Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Ca va m’occuper !

Auteur : Laurent Pocry

Date de saisie : 11/11/2007

Genre : Policiers

Editeur : Publibook.com, Paris, France

Prix : 26.00 / 170.55 F

ISBN : 9782748335019

GENCOD : 9782748335019

Sorti le : 11/05/2007

  • Les presentations des editeurs : 12/11/2007

Deux pisteurs de la station de ski de Chamrousse decouvrent leur patron baignant dans son sang, sur un telesiege. Ils suspecteront un dameur, avant de porter de nouveaux soupcons sur un guide de montagne qui n’hesitera pas a supprimer l’un d’entre eux, au cours d’une ascension a la Dent de Crolles. Assiste par un gendarme retraite, le pisteur survivant poursuivra son enquete, se retrouvant prisonnier a l’interieur du monastere de la Grande Chartreuse ou il decouvrira l’existence d’un veritable gang, avant de parvenir a s’enfuir. La police nationale refusant de le croire, il tentera avec ses faibles moyens de decouvrir la verite. L’amour aidant, il sera epaule par une barmaid de la station de ski. La prise d’otage du gendarme retraite les amenera a Villard de Lans ou ils assisteront a sa liberation et a l’arrestation d’un chef de gang peu banal, grace a l’intervention du G.I.G.N.

Laurent Pocry est originaire d’Amiens. Inconditionnel de la montagne depuis sa jeunesse, il la parcourt en toute occasion. Sa profession de gendarme l’amene successivement dans les Vosges et les Alpes ou il servira en unites de montagne. Auteur d’un premier ouvrage Peaux de chamois publie aux editions Jerome Do Bentzinger, Ca va m’occuper ! est son second roman policier. Il a egalement realise un film documentaire sur Strasbourg.

  • Les courts extraits de livres : 12/11/2007

Vendredi 22 avril

Les sommets de la chaine de Belledonne etincelaient sous le soleil naissant. Vers le Nord, le Grand Pic, point culminant du massif, semblait defier les autres cimes moins elevees. Le Grand Colon et ses satellites se detachaient sous le ciel azure. L’altitude moyenne des montagnes ne paraissait pas ecraser Grenoble. La cite dauphinoise se reveillait doucement et le tramway effectuait ses va-et-vient quotidiens. La circulation toujours aussi difficile porte de France et place Victor Hugo irritait les automobilistes qui pestaient continuellement contre des administrations qui ne corrigeaient pas assez rapidement, selon eux, un plan de la ville ou rouler serait un art de vivre. Malgre ces defauts, les habitants aimaient leur commune et la quitter aurait ete pour certains, une desertion.
Plus haut le vacarme incessant s’estompait, la rumeur citadine laissait la place aux bruits de la foret, les piaillements des oiseaux remplacaient le klaxon des voitures et l’ete, les sifflements aigus des marmottes resonnaient dans les vallons encaisses des montagnes. La neige recouvrait ensuite toutes les aiguilles et autres monolithes pour une longue saison donnant l’impression que toute vie disparaissait. Neanmoins les lievres se paraient d’une fourrure claire, les vaches redescendaient dans les etables et les crocus attendaient patiemment leur heure pour eclore.

La temperature augmentait doucement, il faisait chaud en cette fin avril et la neige fondait rapidement. Trop vite, selon les professionnels de la montagne. Pour eux la saison hivernale n’etait pas terminee. Une fonte rapide du manteau neigeux signifiait une baisse du chiffre d’affaires. Pour d’autres, certaines avalanches s’averaient plus dangereuses que durant des annees normales. Loin de ces considerations, les touristes choisissaient leurs loisirs au gre de leurs envies ou du climat. Si la neige fondait, ils preferaient patauger au plan d’eau a La Terrasse, randonner dans le Vercors, en Chartreuse ou simplement, s’attabler autour d’une table dans un bar de la ville.

L’autocar de la ligne Grenoble-Chamrousse circulait normalement sur la route deneigee, transportant son flot quotidien de passagers. Une douce torpeur envahissait les habitues. Perchmans, moniteurs de ski, pisteurs secouristes et autres employes de la station constituaient la clientele principale du premier car de la journee. Un leger brouillard cachait la vallee, mais a deux mille metres les montagnes resplendissaient. Parfois, quelques nuages epars osaient s’accrocher aux pics, indifferents dans leur solitude glacee.