Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Cold revenge

Auteur : Michel Ollivier

La Bretagne, ses verts pâturages, les champs de courses hippiques sous un ciel radieux et la brise marine.
Les chevaux piaffent d’impatience sur la ligne de départ. Ça y est, c’est parti à un train d’enfer. Mais l’un d’eux ne franchira pas la ligne d’arrivée. Il est rare qu’un beau coursier, soit fauché en pleine course par un tir de carabine de fort calibre. Pas dans «Mort sur le fil.» À la lecture du polar de Michel Ollivier, journaliste, spécialiste du monde hippique, on découvre que cet univers n’est pas comme peut l’imaginer un banal adepte du PMU.
Rancunier et violent. On aurait tort, en effet, de ne pas penser à l’envers de la médaille. Elle est loin d’être étincelante comme un Louis d’or. D’ailleurs, nous serions bien naïfs de croire le contraire et Michel Ollivier met les points sur les «i» sur un sport qui, comme tous les autres, a son coté noir. «Mort sur le fil» nous y fait entrer dans le détail et on en sort très édifié. C’est que son personnage, Steve, un jeune garçon promis à un bel avenir de jockey en connaît long sur la chose.
Qui plus est, Steve est très jeune homme très malin. Poussé par l’un de ses professeurs passionné de chevaux, le jeune homme découvre un monde dont ses qualités et son intelligence peuvent lui ouvrir les portes et, pourquoi pas, lui offrir une existence hors du commun et la notoriété. Il s’y jette donc à corps perdu, sans ménager sa peine et ses efforts. Mais comme on le verra, seules la déception et l’amertume seront au rendez-vous.
Et il le prendra très mal. Steve est un rancunier violent. Ainsi, son désir de vengeance se focalisera alors sur celui qu’il considère comme le responsable de son échec. Il prendra des détours perfides, des attitudes trompeuses. Méthodiquement, sans jamais s’en prendre directement à lui, Steve va tenter de le lui faire payer cher son comportement. Un récit plein d’enseignements sur un milieu aux moeurs inattendues, mené avec brio du début à la fin par un auteur qui en connaît un bout.