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Bonne nuit, doux prince

Auteur : Pierre Charras

Date de saisie : 10/01/2008

Genre : Biographies, memoires, correspondances…

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Folio, n 4656

Prix : 5.30 €

ISBN : 978-2-07-034915-9

GENCOD : 9782070349159

Sorti le : 10/01/2008

  • Le choix des libraires : Choix de Yves Baruffaldi de la librairie LA DERIVE a GRENOBLE, France (visiter son site) – 14/07/2012

Voila un recit bouleversant, un hommage immense d’un pere a son fils.

Le temps d’un court roman il se rappelle l’histoire du jeune homme qu’a ete son pere descendu de ses montagnes, devenu mecanicien en ville. Il etait un homme qui faisait, qui fabriquait de ses mains, mais c’etait un taiseux, un taciturne.

Pourtant ce grand silencieux savait donner sa part d’amour. Etait-ce alors bien compris chez l’enfant qu’etait le narrateur ? celui-ci se rappelle son enfance, son adolescence, les occasions manquees de dire je t ?aime a son pere. La mere – un peu en retrait, dans l’ombre.

C’est un livre nostalgique de tous les instants. Le recul favorise sans doute la melancolie. Le narrateur semble insatiable. Pourtant du plus loin de ses souvenirs d’enfant il ne peut se projeter dans un avenir radieux et savourer un futur heureux. Est-ce l’apprehension de devoir reveler un jour son homosexualite a ce pere rustre traditionnel et intransigeant ? il est fils unique et conscient du poids que pese l’exigence de la descendance.

Ce livre est ecrit comme un journal empreint du realisme enchanteur du quotidien. L’ecriture est d’une infinie poesie et il y a de la grace dans le style.

  • Les presentations des editeurs : 14/07/2012

Bonne nuit, doux prince

Je le voyais s’eloigner, la nuque maigre, le crane chauve, les epaules effondrees. Je n’ai pas bouge. J’aurais du l’appeler, le serrer dans mes bras, lui dire que j’etais heureux qu’il me fasse cadeau, pour me faciliter la vie de tous les jours, des objets qui lui avaient permis d’etre lui. Mais je n’ai pas bouge, je n’ai rien dit. C’est aujourd’hui, tant d’annees apres, que je voudrais le rattraper et le prendre contre moi. Comme un cul-de-jatte qui a mal aux jambes, j’ai mal a mon pere. C’est ca, au fond, notre histoire. Des gestes qui n’ont pas eu lieu. Des mots que j’ai neglige de dire.

Le narrateur trace le portrait de son pere, et ressuscite, avec des mots justes et simples, les cartes postales nostalgiques d’un bonheur familial fragile. Il se lance a l’assaut de son enfance comme on gravit une montagne. Il se fait archeologue emotionnel de l’histoire paternelle, comme si les mots pouvaient pallier l’absence.

Hommage d’un fils a son pere disparu, d’un enfant a ses parents, le roman de Pierre Charras est bouleversant.