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Coptes du Nil : entre les pharaons et l’islam, ces chretiens de l’Egypte d’aujourd’hui

Auteur : Christian Cannuyer

Preface : Edouard al Kharrat

Illustrateur : photographies de Nabil Boutros

Date de saisie : 30/10/2007

Genre : Religion, Spiritualite

Editeur : l’Archange Minotaure, Forcalquier, France

Prix : 75.00 / 491.97 F

ISBN : 978-2-35463-006-5

GENCOD : 9782354630065

Sorti le : 30/10/2007

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  • Les presentations des editeurs : 21/11/2007

Voila dix ans que Nabil Boutros photographie les Coptes, allant a la rencontre des moines, des pretres, et des simples fideles. Il a partage leur quotidien, assiste aux ceremonies et aux rituels, sejourne dans les monasteres, suivi ces etonnants pelerinages ou s’exprime une singuliere ferveur. Cette suite d’enquetes sur la vie de ces chretiens d’Egypte temoigne de la foi et de la vitalite d’une spiritualite ancienne. Nabil Boutros a demande a l’un des meilleurs connaisseurs des chretiens d’Orient, Christian Cannuyer, de presenter leur histoire, leur art et leur litterature, leur place dans la societe egyptienne. Texte et photographies montrent l’extraordinaire dialogue qu’entretient l’ame copte avec le sacre et la memoire divine de l’Egypte.

Preface de EDOUARD AL KHARRAT

Entre les Pharaons et l’Islam, l’Egypte chretienne est meconnue. Sa memoire, son patrimoine, sa riche spiritualite meritent autant de passion que l’Egypte des dieux anciens ou celle du Croisant. Les Coptes font partie integrante de la nation egyptienne. Ils n’en sont pas une minorite. Leur nom ne veut-il pas dire Egyptiens ? Habite d’un sens instinctif de l’eternite, le peuple copte vit un christianisme enracine dans la tradition etonnement presente des Peres du desert : Antoine, Macaire, Pachome… Un temps tisse du rythme des liturgies, des fetes, des mysteres et des sacrements mais qui n’empeche pas la vie de sourdre, joyeuse et nourriciere. Comme l’eau du Nil.

NABIL BOUTROS

Photographe professionnel, il travaille depuis 1997 sur les rituels sacres et profanes des Coptes. Ne au Caire en 1954, il vit a Paris. Il collabore a de nombreuses publications et expose en France et a l’etranger. Il a realite de nombreux reportages.

CHRISTIAN CANNUYER

Egyptologue et historien des religions, il enseigne a la Faculte de theologie de Lille. Il a publie de nombreux ouvrages et articles. President de la Societe belge d’Etudes Orientales depuis 1994, il dirige la revue Solidarite-Orient.

288 pages – 217 photographies – Chronologie – Carte – Bibliographie

  • Les courts extraits de livres : 21/11/2007

OTE TES SANDALES

Les Coptes se dechaussent avant d’entrer dans une eglise. Comme leurs ancetres marchaient pieds nus dans les temples, pour ne pas souiller le sol sacre. A Moise, prince d’Egypte, Dieu avait rappele, alors qu’il se manifestait dans le Buisson ardent sur la montagne de l’Horeb, que c’est ainsi qu’on honore un lieu saint : N’approche point d’ici. Ote tes sandales de tes pieds, car le lieu ou tu te trouves est une terre sacree (Exode 3, 5). Beaucoup de chretiens d’Orient, de l’Ethiopie a l’Irak, font de meme. L’Islam a accueilli cet heritage.
Coeur du coeur de l’eglise : le sanctuaire (haykal), aux trois coupoles surmontant trois autels, cloture par un ecran (higab) de bois precieux, souvent incruste de nacre ou d’ivoire, couvert d’icones saintes, dont l’unique porte centrale est fermee par un rideau qui rappelle celui du Temple de Jerusalem : car cette porte est celle de la Jerusalem celeste, du Ciel convoque sur la terre par la geste liturgique. On ne s’en approche qu’avec amour et tremblement, pur de coeur et de corps, assoiffe de l’invisible… Et seuls les ministres ordonnes peuvent y penetrer. Comme les pretres de l’ancienne Egypte qui, substituts du pharaon, avaient le privilege exclusif d’acceder au saint des saints du temple.
Devant le higab pendent souvent des oeufs d’autruche, symbole de vie et de resurrection sans doute, mais aussi rappel au pretre qu’il doit veiller a la saintete du lieu et au respect du service divin avec la vigilance de l’autruche qui surveille l’espace sacre et vital ou grandit sa couvee.