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Chroniques de l’infortune

Auteur : Jean-Michel Faure | Christian Gaido

Date de saisie : 11/11/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Publibook.com, Paris, France

Prix : 20.00 / 131.19 F

ISBN : 978-2-7483-3769-3

GENCOD : 9782748337693

Sorti le : 11/08/2007

  • Les presentations des editeurs : 12/11/2007

Un jeune musicien accidente qui se reveille avec un pouvoir encombrant, un gitan condamne a mort racontant sa vie a un gardien de prison, les etranges consequences de la canicule, une greffe de la main qui tourne mal ou encore un ouvrier apprenant a ses depends les desagrements de la vie de VIP. Cinq histoires differentes mais aussi indissociables que les doigts d’une main. Des destins qui s’entrecroisent comme sur une toile d’araignee guides par un fil tenu : celui du mystere. Au total cinq nouvelles enigmatiques, souvent bizarres, parfois tristes racontant simplement quelques vies dont le point commun est d’echapper a tout controle. Et tout au bout, comme une conclusion, la mort, aussi inevitable que la vie.
Laureats de notre nouveau concours des Plumes Stephanoises, Jean Michel Faure et Christian Gaido savent jouer avec nos nerfs. Chacune de leurs nouvelles est une plongee dans un monde ou l’enigme, le danger et le fantastique peuvent nous attendre a chaque coin de rue. Personne n’est a l’abri, ni les heros d’un accident mortel, ni les lecteurs d’un frisson au detour d’une page. Au fil des nouvelles, une toile d’araignee se tisse, emprisonnant chaque personnage et attirant chaque lecteur en son centre, inexorablement. Au final, des nouvelles etranges, des contes contemporains qui echappent a tout controle et menacent a tout instant de vous avaler aussi bien qu’ils broient leurs heros.

Jean Michel et Christian commencent leur collaboration dans un groupe de rock stephanois pour lequel ils ecrivent les textes des chansons. Ils se lancent ensuite dans l’ecriture d’un roman policier, Requiem, publie en 2004. En 2006 ils ecrivent Chroniques de l’infortune, un recueil de nouvelles. La suite de Requiem etant deja programmee, ils travaillent aujourd’hui sur d’autres projets tels que l’ecriture de textes pour des artistes regionaux, un scenario et une bande dessinee.

  • Les courts extraits de livres : 12/11/2007

Un don d’enfer

La particularite des musiciens amateurs, ce sont les concerts de l’extreme. Et, en regle generale, plus les musiciens sont amateurs, plus le concert est extreme.

C’est la reflexion que se faisait Gab au volant de sa voiture. La tete et les oreilles encore emplies des applaudissements du public, il souriait niaisement en savourant, a posteriori, les effets enchanteurs de la celebrite sur le musicien moyen. Avec son groupe, ils venaient de se produire dans un bar perdu au milieu de nulle part, au fin fond de la Haute-Loire. Les hasards du calendrier avaient voulu que les propositions de concerts soient plus nombreuses en hiver qu’a la belle saison. Nocturne n’avait donne aucun concert cet ete, pas meme pour la fete de la musique, et depuis quelques semaines, ils jouaient pratiquement tous les week-ends. Non pas que cela le derange – Gab adorait se produire sur scene – mais il trouvait dommage de devoir faire plusieurs dizaines de kilometres pour gagner quelques euros. Il est vrai que la musique, surtout pratiquee en amateur nourrit rarement son homme – a plus forte raison lorsque les musiciens en question sont six – mais a ce stade, essayer de vivre de sa passion releve clairement de l’utopie obsessionnelle.

Pourtant ils avaient ete bons, tres bons meme. D’aussi loin qu’il se souvienne, Gab n’avait encore jamais joue dans un endroit ou il y avait plus de monde devant la scene qu’au comptoir. Pourtant ce soir, on ne sait par quel miracle, la magie avait opere. Les spectateurs etaient venus en masse, et les musiciens de Nocturne s’en etaient donnes a coeur joie. Leur rock-blues energique avait fait hurler la sono jusqu’aux limites du supportable pendant plus de deux heures, et ils avaient termine leur show dans un desordre indescriptible. Meme Tony avait pour une fois assure et s’etait contente de chanter au lieu de ses hurlements habituels.