Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Chroniques de Saint-Placide-de-Ramsay

Couverture du livre Chroniques de Saint-Placide-de-Ramsay

Auteur : Francois Barcelo

Date de saisie : 09/06/2007

Genre : Policiers

Editeur : Fayard, Paris, France

Collection : Fayard noir

Prix : 20.00 / 131.19 F

ISBN : 978-2-213-63070-0

GENCOD : 9782213630700

Sorti le : 02/05/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Joachim Salinger – 17/09/2008

Telecharger le MP3

Joachim Salinger – 11/06/2007

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

Pompes funebres : Bertrand est le patron du salon des pompes funebres de Ramsay. Son meilleur ami, Wilfrid, un ancien camionneur, lui donne souvent un coup de main. Un jour ils ont l’idee saugrenue de cacher un magnetophone dans le cercueil d’une defunte pour enregistrer ce que disent ses proches en se recueillant.
Wilfrid est victime d’un accident de la route. Bertrand le ramasse, le ranime. Le faux-mort etait seulement sous le choc et s’enferme chez son ami. Ils vont pousser la plaisanterie tres loin, ce qui fait remonter a la surface un terrible secret bien enfoui.

Fonts baptismaux : dans cette autre chronique de Ramsay, un pretre, tout a fait respecte, entre en conflit avec une certaine Gisele, a propos de l’achat de fonts baptismaux pour son eglise. Cette femme intraitable est a la tete du conseil qui gere le budget paroissial. La haine entre eux va monter au point de donner au pretre des idees criminelles. Ira-t-il jusqu’a passer a l’acte ?
Les deux courts romans reunis sous le titre de Chroniques de Saint-Placide-de-Ramsay illustrent le talent de Barcelo : une imagination debridee y fait des siennes, n’epargnant rien, ni la religion, ni les politiciens, ni la police.

Francois Barcelo est ne a Montreal en 1941. Enseignant, puis redacteur publicitaire, il publie a partir de 1981 de nombreux ouvrages au Quebec. Certains paraissent a la Serie Noire, dont Cadavres (1998). Il excelle dans le polar humoristique, alliant la derision au rocambolesque.

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

Bertrand est mon meilleur ami. Ca tombe bien, parce que moi aussi, je suis son meilleur ami.
Si vous ne me croyez pas, j’en ai la preuve dans ma garde-robe.
J’ai un complet anthracite. C’est presque noir, ca. Vous ne voyez pas le rapport ? C’est simple, pourtant : mon ami Bertrand est dans les pompes funebres. Directeur de funerailles, si vous preferez. Et comme ca ne meurt pas assez a Saint-Placide-de-Ramsay, il n’a pas d’employes. On ne manque pourtant pas de vieux, par ici. Mais ils vivent de plus en plus longtemps. Et on a de moins en moins de jeunes. Ca aussi, c’est de mauvais augure dans son metier.
Bertrand est donc l’homme-orchestre de nos pompes funebres : croque-mort, embaumeur, fossoyeur, porteur de cercueil, diseur de chapelet, conducteur de corbillard et ambulancier (ca apporte de l’eau au moulin). Il est meme quasiment imprimeur et fleuriste : il vous prete le catalogue de la boutique Des fleurs et des mots, a Ramsay, et il fait suivre vos commandes de couronnes et de cartons de remerciement. Il y a aussi des vieux du village qui lui demandent de les aider a ecrire leur testament, mais ca c’est gratuit. Il n’exige meme pas d’etre heritier.
Depuis que j’ai pris ma retraite de chauffeur de camion, je lui donne un coup de main. Je ne touche jamais aux morts. Je me contente de tenir compagnie a Bertrand dans mon costume anthracite quand il expose une depouille mortelle au salon. Je l’aide aussi a placer les fleurs quand on lui en livre a la derniere minute. En plus, si Bertrand est parti en ambulance, je reponds au telephone du salon funeraire. Il transfere les appels chez moi dans ce temps-la. Mais ca ne sonne presque jamais puisque, je vous l’ai dit, ca ne meurt pas beaucoup a Saint-Placide, et quelqu’un a rarement besoin de l’ambulance dans les jours suivant la mort d’un d’autre.
Deux ou trois fois par annee, c’est moi qui vais porter le cercueil au crematorium, a Ramsay, quand la famille ne veut pas y aller. Normalement, si la famille prefere voir bruler son defunt, Bertrand loue un corbillard avec chauffeur. Si elle n’y tient pas, il m’envoie dans ma fourgonnette Caravan. Le cercueil entre juste, et je dois laisser le hayon ouvert pour les plus grands modeles. Il me donne dix dollars chaque fois, mais c’est bien moins cher que le vrai corbillard. Lui, il reste dans son bureau pour repondre au telephone en cas d’urgence. Il conduit le corbillard seulement pour les enterrements au cimetiere du village, a cote de l’eglise, en face de son salon funeraire. S’il y a un appel pour l’ambulance a ce moment-la, ca sonne chez moi, et je viens tout de suite le prevenir, mais ca n’est jamais arrive.