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Blues pour Julie

Auteur : Pierre Pelot

Date de saisie : 30/06/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Melis editions, Colomars, France

Collection : Litteratures

Prix : 17.00 / 111.51 F

ISBN : 978-2-35210-032-4

GENCOD : 9782352100324

Sorti le : 30/06/2008

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  • Les presentations des editeurs : 02/08/2008

Dans la Mosaique de ce roman, les elements du quotidien le plus banal se confondent, et se raccordent parfois dans la toile de fond d’un village de montagne :

Joel Dague a tant aime Julie, pour la sauver il est venu trouver Vignault, ecrivain, pour lui faire ecrire l’histoire de Julie, vie difficile et sinistre au quotidien. Vignault accepte. Tous trois, ils se sont connus dans ce village du Jura, depuis l’enfance.

Julie etait la plus jolie de toutes. Julie, fillette pendant la guerre, s’etait refugiee dans une cave, une bombe explose et tue ses parents. Julie ne sera plus la meme. Vignault, vit dans son abri avec Mousse sa femme, et leur petit garcon. Une curieuse jument apparait soudain, sauvage, comme Julie. Puis il y a Mathilde, la fille de Julie : Maman etait folle…
Luciano Melis

N’ignorez plus longtemps : Blues pour Julie un ouvrage en quetes de soi, en chuchotements, en folies sous-jacentes. Richesse de la langue, seduction des mots : l’eloge du romancier n’est plus a faire, sa valeur tranche par ses vertus litteraires, une aventure purement interieure.
Numa Sadoul

C’est mon roman le plus personnel.
Pierre Pelot

  • Les courts extraits de livres : 02/08/2008

J’AVOUE que je fus etonne lorsque j’appris l’existence de Dague. Je revivais le jour ou pour la premiere fois je m’etais regarde dans un miroir – et ou j’avais decouvert ma propre existence.
Bien entendu, je n’ignorais pas qu’il fut en vie.
Il etait une image en tout point semblable a tant d’autres images, qui parfois croisaient ma route, et c’est tout. J’imagine que je n’etais pas le seul a raisonner ainsi : j’imagine que tous les autres etaient un peu dans le meme cas, et j’ai de tres bonnes raisons : ma vie avait ete analogue, et pendant tres longtemps, pour les autres, j’avais eu l’apparence, moi aussi, et seulement l’apparence, d’une image qui parfois se trouvait sur leur chemin. C’etait avant que je sois reconnu : avant qu’on m’accepte, bon gre mal gre, dans mon role.
Ce role, je l’avais choisi seul. C’etait peut-etre ce qui genait l’entourage des autres personnages, qui tenaient des roles octroyes d’office.
C’etait certainement ce qui genait, aujourd’hui, chez Dague. Lui aussi avait choisi, et le temps n’avait pas encore coule pour confirmer ou rejeter son choix. Il se reduisait encore a l’apparence d’une image floue, d’une fumee.
Je decouvris son existence le jour ou il vint me rendre visite a la maison. Il n’avait pas telephone auparavant, ne m’avait prevenu de sa visite en aucune facon. Il surgissait. (C’etait sa facon d’etre, je m’e rendis compte par la suite. Il avait une maniere a lui de jaillir, comme crache par le mur de silences et de bruits grincants qui cloturait mon univers. Il etait la, et il fallait bien, alors, compter avec sa presence. A chacune de ses visites eclair, il devenait de plus en plus vivant, si vous voyez ce que je veux dire. Il ne restait en ma compagnie, a chaque fois, que quelques minutes, puis il s’envolait. Et moi, je continuais, avec lui, avec le souvenir des paroles qu’il avait prononcees, avec le fardeau terrifiant de ses doutes, de ses peurs, de sa faim, tout ce poids gluant aux epaules…)