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Comme si rien ne s’etait passe

Auteur : Andre Thomaso

Date de saisie : 05/07/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Amalthee, Nantes, France

Prix : 12.00 / 78.71 F

GENCOD : 9782350276540

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

Comme si rien ne s’etait passe

Decu par l’evolution de sa profession, un journaliste de renom se mele aux manifestations anti-CPE. Dans le meme temps, des jeunes, excedes par le traitement inflige a certains d’entre eux par les forces de l’ordre, enlevent ledit journaliste.
Plutot encombres par leur otage, ils se decouvrent bientot des attaches communes avec lui, et des liens d’amitie se nouent. Leur inquietude est la meme face aux ravages de l’evolution ultra liberale du monde occidental.
Par le biais de cette histoire, l’auteur se livre a une critique de l’evolution politico-economique de notre societe, qui detruit le travail accompli pendant un siecle et demi par nos parents, guides par une philosophie humaniste inspiree de l’esprit des lumieres. Cette entreprise de demolition utilise largement l’arme de destruction massive que sont les medias, outils de propagande d’une efficacite redoutable.
Mais la force de notre histoire et la puissance de l’esprit des lumieres aideront encore a se liberer de ces nouveaux despotes rompus aux techniques du marketing et de la communication.
La raison finira par l’emporter sur les marchands d’illusions.

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

Il devait etre quinze heures environ, le soleil etait radieux, la rue de la Republique, noire de monde. Je me melais au cortege et me laissais porter par le courant, leger comme une plume.
Cet apres-midi de mai, je ne sais pas ce qui m’a pris, ni moins encore ou cela me menerait, mais je l’ai fait. Une espece de souffle interieur m’a secoue, m’a dit Bouge-toi, vas-y; ce moi intime, guide universel, merveilleuse source d’energie qui montre que la vie est une fantastique ecole ou il y a toujours quelque chose a decouvrir ou a enseigner.
Depuis deux ou trois jours deja, ca chauffait, a tout point de vue.

Nous sortions d’un hiver long et tres froid, pour nous retrouver brutalement dans ces chaudes et longues journees de printemps. Tout s’eveille et se remet en marche a ce moment-la et la rue devient alors le theatre d’une vie intense, pleine de promesses.

Au journal aussi, la vie s’intensifiait : les jeunes etaient dans la rue, inquiets des mesures proposees par un gouvernement qui expliquait de son cote que ces memes mesures etaient mal comprises. Il y avait de quoi dire ou montrer, et les redactions etaient en effervescence. Pour la premiere fois depuis des annees, je ne me sentais pas bien dans cette agitation, quelque chose me genait. J’ecoutais mes collegues, je lisais mes confreres, je regardais la television et j’avais une sensation de degout, j’etais mal dans ma peau de journaliste. Je n’avais pas choisi ce metier uniquement pour raconter; j’avais ce sentiment double de duper les autres et d’etre dupe moi aussi. Je donnais mal, j’etais incommode par cet unanimisme ambiant; tout le monde disait quasiment la meme chose.