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Cahin-caha

Couverture du livre Cahin-caha

Auteur : Anne Lenner

Date de saisie : 20/01/2006

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Dilettante, Paris, France

Prix : 15.00 / 98.39 F

ISBN : 978-2-84263-118-5

GENCOD : 9782842631185

  • Les presentations des editeurs : 14/05/2006

Lui, c’est la Tremblote : pantin assis sur une gegene invisible, handicape moteur majeur, les moelles en fuite et des gestes a la syntaxe absente. Autour de lui, outre maman, Chloe la soeur piercee a mort, Lulu l’ami et Elsa la toubib avec sa these manuscrite, un areopage de corps en souffrance. A l’ecole, le freak subit assauts, coups bas, mais tient neanmoins, cramponne a sa souffrance comme a la planche pourrie d’un radeau. Survient le pire : tabassage en regle dans les gogues du lycee. Le freak, alors, se vote la mort. Et il cherche comment. Option pilule en ouverture de bal : echec. De retour a la case scolaire, son pote Lulu lui offre alors la redemption par le camp d’ete. Feu vert de la mere. Depart et desillusion : lieu morose et atmosphere plutot rude : le poney-club a gout de crottin, la viree au centre commercial une allure d’arnaque. Seul le bain aura saveur et portera lecon, accompagne d’une petite fugue hors de la routine estivale. Puis, peu a peu, une serenite vient, qui gagne, croit et aplanit et comble cette vie-orniere. La Tremblote se sentira pousser des jarrets de centaures et venir un corps d’ebloui. Histoire lente d’une reconquete que rythment les mots lourds du blues, ainsi va la Tremblote d’Anne Lenner, mort de corps, fort de mots.

Anne Lenner a un peu plus d’un quart de siecle et ne s’en porte pas plus mal. Elle est soupe au lait, mais n’en met ni dans le the ni dans le cafe. Apres un passage a la Sorbonne, quelques voyages et une kyrielle de petits boulots, elle vit desormais dans un grenier, parce que c’est plus pratique pour regarder les etoiles. A l’occasion, il lui arrive d’ecrire.

  • La revue de presse Christine Ferniot – Telerama du 8 fevrier 2006

On le surnomme la tremblote, pauvre pantin aux gestes syncopes, la tete dans les nuages et les jambes clouees au fauteuil roulant. Il sait qu’il mourra jeune, d’une maladie orpheline qui interesse les specialistes pour faire avancer leur these… Cahin-caha raconte le quotidien qui derape, frole la guimauve et se rattrape aux branches grace a une ecriture marquee par la grace de la sincerite. L’auteur dedaigne la routine de la bonne conscience pour lui preferer la rage, le blues, mais aussi l’humour.

  • La revue de presse Jean-Louis Ezine – Le Nouvel Observateur du 19 janvier 2006

Un premier roman qui fait penser a Steinbeck, et qui lui fait quelque part echo, ca ne se lit pas tous les jours. Bien, precisons : c’est le Steinbeck d’avant A l’est d’Eden, d’avant les Raisins de la colere et meme d’avant Des souris et des hommes. C’est le Steinbeck d’avant Steinbeck en somme, mais il faut un temps pour tout. Cahin-caha est en fine resonance avec la Coupe d’or, le tout premier roman de Steinbeck : le futur prix Nobel y racontait la vie d’un pirate, un tailleur de meridiens qui se prenait pour Steinbeck, qui lui-meme tout au long de sa vie s’est pris pour Pigasus, sa figure totemique. Un cochon volant, attache a la terre, mais qui veut voler… C’est exactement le cas de la Tremblote, le heros de Cahin-caha. Lui se prend pour un dodo. Le dodo est l’autre nom du dronte, cet oiseau disparu des brouillons celestes… il n’y a pas une ligne qui ne soit aerienne dans cette desolante histoire…