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Contravention

Couverture du livre Contravention

Auteur : Stefan Coic

Date de saisie : 06/02/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Ed. Heloise d’Ormesson, Paris, France

Prix : 20.00 / 131.19 F

GENCOD : 9782350870403

  • Les courtes lectures : Lu par Celia Nogues – 16/09/2008

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Celia Nogues – 01/02/2007

  • Les presentations des editeurs : 16/09/2008

Adermatt Mac Dermott, la quarantaine immature, descend d’une dynastie de milliardaires excentriques ou l’on se suicide de pere en fils. A la disparition, dans la pure tradition Mac Dermott, de son geniteur, il est designe tuteur legal d’un cadet, dont il apprend l’existence a l’occasion. Du haut de ses sept ans trois quarts, le petit Bristol herite de la fortune familiale, tandis qu’Adermatt, lui, herite des dettes de son frere aine et des huissiers afferents. Mais ces peripeties l’affectent moins que le depart de Gladys, la femme de sa vie.
D’une fracassante originalite, Contravention nous ouvre les portes d’un royaume aussi loufoque que baroque.

Stefan Coic aime le chiffre 8 pour les boucles qu’il fait. La mer qui monte. Aime essayer. Aime grandir. N’aime pas les generalites. Le trou dans la couche d’ozone. N’aime pas que le present soit deja du passe. Ni que les moments d’apres le deviennent aussi. Ne en 1965, pere de trois filles, il a longtemps travaille dans l’audiovisuel. Contravention est son premier roman.

  • La revue de presse Philippe Delaroche – Lire, fevrier 2007

Hallucination et hilarite garanties ! Coic nous transporte quelque part entre P.G. Wodehouse et Tom Sharpe. Vous cedez a la melancolie ? Vous craignez d’etre trop cher paye au travail ? Lisez Contravention. Echappez a la pseudo-realite et a la mesquinerie du monde… pour une fois qu’une contredanse met en jambes et qu’on sait ou va l’argent du PV.

  • Les courts extraits de livres : 16/09/2008

– Je ne veux plus jamais en parler, tu m’entends !
J’avais parfaitement entendu. J’attendais juste qu’elle passe ses nerfs, j’en aurais fait autant a sa place.
Pendant le petit bout de route qui avait suivi l’incident, nous nous etions satisfaits d’ecouter le ronronnement du moteur, tout du moins en ce qui me concerne, mais j’aime a croire qu’elle aussi. Elle avait bifurque dans la foret, emprunte un chemin de terre, zigzague entre de malheureux arbres egares et, quand certainement elle pensa que nos ames etaient a l’abri, elle nous avait arretes dans un sous-bois. Ma jolie voiture etait maculee de boue, le coffre ouvert, nos sacs eventres, la plupart de nos affaires eparses sur un doux lit de mousse.
Gladys se changeait.
Je lui tournais le dos, je n’avais pas eu le droit de la regarder. Je n’entendais que le frottement de ses dessous le long de sa peau, je me contentais de ce bruissement subtil, de ces craquements d’etoffes. J’hesitai entre deux modeles de culotte, mais pariai sur un de mes jeans – le seul qu’il me restait de propre, qu’allais-je donc me mettre demain ? – et un de ces minuscules T-shirt qu’elles seules savent porter. Elle finissait d’ailleurs de l’ajuster quand elle est revenue vers moi. C’est la qu’elle me l’a dit,
– Je ne veux plus jamais en parler, tu m’entends !
Je n’ai rien repondu. Je ne crois pas qu’elle attendait une reponse. Elle ne m’avait meme pas regarde, elle me l’avait dit, et s’etait engouffree dans la voiture. Je laissais passer la foudre.
J’ai ramasse nos affaires a l’entour, remis de l’ordre dans nos sacs, range mon coffre. C’etait le moins que je puisse faire. J’ai pris tout mon temps. Je voulais lui en laisser pour elle. J’imaginais qu’elle en avait besoin.
Puis je me suis assis sur une grosse pierre, je me suis repose de tout ca. Il y a peu, j’aurais allume une cigarette, je m’en serais delecte, mais j’avais arrete, et je tenais bon. J’ai juste pense a cette idee. Je crois qu’elle m’a fait sourire.