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Comprendre l’art africain

Auteur : Emmanuel Pierrat

Date de saisie : 03/12/2008

Genre : Arts

Editeur : Chene, Paris, France

Prix : 39.90 / 261.73 F

ISBN : 978-2-84277-899-6

GENCOD : 9782842778996

Sorti le : 03/11/2008

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  • Les presentations des editeurs : 30/12/2008

L’Art africain – qualifie tour a tour de primitif, tribal ou premier – intrigue et captive de plus en plus. Le succes du musee du Quai-Branly en temoigne. Paradoxalement, aucun ouvrage ne propose une approche a la fois ludique, erudite et forcement esthetique, des arts traditionnels d’Afrique noire. A partir de sa collection personnelle, Emmanuel Pierrat prend appui sur des pieces emblematiques pour que le plus large public puisse aisement saisir ce qui fascine ou repousse et comprenne les liens artistiques entre l’Occident et le continent noir.
L’auteur repond ainsi a toutes les questions que l’on peut se poser concernant l’authenticite d une oeuvre, la multiplicite des ethnies et des styles, les materiaux, les fetiches vaudous, les objets du quotidien ou encore les symboles du pouvoir. Il deboulonne les idees recues grace a pres de 150 coiffes, lances, statues ou ustensiles tous aussi splendides qu’inedits. Bienvenue au pays merveilleux de la magie noire et des masques blancs !

  • La revue de presse Cecile Jaures – La Croix du 3 decembre 2008

Dans un ouvrage truffe d’anecdotes, ce passionne repond aux questions que tout collectionneur d’art africain est amene a se poser un jour…
Il ne s’agit pas de propulser le lecteur au statut de doctorant en art africain mais de l’aider a mieux analyser ce qu’il peut ressentir devant une sculpture ou un bouclier, explique-t-il dans la preface de l’ouvrage, dedie a sa fille de 3 ans, tombee recemment amoureuse d’une statuette Chamba (Nigeria). Truffant son propos d’anecdotes amusantes, Emmanuel Pierrat, adepte de l’erudition joyeuse, tord le cou a nombre d’idees recues et offre une belle initiation a cet art tribal, souvent presente comme inaccessible ou mysterieux.

  • Les courts extraits de livres : 30/12/2008

Art ou ethnographie ?

Pendant des decennies, une guerre de tranchees a divise les specialistes de l’Afrique, et par consequent a separe artificiellement les objets tribaux en deux vastes categories.

D’un cote, les tenants de l’ethnographie se sont empares des pieces qu’ils consideraient comme revelatrices des us et coutumes, des croyances religieuses, etc. Le musee de l’Homme a Paris a ainsi accumule les centaines de milliers d’instruments de musique, d’outils ou d’appuie-nuque, collectes par les differentes missions ayant arpente les terres de l’empire colonial.

De l’autre, emanant de ces memes etendues, des statues et des masques ont rejoint la categorie plus ou moins definie des objets designes comme artistiques. C’est ainsi qu’est ne le musee des Arts africains et oceaniens. Et ce alors que d’autres domaines, telles les oeuvres du Moyen Age francais ou de l’Antiquite romaine, etaient presentes depuis longtemps dans un heureux melange de coffres et de triptyques, de statues et de vases. Cette repartition a preside dans de nombreux autres pays occidentaux.

Le marche des amateurs a suivi, pour une part, le meme cloisonnement, pourtant si peu justifiable des que l’on observe de pres un objet. Un morceau de bois peut certes servir quotidiennement de pilon et aider a concasser les recoltes. Mais les ornements qui le magnifient lui conferent un statut depassant de loin la necessite de l’agripper sans qu’il glisse entre les mains. Que les motifs graves dans le bois aient eventuellement une fonction spirituelle destinee a favoriser le travail n’enleve rien a la beaute de l’objet, donc a son aspect artistique.

C’est pourquoi, de nos jours, le melange des anciennes collections est a l’honneur. Le musee du Quai-Branly a reuni des pieces d’une meme ethnie, en provenance des deux musees precites, sans distinguer arbitrairement entre le fetiche et la calebasse.
Tout objet africain est a la fois un sujet d’etude ethnographique et un spectacle pour l’oeil avide de beaute ou d’etonnement.