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Chevaliers croises d’Auvergne, Bourbonnais et Velay : armorial, cartes, tables heraldiques

Auteur : Yves Carrias

Preface : Jean-Guy Micolon de Guerines

Date de saisie : 13/01/2008

Genre : Histoire

Editeur : CREER, Brioude, France

Collection : Histoire

Prix : 35.00 / 229.58 F

ISBN : 978-2-84819-083-9

GENCOD : 9782848190839

Sorti le : 20/12/2007

  • Les presentations des editeurs : 14/01/2008

Les chevaliers d’Auvergne ont repondu de facon variee a l’appel a la reconquete des lieux saints par le pape Urbain il en novembre 1095 a Clermont.
La croisade populaire completement inorganisee, emmenee par Pierre l’Ermite et Gautier Sans Avoir, fut ecrasee par les Turcs en Anatolie des le printemps 1096.
Elle n’est pas consideree ici, car la plupart des chevaliers ne sont partis qu’au printemps 1096 apres la preparation par Godefroi de Bouillon et Raymond IV de Toulouse de ce qu’il est convenu d’appeler la premiere croisade.
La longueur et les difficultes du voyage, la frequente ruine des seigneuries abandonnees par leur seigneur pour la croisade expliquent partiellement le moindre enthousiasme apparent pour les croisades suivantes.
Jusqu’a un grand depart pour les septieme et huitieme croisades avec le roi Louis IX, qui mourut de la peste devant Tunis le 25 aout 1270.
Nous fournissons une liste des seigneurs dont la presence est averee pour chaque croisade, au vu des documents accessibles.

Yves Carrias, est ne en 1954. Cet ancien technicien de recherche de Michelin, cultive depuis longtemps sa passion pour l’heraldique et pour l’histoire regionale medievale. Il a publie en 2006 Armorial de la ville de Montferrand (Lapeyre). Il travaille actuellement sur les armoriaux des villes de Riom et Clermont.

  • Les courts extraits de livres : 14/01/2008

Extrait de la preface de Jean-Guy Micolon de Guerines, President de l’A.R.G.H.A. (Association de Recherches Genealogiques et Historiques d’Auvergne) :

Lorsqu’on m’a demande d’ecrire la preface de cet ouvrage, j’en ai ete particulierement flatte mais aussi tres heureux car ce livre presente deux disciplines qui me passionnent egalement : l’heraldique et l’histoire, d’autant plus qu’il est assez rare de trouver un armoriai consacre a l’heraldique et aux Croisades.
Une partie des heraldistes considere que c’est a l’occasion des Croisades que l’heraldisme a commence. En effet, dans ce grand remuement de foules, il etait necessaire que chaque seigneur puisse etre reconnu de ses soldats ou de ses chefs de guerre d’une facon simple et efficace. D’autres chercheurs eux, indiquent qu’il n’y a pas de rapport, et que l’heraldique est apparue dans le debut du XIIe siecle pour les memes raisons, en France, Angleterre et Saint Empire.
On commenca donc a prendre pour habitude de peindre sur le bouclier du chevalier ainsi que sur la banniere que portait son banneret ou son ecuyer un dessin de differentes couleurs. On prit au debut le dessin des renforts qui se trouvaient de l’autre cote du bouclier : ainsi sont nes les croix, chevrons, barres, bandes, etc.
D’autre part, les boucliers etaient recouverts soit de metal, revetu d’or ou d’argent : ainsi sont nes les metaux heraldiques, soit de fourrures : ainsi sont nees les fourrures heraldiques hermine, contre-hermine, vair, contre-vair. etc. et enfin de peintures et ainsi se crea la liste des emaux heraldiques qui devaient etre de couleur tres franche pour eviter les confusions.
Les blasons de cette epoque etaient donc souvent en opposition avec les regles de l’heraldique qui ne furent vraiment definies qu’a partir du XVe siecle ou meme du XVIe puis codifiees et presentees par de nombreux heraldistes mais surtout par Hierosme de Bara dans son livre : Le blason des armoiries et MENESTRIER dans son Art du blason.
Il faut aussi savoir qu’au debut de son installation, le blason fut souvent personnel et non familial et que de nombreuses familles de cette epoque changerent plusieurs fois de blason, ou y apporterent des modifications, d’autant plus que les branches cadettes de ces familles prirent soit les armes de la famille avec une brisure, soit des armes totalement differentes.
Un exemple interessant de ces pratiques nous est donne par l’histoire des Comtes d’AuvERGNE : Robert III Comte d’Auvergne mourut laissant son fils Guillaume VII qu’il confia a son frere Guillaume. Celui-ci s’empressa de spolier son neveu de tous ses biens et prit le titre de Guillaume VIII l’ancien Comte d’Auvergne et conserva les armes de la branche ainee, a savoir le Gonfanon.