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Chronique d’un médecin de campagne

Auteur : Jean-Louis Bellaton

« – Vous ne vous affolerez pas : on est perdu dans la montagne. Je vous accompagnerai pour redescendre jusqu’ici.
Deschamps croyait être au bout de ses peines mais la route n’en finissait pas de monter. Il s’agissait en fait de petits chemins sur lesquels les roues de la 3CV patinaient. Au moins n’avait-il plus à écarquiller les yeux : il se contentait de suivre les feux qui le précédaient. Il restait de la neige et de la boue sur les bas-côtés après lesquels on n’apercevait rien d’autre que l’incertitude des choses. L’autre pouvait le conduire n’importe où.
Le brouillard disparut d’un coup.
La lune éclairait une nuit étoilée et des forêts mixtes de feuillus et de sapins. Un incroyable vallonnement de montagnes doucement arrondies s’étendait loin dans une lumière argentée au-dessus d’une mer ouatée. Contrastant fortement avec la masse plus sombre des bois, la neige recouvrait les prairies.
– Le paradis après l’enfer ! » « Une vie de dingue mais un boulot passionnant. » C’est ainsi que l’auteur décrit la vie d’une généraliste dans le dernier quart du XXe siècle. Ce fut la sienne et c’est celle de son personnage, Jean Déchamps. Sans samu, sans scaner… et bien entendu sans téléphone mobile. Des bobos parfois, des cas graves et compliqués souvent : suivis de grossesses, pédiatrie, drames familiaux… La nature, la mort et les passions amoureuses rythment le quotidien de ce jeune praticien, avec l’âpre saveur de ce monde perdu si cher à Jean-Louis Bellaton.