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Bulletin d’informations proustiennes, n 38

Date de saisie : 04/06/2008

Genre : Sciences humaines et sociales

Editeur : Rue d’Ulm, Paris, France

Prix : 25.00 / 163.99 F

ISBN : 978-2-7288-0405-4

GENCOD : 9782728804054

Sorti le : 13/05/2008

  • Les presentations des editeurs : 05/06/2008

Avant-propos, par Bernard Brun

Un nouveau mystere des gravures anglaises : Marcel Proust chez Hopilliart,
par Pyra Wise

Les cahiers de brouillon

L’unite thematique du Cahier 64 : Leconte de Lisie, la sensualite et l’amour, par Yasue Kato

La naissance des Intermittences du coeur : lire la section du voyage dans le Cahier 65,
par Jun Suganuma

Rachel et Bloch dans le Cahier 44,
par Eri Wada

Ecriture reflexive et genese d’Albertine dans le Cahier 54,
par Francine Goujon

Le Cahier 54 : fil conducteur de la metamorphose d’Albertine,
par Chizu Nakano

La reconstitution des cahiers de brouillon du fonds Proust : points de methode et principes de foliotation complementaire, par Nathalie Mauriac Dyer

Le seminaire

Une force poetique : les anneaux du style et les alliances de l’humour, par Sophie Duval

Voir par la fenetre eclairee : un motif dans le tapis ?, par Maya Lavault

Muettes rencontres de deux sommites : Marcel Proust, Robert Musil,
par Florence Godeau

Le temps de l’inactuel,
par Michel Erman

Les activites proustiennes

  • Les courts extraits de livres : 05/06/2008

Un nouveau mystere J des gravures anglaises : I Marcel Proust chez Hopilliart
En 1956, dans Le “mystere” des gravures anglaises recherchees par Proust, Philip Kolb mettait en relation une question de Proust de 1908 sur des gravures anglaises et un brouillon, intitule Robert et le chevreau, pour identifier la genese du projet de Proust : un essai esthetique et un roman. Bernard Brun, reprenant ce titre en 2004, analysait l’evolution du debat genetique autour des Cahiers du Contre Sainte-Beuve. Par ailleurs, Jerome Picon a rappele l’importance des gravures ou des reproductions dans l’apprentissage artistique de Proust et dans l’elaboration de son esthetique. Ainsi, la decouverte recente de l’achat par Proust, en 1910, de trente-deux gravures, principalement anglaises, relance a plus d’un titre la question du rapport entre cet interet persistant et son travail d’ecrivain. La presentation de cette facture et l’identification de ces oeuvres pourraient alors ouvrir de nouvelles perspectives pour les etudes proustiennes dans le domaine de l’esthetique comme dans celui de la critique genetique.

La facture Hopilliart et Leroy

L’ancien Cartonnier du fonds Proust conserve a la BnF recele plus de tresors que l’on ne pourrait le supposer apres toutes ces annees. En effet, on y trouve une facture portant l’en-tete Hopilliart & Leroy, 12 rue des Saints-Peres, libellee au nom de Marcel Proust, 102 Bd Haussmann et datee du 27 avril 1910. La liste des achats effectues par Proust dans ce magasin specialise dans les meubles et les objets anciens (en particulier les christs en ivoire) est une enumeration de titres, essentiellement en anglais, de gravures ou d’autres types de reproduction. Pourquoi Proust s’est-il adresse a ce magasin d’antiquites pour acheter des gravures, alors qu’il existait, tout comme aujourd’hui, des librairies specialisees, qui faisaient d’ailleurs de la publicite dans la Gazette des Beaux-Arts que lisait l’ecrivain ? Peut-etre avait-il deja pris l’habitude d’acheter des objets chez cet antiquaire dont le nom revient plusieurs fois dans sa correspondance, souvent lorsqu’il cherche a faire des cadeaux mais aussi lorsqu’il veut s’acheter un meuble, comme en 1912 une table de n’importe quel style, car ils m’ont dit qu’ils avaient de tout ou, plus tard, pour leur vendre ses propres meubles. Mais meme quand ce nom n’est pas mentionne on peut le deviner derriere certains achats. Ainsi, on peut supposer que c’est chez Hopilliart que Proust a achete en cadeau a Leon Radziwill un Christ d’albatre du XIIe siecle au-dessus duquel il fait inscrire une phrase de Ruskin : Vous serez heureux mais a une condition.