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Braconniers d’eau douce et autres nouvelles

Auteur : Michel Carcenac

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Ed. du Herisson, Belves, France

Prix : 18.00 €

ISBN : 978-2-912275-04-2

GENCOD : 9782912275042

  • Le journal sonore des livres : Charlotte Etasse – 24/11/2009

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Charlotte Etasse – 23/01/2007

  • Les presentations des editeurs : 24/11/2009

Apres deux chevauchees a travers le moyen age, Michel Carcenac revient a des recits contemporains.

Il anime une galerie de personnages hauts en couleur, ceux de son Perigord : le truculent Hubert qui epie de son bateau l’envol des hirondelles dans la nuit, tandis qu’en amont l’Ange blanc glisse sur le courant. L’officier de la deuxieme DB aux prises avec des gitans, et Pascal d’Eygurande qui sauve son village de la famine.

Il nous entraine dans les histoires du coq et des tourterelles, du verrat et de la chevrette, sans oublier les tribulations des veaux. Perche dans son tilleul, le geai Zizi-pan-pan la Riflette medite sur le bonheur de vivre a la campagne.

D’un bond de kangourou blanc, nous sautons du Bugue a Siorac, de Pissos a Amsterdam, de la Double au Quercy et a l’Agenais, mais la Dordogne reste toujours le personnage principal de ce tableau bucolique.

Par quelques recits, Michel Carcenac evoque le temps sinistre de l’Occupation, mais aussi il nous amuse avec ses souvenirs de medecin de campagne et de pilote d’avion debutant.

Dans ces Nouvelles, le talent de conteur de Michel Carcenac se confirme. Les nombreuses anecdotes sur son pays font merveille pour decouvrir un passe recent.

  • Les courts extraits de livres : 24/11/2009

A Mallemort, juste au-dessous de Saint-Cyprien, nous avons vu une grande flamme sur l’eau. Il n’y a pas de feux d’artifice en semaine ; un bateau en feu ? Nous avions le compte de poissons et notre lampe etait eteinte. En nous laissant glisser, nous sommes tombes sur des braconniers : trois gars qui pechaient a la fouysse, mais a pied. L’un tenait une torche faite d’une botte de seigle, tres serree par une ficelle, l’autre piquait avec la fouysse, et le dernier portait la reserve de flambeaux. Jamais je n’avais vu pecher de cette facon, et pourtant, ce n’etait pas la premiere fois que je descendais la Dordogne de nuit. J’ai reconnu Culine, il habitait derriere le chateau de Berbiguiere. Nous etions dans le noir et ils ne savaient pas a qui ils avaient affaire. En apercevant un bateau qui venait sur eux, ils ont eu peur.

” Je te le disais bien, hurlait Culine, qu’on allait se faire coincer ! Je le savais qu’il ne fallait pas aller a la peche la nuit. ”

On leur criait : ” N’ayez pas peur, nous sommes des braconniers comme vous. ” Mais ils n’entendaient rien, tellement Culine braillait en courant dans l’eau, dans la plaine, dans les champs de mais.

Le lendemain, au battage, chacun s’est regale des barbeaux bien frais, cuisines a l’huile de noix dans la poele, par la belle-mere du Couleau. L’Emma avait prepare une autre de ses specialites, des beignets, mais des grands comme la poele ; un seul me suffisait. Pourtant a l’epoque j’etais jeune et j’aurais mange un cure.