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Chroniques d’un leader haitien comme il faut : les meilleures d’Albert Buron

Auteur : Gary Victor

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Essais litteraires

Editeur : MEMOIRE D’ENCRIER, Montreal, Canada

Collection : En bref

Prix : 17.00 / 111.51 F

ISBN : 978-2-923153-47-6

GENCOD : 9782923153476

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  • Les presentations des editeurs : 31/10/2006

Les Chroniques d’un leader haitien comme il faut sont a l’origine des sketches radiophoniques diffuses sur les ondes de Radio Metropole a Port-au-Prince, entre 1999 et 2005, sous le titre La politique de Buron. Avec plus de huit cents sketches, cette emission satirique, qui a connu un franc succes en Haiti, a ete interrompue a la fin de 2005. Recits pour rire et faire rire, ces audiences jettent un regard critique sur la societe haitienne. Albert Buron est devenu l’incontournable portrait d’une elite loufoque et repugnante.

Gary Victor, ne en 1958 a Port-au-Prince (Haiti), est l’ecrivain le plus lu de son pays. Il est egalement scenariste et journaliste. Son oeuvre est de plus en plus connue et appreciee en France et dans les milieux francophones. Il a recu en 2003 le Prix du Livre insulaire a Ouessant et en 2004 le Prix RFO du Livre.

  • Les courts extraits de livres : 31/10/2006

– Patron, ce n’est pas normal, ce qui se passe. Buron se dressa sur son lit.
– Janseus, fais bien attention. Si cette histoire est une plaisanterie, t’es vire.
– Patron, le mort s’est reveille… Nous avons essaye de le tuer, avec nos batons, nos pics et nos machettes.
– Et puis ?
– Patron, le mort a casse la jambe a Roger, Ti Nes est mort des suites d’un coup de cercueil, et Pierre est paralyse suite a un coup recu au rein.
– Ce mort, qu’est-ce que c’est, aboya Buron… Un Marine ?
– Je ne sais rien, Patron. Il faut faire vite.
– J’arrive… Mais fais en sorte qu’il ne fuie pas…
Buron s’habilla a la vitesse de l’eclair, s’arma d’un fusil de calibre douze, d’un neuf millimetres, prit des munitions puis ordonna a ses deux agents de securite de l’accompagner aux pompes funebres. Buron traversa la ville en trombe au volant de sa jeep Mercedes dernier cri pour venir stopper le vehicule dans un crissement de pneus devant l’immeuble des Pompes funebres Albert Buron.
– Il est toujours a l’interieur, cria quelqu’un.
On vit Janseus, le gardien, se degager du dessous d’une voiture sous laquelle il etait cache. Il avait un oeil en mauvais etat et une blessure a l’epaule.
– Que fait-il a l’interieur ?, demanda Buron.
– Il fait des exercices.
– Des exercices ! Quels exercices ?
-Je n’en sais rien, patron.
Il fallait reprendre les choses en main rapidement.
– On ouvre la porte rapidement et on fonce, ordonna Buron aux agents de securite qui n’etaient visiblement pas dans le coup. On tire dans le tas. On pourra toujours rafistoler le mort. Les parents n’y verront que du feu. Un mort qui se leve dans une entreprise de pompes funebres, c’est la faillite. On ne nous confiera plus de travail et ce sera le chomage pour nous tous. Vous avez compris ?
– Compris, repondirent les autres, sensibles a la harangue de leur patron.