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Contretemps, n 19. L’engagement en question

Couverture du livre Contretemps, n 19. L'engagement en question

Date de saisie : 30/06/2007

Genre : Politique

Editeur : Textuel, Paris, France

Prix : 19.00 / 124.63 F

ISBN : 978-2-84597-222-3

GENCOD : 9782845972223

Sorti le : 16/05/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Joachim Salinger – 07/06/2007

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Joachim Salinger – 07/06/2007

  • Les presentations des editeurs : 28/05/2007

L’engagement en questions
Regards sur les pratiques militantes

Heroise dans les annees post-68, ringardise dans les annees 1980 par l’ideologie liberale du repli egoiste sur la sphere privee, tolere dans les annees 1990 a condition d’etre humanitaire et depolitise, le militantisme connait aujourd’hui un regain de faveur et d’interet. Refusant d’opposer militantismes d’hier et d’aujourd’hui, ce numero de ContreTemps s’interesse aux dynamiques de l’engagement militant, saisies dans leur complexite et leur diversite : les engagements au sein des syndicats, des associations caritatives, des mouvements sociaux ou des partis politiques sont ici eclaires a la lumiere des acquis les plus recents de l’histoire et de la sociologie politique. Plutot que de se soumettre a la fausse alternative entre l’individualisme sterile et la soumission au collectif, le propos de ce numero est d’examiner les modalites selon lesquelles des individus peuvent faire corps, former un groupe pret pour la lutte et, ainsi, faire mouvement. Ce numero comprend aussi un texte inedit d’Adorno, un debat autour de Marx et Arendt et une controverse sur l’egalite citoyenne chez Marx, Balibar et Lefort.

  • Les courts extraits de livres : 28/05/2007

Dossier : L’engagement en questions
Lilian Mathieu, Sylvain Pattieu
Sociologue, CNRS et ATER en histoire a l’Universite Paris 8, doctorant

La societe des militants, Fragilites et dynamiques de l’engagement collectif
(…)
Dans le cercle des prudents, enfin, il y a ceux comme Alain Finkielkraut qui tirent a boulets blancs contre la candidate socialise en attendant de savoir comment le vent va tourner. De retour des iles, il a fait part au Tout-Paris de son emoi et de sa contrariete a propos d’une rumeur lui pretant l’intention de publier une tribune de soutien a Sarkozy. Que non point ! Ontologiquement, sociologiquement, culturellement, intellectuel de gauche (sic), mais ayant choisi comme test la question nationale, ce qu’en a dit Sarkozy lors de son discours de Nimes ou a la Porte de Versailles, [le] satisfait pleinement Ne ferait-il pas un ministre de l’Immigration et de l’Identite nationale, aussi excellent dans le role que le fut Luc Ferry a l’Education nationale. Il pourrait se permettre d’y faire une politique de droite puisqu’il est a jamais, genealogiquement, de gauche, d’une gauche reduite a l’etat de residus ontologiques, au terme d’un methodique strip-tease ideologique. Et BHL, dans cette confusion des concepts et des sentiments ? Dans quelle niche ideologique peut-il bien cultiver sa – tres – petite difference ? Lui aussi est ontologiquement et sociologiquement de gauche, puisque la gauche est son univers fondateur et puisque son pere a ete jeune communiste. De gauche, donc par heritage : son rapport avec la gauche, c’est trente ans de guerres continuelles doublees d’une fidelite inentamable. De gauche par essence et par naissance, l’ex-nouveau reserve son choix au nom d’une certaine idee du magistere intellectuel : les intellectuels sont des flibustiers, des gens qui posent des conditions, et qui se prononcent le plus tard possible, apres avoir obtenu le maximum de butin. Flibustiers, ca fait noble, cape et epee, film d’aventure. Ces chasseurs de butins pourraient aussi bien etre appeles plus prosaiquement pique-assiettes ou marchands de tapis. Que demande donc BHL aux candidats en echange de sa conceptuelle onction ? De remettre la France au coeur de l’Europe, des engagements forts sur la laicite, et surtout l’assurance d’une fermete absolue envers l’islamisme radical et l’Iran. Sur ce point, Segolene lui a donne satisfaction preventive. Quant a la position du philosophe de marche, elle ne reserve guere de surprise. Nous sommes prevenus : Pour moi, la vraie gauche, c’est aussi le combat contre le communisme, et la tragedie de la Commune de Paris, ce ne sont pas les 17000 communards assassines, les deportes, la vengeance versaillaise, mais l’incendie – sans doute regrettable – de la bibliotheque des Tuileries. Certains preferent les animaux aux hommes. D’autres leur preferent les livres. Question de capital – culturel.