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Chien jaune

Auteur : Martin Amis

Traducteur : Bernard Hoepffner

Date de saisie : 04/01/2007

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Du monde entier

Prix : 22.50 / 147.59 F

ISBN : 978-20707353899

GENCOD : 9782070735389

Sorti le : 04/01/2007

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  • Le journal sonore des livres : Lu par Agathe Lhuillier – 21/03/2007

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Agathe L’huillier – 15/03/2007

  • Les presentations des editeurs : 04/01/2007

Xan Meo, fils de gangster devenu acteur et romancier raffine, se fait violemment agresser et subit une etrange metamorphose…
Le roi Henry IX tente d’etouffer un double scandale : sa liaison avec une mysterieuse Chinoise, et une video scabreuse ou apparait l’heritiere du trone… Clint Smoker, journaliste de la presse people, a des raisons bien personnelles d’aller en Californie interviewer une reine du porno… Et pendant ce temps, le vol 101, reserve aux fumeurs, arrivera-t-il a destination ? En entrecroisant ces histoires, Martin Amis livre une charge feroce contre une Angleterre a peine imaginaire, de Buckingham Palace au Londres de la pegre.
Mais sous ce tableau grincant et apocalyptique couve une interrogation inquiete : dans un monde en perdition, quelle place pour l’innocence ? Et la civilisation suffit-elle a endiguer la sauvagerie ? Moraliste sans concession, satiriste impitoyable, Amis prouve surtout une fois de plus sa puissance visionnaire et sa capacite a reinventer la langue : de la preciosite aristocratique a l’argot des truands en passant par le langage des SMS, il nous offre un feu d’artifice stylistique qui brasse tous les parlers pour en faire une synthese inedite.
Et ce livre monstre, l’un de ses plus aboutis, resume notre temps comme peu d’oeuvres savent le faire.

Martin Amis vit a Londres. Il a publie une quinzaine d’ouvrages, parmi lesquels, traduits en francais, Money, money, London Fields, La fleche du temps, L’information, Experience et un recueil d’essais, Guerre au cliche.

  • La revue de presse Raphaelle Rerolle – Le Monde du 4 janvier 2007

Une bonne dose d’audace – peut-etre meme de la temerite – voila ce qu’il fallait a l’Anglais Martin Amis pour aller aussi loin qu’il l’a fait dans son dernier livre…
Dans une langue deroutante et splendide, traversee d’eclairs de genie et d’obscurites irreductibles, cet ecrivain de 57 ans s’affirme, une fois de plus, comme l’un des plus passionnants de sa generation…
Tel qu’il finit par se dessiner sous les yeux du lecteur, le roman produit une impression curieuse, ou se melent l’angoisse et l’excitation. Car le monde evoque par Chien jaune n’est pas de science-fiction, meme s’il baigne dans une atmosphere surnaturelle. Cette societe, ou les journaux a scandale n’hesitent pas a creer des faits-divers pour satisfaire leurs lecteurs, est-elle si lointaine ? Pourtant, il y a la litterature – celle dont Martin Amis donne un echantillon magnifique. Le pouvoir de la pensee, de l’humour, de la lucidite par les mots qui, ce n’est pas rien, rendent libre. Envers et contre tout.

  • Les courts extraits de livres : 16/03/2007

Tu t’en souviendras dans la douleur, mon gars. Mais il y a un autre acteur sur notre scene. Mais je vais a Hollywood mais je vais a l’hopital. Un homme (car c’est lui, c’est lui, c’est toujours lui), un pecheur, un pecheur, mangeur, souffleur, arrivant a toute vitesse sur lui par-derriere. Mal est violent, et Xan est violent, mais dans la grimace de ce troisieme acteur, dans son halo, on lit l’absence totale de tous les points d’accord entre etres humains : tous les traites, tous les concordats, toutes les ententes. Il est chauve, pale et grossier. On dirait que ses sourcils et ses cils ont ete effaces au laser, voire a la lampe a souder. Et le jet de vapeur jaillissant de sa bouche comme d’une bombe de peinture, par cette soiree fort peu rude, etait long comme son bras.
Xan n’entendit aucun bruit de pas ; ce qu’il entendit, ce fut le sifflement, le pas de loup patient de la matraque qu’on souleve. Puis le pincement aigu de deux doigts sur son epaule. Ce n’etait pas cense se passer ainsi. Ils s’attendaient a le voir se retourner, et il ne se retourna pas – il se tourna a moitie, puis pivota et se baissa. De sorte que le coup, destine seulement a briser la pommette ou la machoire, atterrit en fait sur son crane, cette vaste bosse (en l’occurrence encore boisee, un bon parti) ou tant de capacites nobles et delicates sont logees avec tant de confiance.
Il s’ecroula, il s’affaissa sur les genoux, une defaite qui l’obliterait : son sang de femme, son sang d’enfant, pris par l’ennemi.