Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Ces petites choses

Auteur : Deborah Moggach

Traducteur : Jean Bourdier

Date de saisie : 04/04/2007

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Ed. de Fallois, Paris, France

Prix : 18.00 / 118.07 F

ISBN : 978-2-87706-611-2

GENCOD : 9782877066112

  • Les courtes lectures : Lu par Xavier Brossard – 09/05/2007

Telecharger le MP3

Xavier Brossard – 09/05/2007

  • Les presentations des editeurs : 05/04/2007

Drole, touchant et si plein de couleur et de details visuels qu’on a l’impression, apres l’avoir termine, d’avoir deja vu le film.
Daily Telegraph

Delocaliser les vieillards ! C’est l’idee lumineuse qui va sauver le docteur Ravi Kapoor, un medecin londonien epuise par son travail quotidien et surtout par les soucis que lui cause son insupportable beau-pere, Norman Purse, un vieux satrape aux revoltantes manies, combinant avec un rare bonheur l’egoisme, le sans-gene et l’obsession sexuelle senile.

Deja expulse de toutes les maisons de retraite convenables, Norman semblait impossible a recaser. C’est alors qu’un cousin de Ravi, un homme d’affaires au dynamisme sans bornes, va creer en Inde une chaine de maisons de retraite tres Vieille Angleterre, ou les Britanniques d’age avance, deconcertes et parfois meme affoles par les conditions de vie nouvelles de leur pays natal, pourront retrouver, au soleil et dans la paix, les moeurs et l’atmosphere de leur jeunesse evanouie.

Dans la grande tradition de la litterature satirique anglaise, Deborah Moggach met en scene avec un humour acerbe, mais souvent teinte de tendresse, ce petit monde depasse par le temps, mais qui ne va tarder a decouvrir que la vie peut encore apporter d’etranges bonheurs.

Deborah Moggach est l’auteur de quinze romans, deux recueils de nouvelles et plusieurs scenarios de television tres remarques, ainsi que d’une adaptation cinematographique d’Orgueil et prejuges de Jane Austen.

  • Les courts extraits de livres : 05/04/2007

En rentrant chez lui, Ravi se sentit presque viole. Il ne pouvait s’en prendre qu’a lui-meme. Ce qui, bien sur, rendait la chose pire encore.
Ravi etait un homme naturellement reserve, peu communicatif. Toc, toc ! Il y a quelqu’un ? plaisantait parfois Pauline. Apres la fausse-couche, il n’avait confie a personne son chagrin. Il y avait vingt ans de cela, et leur enfant serait maintenant un adulte. Durant les folles annees soixante, il ne s’etait nullement laisse aller ; il etait trop occupe a preparer ses examens. Les confidences le mettaient mal a l’aise ; c’etait comme si l’on se dechargeait de ses bagages sur quelqu’un d’autre, qui allait y fouiller tout a loisir.
Mais maintenant, ce qui etait sorti etait sorti et allait bientot faire le tour de la famille. Sa tante Preethi, de Chowdri Road, Delhi, allait telephoner a la mere de Ravi, sa soeur, qui se trouvait presentement en visite chez son autre fils, a Toronto (Le monde a retreci, mon vieux). Elles allaient discuter de ses problemes en hochant douloureusement la tete et en ordonnant a leurs petits-enfants de baisser le son de la television…
Ravi se gara devant la maison et resta un moment assis dans l’obscurite. Il avait trahi sa femme. Et, si peu qu’il l’aimat, il avait trahi le vieil homme aussi. Dans l’ensemble, il se considerait comme un honnete homme. Si Norman avait ete etendu sur un lit d’hopital, il aurait ete plein de compassion. Mais, en ces circonstances, la chose etait facile. Elle etait horriblement penible et epuisante, mais facile.
Ravi contempla la facade de la maison. C’etait etrange, cette repugnance a penetrer dans son propre domicile. Une fenetre, a l’etage, avait les vitres couvertes de buee. Pauline devait prendre un bain. En bas, inutile de le dire, Norman ne s’etait pas donne la peine de fermer les rideaux. Le salon etait expose a la vue des passants. Aucune des lampes a pied n’etait allumee, seulement le plafonnier, qui projetait dans la piece une lumiere de salle d’operation. Norman, le coucou bien cale au fond du nid, regardait la television au milieu d’un nuage de fumee.