Bien que marie et pere de deux enfants, il mene une vie dissipee jusqu’a l’age de trente ans ou il commence d’avoir des visions, se convertit et reforme sa vie.
De serviteur des sept peches capitaux, comme il se definit lui-meme, il devient predicateur infatigable du christianisme parmi les infideles. Abandonnant famille et biens, il va en pelerinage a Saint-Jacques-de-Compostelle et a Rocamadour. A son retour et durant plusieurs annees, il se consacre a l’etude du latin, de l’arabe, de la philosophie ancienne et de la theologie chretienne.
Apres cette periode de formation, il se retire pour mediter et recoit une illumination divine qui lui inspire son art de trouver la verite et de refuter les erreurs des infideles. Cet evenement fondamental pour comprendre la vie de Lulle lui vaut le titre de Docteur illumine.
A partir de cette epoque, son activite devient vraiment prodigieuse. En 1275, il obtient de l’infant Jacques (futur Jacques II de Majorque), alors en residence a Montpellier – ville qui appartient a la couronne catalane -, et duquel Lulle a ete senechal, l’autorisation et l’aide pour fonder un monastere. Ainsi, a Miramar (Majorque), treize moines franciscains etudient les langues orientales a des fins apologetiques et missionnaires.
Puis il se met a parcourir les pays mediterraneens et africains, preche en terre musulmane, rencontre papes et rois, se rend dans les grandes universites afin d’exposer ses theories, ses projets de fondation, de reformes et de croisades. Il ecrit, etudie, professe et controverse surtout dans les universites de Montpellier, Naples et Paris.
En 1311, il participe au concile de Vienne-en-Dauphine convoque par Clement V et ses vues y sont partiellement reconnues.
Malade, il n’en poursuit pas moins ses voyages, ses predications et ses ecrits. Apres avoir ete lapide dans le port de Bougie, il meurt des suites de ses blessures a Majorque en 1316.