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C’est fou, une fille.

Couverture du livre C'est fou, une fille...

Auteur : Marie Billetdoux

Date de saisie : 22/08/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Collection : Romans francais

Prix : 12.50 / 81.99 F

ISBN : 978-2-226-18097-1

GENCOD : 9782226180971

Sorti le : 22/08/2007

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  • Le courrier des auteurs : 26/09/2007

… Maintenant, je voudrais vous parler de mon rapport avec les libraires, qui est le grand regret de ma vie. C’est ce que j’ai manque dans ma vie d’ecrivain, c’est-a-dire que les deux fois ou j’aurais pu aller a leur rencontre a travers la France quand on a un certain succes, en 1976 pour mon livre Prends garde a la douceur des choses qui a eu le prix Interallie, ou j’aurais du aller de l’un a l’autre et les rencontrer, je ne sais pas pourquoi j’ai fait ca, je suis devenue stagiaire scripte dans les egouts, sur le film de Jean-Louis Bertuccelli d’apres le livre de Rene-Victor Pilhes, L’imprecateur. Je passais donc mon temps sous terre, alors que toutes les librairies de France me fetaient et que le livre se vendait bien. Je n’ai rencontre personne, et personne ne m’a vue. Ca a donne que apres, j’ai fait un film, mais ca a quand meme pris quatre ans a quatre ans et demi de ma vie. Et la deuxieme fois ou egalement j’aurais pu aller les rencontrer et qu’il y ait une parole vivante puisque c’est ce dont un ecrivain a besoin, de ce retour, de cette chaleur humaine, je suis partie accoucher, personne ne le savait, et j’ai meme failli mourir. Mon attachee de presse chez Grasset m’appelait en me disant : tu es invitee a tel endroit et a tel endroit, et j’entendais ca comme dans un brouillard, j’ai ete cliniquement morte pendant une minute. J’ai manque mon rendez-vous a travers la vie avec les libraires. En revanche, je les connaissais bien quand j’etais petite, puisqu’il y avait beaucoup beaucoup de livres a la maison, des murs entiers qui etaient tapisses, mais quand on avait faim le soir et qu’ils n’etaient pas la, on savait ou les trouver : on allait ou chez Chan, au boulevard Montparnasse, ou a Arts et Litterature. On courait en pyjama la, et on les trouvait la tous les deux, et on disait : On a faim, on a faim, et qu’est-ce que vous faites dans une librairie ? Je vous remercie beaucoup d’avoir passe ce petit moment avec moi, et je vous dis au revoir.

  • Le journal sonore des livres : Lu par Marie Billetdoux – 03/09/2007

Telecharger le MP3

Marie Billetdoux – 03/09/2007

  • Les presentations des editeurs : 21/07/2007

C’est une femme comme toi que j’attendais. Avec toi, c’est incroyable, je m’aime, j’ai tellement de mal a croire qu’on puisse m’aimer.

  • Les courts extraits de livres : 21/07/2007

L’annee etait bien engagee deja. Outre le vent et la pluie parfois, gris uniformement jour apres jour etait le ciel.
De la lumiere, il en demeurait peut-etre dans le crane des paysans qui, l’hiver, pensent a l’ete, de quelques alienes, par fulgurances, de quelques religieux en leur glorieuse solitude, et pour ceux qui l’avaient rejointe en avion, au-dessus des nuages…
Mais, pour ceux qui passaient leurs journees dans des bureaux comme pour ceux qui, dans les hopitaux et les prisons, vivaient les yeux rives a la fenetre, il etait devenu impossible de se souvenir de l’existence de la lumiere telle qu’elle peut, en un instant, inonder la terre. Il semblait a chacun au contraire que, definitivement et par definition, le gris etait la couleur de la vie.

La pluie avait recommence a tomber. Ils allaient bientot reprendre conscience, l’entendre tapoter sur le trottoir, puis se decouvrir nus par terre, dans les bras l’un de l’autre.
C’etait l’heure ou, une a une sur cette moitie du monde, un peu partout, les lampes s’allument, l’heure ou vient vibrer sur les vitres des facades le grondement du moteur des autobus, l’heure ou le sentiment que quelque chose se termine vient secourir celui de n’avoir encore rien fait.