Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Cantilenes et fables pour les yeux ronds

Auteur : Claude Louis-Combet

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Poesie

Editeur : Corti, Paris, France

Collection : Domaine francais

Prix : 13.00 / 85.27 F

ISBN : 978-2-7143-0924-2

GENCOD : 9782714309242

Acheter Cantilenes et fables pour les yeux ronds chez ces libraires independants en ligne :
L’Alinea (Martigues)Dialogues (Brest)Durance (Nantes)Maison du livre (Rodez)Mollat (Bordeaux)Ombres Blanches (Toulouse)Sauramps (Montpellier)Thuard (Le Mans)

  • Les presentations des editeurs : 13/07/2006

Les proses-poemes reunis ici ont en commun, par-dela la diversite des themes et de la maniere, le souci de s’accorder a l’esprit des formes creees par Berenice Constans. Emane de la penombre toute feminine de l’inconscient, le trace, comme le texte, porte jusqu’a la transparence de l’expression son epaisseur de fantasmes, sa memoire des mythes, sa reverie sur les obscurites du desir, sa nostalgie d’un impossible chemin qui serait de lumiere et d’innocence et dont il ne reste, pour vestige, pour vertige, que le bouquet des ombres consumees.

Claude Louis-Combet

  • Les courts extraits de livres : 13/07/2006

Ce n’est pas ma main, c’est le temps qui entre dans ta chevelure et trace son chemin. La fleur qui s’epand porte au noir son parfum. Tel est l’entier minuit des amants. Le destin tremble sur sa tige.

L’enfance s’est endormie dans ton visage, tandis que nous veillons. Tes yeux sont ouverts comme une prairie. A l’ombre de tes cils, la messagere des dieux distille son secret. Nous n’entendons que son silence. Elle s’occupe a sa tache qui est de couper. Nous nous occupons a la notre qui est de reunir, de reparer, de nous immiscer dans l’intime.

Ne nous retournons pas. Depuis le commencement, la mort nous tient a l’epaule. Nous sommes les hotes de sa blancheur. Mais elle, elle ignore que nous prions, chaque fois que nous songeons aux lointains qui se rapprochent, n’implorant ni salut ni eternite.

Mais seulement que le dernier cercle du dernier instant nous tienne ensemble embrasses. Le jour sans ombre et sans fleur qui s’etendra sans limite ne nous aura jamais concernes. Nous dormirons dans les vestiges d’un arc-en-ciel.