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Ce qui est perdu

Auteur : Vincent Delecroix

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 14.00 / 91.83 F

ISBN : 978-2-07-078134-8

GENCOD : 9782070781348

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  • Le courrier des auteurs : 19/05/2007

… Je suis particulierement heureux de m’exprimer sur le site Lechoixdeslibraires.com a l’occasion de la parution de mon nouveau roman : Ce qui est perdu, chez Gallimard. J’ai peut-etre l’impression, pas tout a fait fausse, puisque je suis quasiment ne dans une librairie – ca devait etre la bibliotheque de mon pere, j’imagine -, au milieu des livres, entoure par les livres et peut-etre meme, endormi dessus. C’est dire si me retrouver dans une librairie, me retrouver en contact surtout avec des libraires, avec ceux qui font passer ces choses sur lesquelles j’ai reve, sur lesquelles je me suis endormi aussi parfois, c’est dire si je suis emu et si je considere les libraires eux-memes un peu comme des oncles bienveillants, ou des parrains dans tous les sens du terme, ou peut-etre meme des peres, ceux grace auxquels – et Dieu sait si, dans mon existence, j’en ai frequente, des librairies -, tout simplement, je me suis constitue, j’ai appris a vivre par leurs conseils, par les livres qu’ils me donnaient, ou eventuellement par leurs avertissements. Ils m’ont donne la possibilite, tout simplement, d’apprendre a vivre dans ces livres, et puis surtout, d’apprendre a ecrire, ce que je tache de faire depuis quelque temps, et ce que je vais essayer de faire encore pendant quelque temps. Voila, c’est un peu ce que je voulais dire aux libraires, en guise d’humble reverence pour leur travail et de grande grande reconnaissance, a la fois pour ce que je suis devenu et pour le travail que je fais. Au revoir.

(Propos recueillis par telephone)

  • Le journal sonore des livres : Lu par Vincent Delecroix- 03/10/2006

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Vincent Delecroix – 03/10/2006

  • Les presentations des editeurs : 03/10/2006

Il existe plusieurs moyens de se remettre d’une rupture. Le meilleur, incontestablement, est d’ecrire une biographie de Kierkegaard, un philosophe melancolique qui n’eut qu’un seul amour, le perdit volontairement et ne cessa, des lors, de lui parler a travers ses livres. On peut aussi conduire un minibus rempli de touristes danois. Ou aller chez le coiffeur, mais pas n’importe lequel : un coiffeur erudit, pudique, si possible peintre. Ou encore raconter des histoires pour conjurer la perte et se debarrasser des spectres.

En essayant de retrouver ce qui est perdu, on apprendra en outre : pourquoi il y a des epis de mais grilles trop sales a la station La Chapelle, comment un chat noir peut devenir blanc, comment egarer sa femme en foret, comment on devient lanceur de javelot, pourquoi il est necessaire de se faire couper les cheveux quand on a l’ame en peine, quelle conduite adopter quand on se jette de la tour Eiffel, pourquoi le Triton a finalement abandonne Agnes, pourquoi on ecrit des livres, pourquoi un celibataire est necessairement condamne a la ruine financiere, ce qu’est la Loi Scheherazade, et bien d’autres choses encore.

  • La revue de presse Mohammed Aissaoui – Le Figaro du 16 novembre 2006

Cette fiction tire sa force d’une etrange et delicieuse impression ou les faits ont moins d’importance que les considerations existentielles du narrateur desoeuvre, sorte de road-movie metaphysique. Il a beau nous faire croire que ses propos sont futiles – le decor est un salon de coiffure -, ils sont erudits, droles et universels, teintes d’une autoderision salvatrice…
Le jeune ecrivain voue une passion pour Kierkegaard a qui il a consacre plusieurs essais et dont il a traduit du danois Exercice en christianisme (Le Felin). La vie amoureuse du philosophe comme ses ecrits l’ont visiblement inspire. Voila pourquoi on retrouve tout cela dans ce recit, dont le titre est un clin d’oeil a Francois Mauriac, auteur de Ce qui etait perdu, qui traitait d’un theme similaire. Mais ce roman est avant tout une histoire d’amour, ou plutot du desamour et ses consequences. Autrement dit, de tout ce qui peut remplir une vie sans forcement la combler.

  • La revue de presse Dominique Fernandez – Le Nouvel Observateur du 26 octobre 2006

Un pur joyau. En quelques livres, discretement, sans tapage, Vincent Delecroix est devenu un des meilleurs ecrivains de la nouvelle generation….
Apres un debut un peu encombre, en effet, de plomb philosophique, le livre prend son envol et finit comme un conte d’Andersen…
Pour arriver a ce constat que, dans ce que nous appelons le reel, il y a bien plus d’absence que de presence, bien plus de choses et d’etres qui manquent que de choses et d’etres qui sont la. Bien plus de spectres que d’hommes. Des spectres, mais dessines d’une plume fine et malicieuse, autant que poetique, ou les choses les plus profondes sont dites avec la legerete d’une fable.

  • Les courts extraits de livres : 05/10/2006

Les gens qui nous parlent d’eux sont comme les gens qui racontent leurs reves : ils sont ennuyeux a la mesure de l’intimite qu’ils devoilent. Les seuls moments ou ils deviennent interessants sont ceux ou, involontairement, ils nous donnent un materiau utilisable a d’autres fins : un enseignement, une anecdote a replacer dans une conversation, une sentence generale, peut-etre une tournure de phrase qui, meme, pourrait nous servir a nous decrire nous-memes la prochaine fois que nous nous mettrons, a notre tour, a parler de nous.
Tu n’aurais pas ecoute, cela ne t’aurait pas interessee. Mais parler de moi en parlant de quelqu’un d’autre, voila la solution. C’est ce que je voulais faire – a supposer qu’une biographie de Kierkegaard soit susceptible de t’interesser. Evidemment, c’est ce dernier point qui m’a embarrasse – parce que, pour le reste, j’avais entierement raison, et c’est d’ailleurs Kierkegaard lui-meme qui me l’a enseigne : non seulement il est inutile, mais il est egalement impossible de parler de soi directement. Alors tous les stratagemes sont bons. J’avais tellement envie que tu puisses voir qui j’etais, qui j’etais vraiment. Tu aurais su. Et je t’aurais tout donne. J’avais tant de choses a donner.