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Cuba miracles

Auteur : Ramon Chao

Illustrateur : Jacek Wozniak

Date de saisie : 26/03/2008

Genre : Recits de Voyages

Editeur : Flammarion, Paris, France | Radio-France internationale

Collection : Pop culture

Prix : 29.90 / 196.13 F

ISBN : 978-2-08-121043-1

GENCOD : 9782081210431

Sorti le : 11/03/2008

  • L’espace des editeurs : Antoine Chao – 27/03/2008

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Antoine Chao – 27/03/2008

  • Les presentations des editeurs : 27/03/2008

Le voyage au coeur de Cuba et dans le coeur de son histoire avec le coeur en prime.
De la Havane par Santa Clara a Santagio et Guantanamo, recit de voyage ecrit par Ramon Chao, dessine par Wozniak, mis en scene par Marjorie Guigue, avec une carte postale sonore par Antoine Chao.

Decouvrez la vie qui fait battre le coeur de la vieille Havane, dans l’odeur des cigares et des mojitos. Suivez Ramon Chao, Wozniak, Antoine Chao et Marjorie Guigue dans leurs peregrinations. Ramon Chao vous entraine dans le tourbillon de la vie culturelle cubaine, au fil des anecdotes et des citations d’artistes cubains dans ce journal de voyage. Faites connaissance avec les plus grands ecrivains, musiciens, peintres et cineastes du pays.
Impregnez-vous de l’ambiance cubaine en apprenant les recettes de cocktails et de plats traditionnels. Suivez le guide et visitez les monuments celebres de l’ile. Pour illustrer ce livre a la maquette originale et ludique, Wozniak a rapporte de ce periple, de magnifiques dessins. Et pour que tous vos sens soient sollicites, laissez-vous bercer musique chaleureuse de enregistree par Antoine Chao par la musique chaleureuse de Cuba, offerte avec le livre.

Journaliste et ecrivain galicien ne en 1935, Ramon Chao, fondateur du service Amerique Latine de Radio France Internationale, en fut longtemps le redacteur en chef, egalement collaborateur du journal Le Monde. En 1994, il ecrivit Un train de glace et de feu, qui retrace le voyage en Colombie de ses fils, Antoine et Manu Chao.

Dessinateur d’origine polonaise, Wozniak travaille pour le Canard enchaine depuis 1986, il collabore egalement au Monde et au Nouvel Observateur. Il a realise les pochettes des albums de Manu Chao. Ils ont deja publie ensemble Siberie m’etait contee.

  • Les courts extraits de livres : 27/03/2008

Le voyage semblait incertain : arrets de travail et manifestations se repetaient depuis quinze jours ; des associations, syndicats d’etudiants et de travailleurs, avaient convoque pour ce 4 avril la greve decisive pour que l’opiniatre Premier ministre retire la loi dite du premier emploi. Comme nous ne pouvions pas deviner si les aiguilleurs allaient suivre les consignes, et vu la manie des lyceens de bloquer l’autoroute, Marjorie, Wozniak, Antoine et moi partons de bonne heure a Charles-de-Gaulle par des chemins secondaires. Mais la voie est libre et nous arrivons a l’aeroport bien avant le decollage.

Le long lezard vert

Apres douze heures de vol, nous apercevons La Havane, dont l’aspect est reste identique a celui decrit par Humboldt en 1799 : L’un des plus riants et des plus pittoresques dont on puisse jouir sur le rivage de l’Amerique. Cet endroit, vante par les voyageurs de toutes les nations, n’a ni la vegetation luxuriante qui orne les rives du fleuve Guayaquil, ni la sauvage majeste des cotes rocheuses de Rio de Janeiro ; mais la grace qui, sous nos climats, embellit les paysages d’une nature cultivee, se mele ici a l’ampleur des formes vegetales, a la vigueur organique qui caracterise la zone torride… Quant a Nicolas Guillen, il a toujours regarde Cuba depuis sa lucarne imagee (plus on se rapproche du but, plus je deviens lyrique) :

Sur la mer des Antilles
Qu’on appelle aussi Caraibe,
Battue par des vagues farouches
[…]
Cuba navigue sur sa carte :
Comme un long lezard vert,
Avec des yeux d’eau et de pierre.

Les peuples ont tendance a allegoriser la carte de leur territoire : voir l’hexagone francais, la botte italienne, la peau de taureau (piel de toro) espagnole… Pour le poete, la geographie ferait ressembler Cuba a un lezard vert. Sans doute ce saurien avait-il un role de choix dans les premiers cultes indo-cubains ? La metaphore peut suggerer aussi l’indolence trompeuse, parfois veneneuse, d’une ile toujours prete a se defendre sous ses frondaisons couleur ecaille. Mais le touriste y entendra surtout l’appel des iles : faire le lezard sous les tropiques ! Sous les paves (de la Revolution), la plage…

A 180 kilometres a peine, les Etats-Unis guettent du cote de la Floride, ce dont il faut toujours tenir compte. Si pres du geant americain, au gaspillage insultant, privee du superflu et parfois du necessaire, Cuba peut toujours regarder du cote d’Haiti. La reciproque est aussi vraie : exposee au regard de toute l’Amerique latine, elle donne de l’espoir a ceux qui osent lever la tete.