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David Bowie et le rock dandy

Couverture du livre David Bowie et le rock dandy

Auteur : Loic Picaud

Date de saisie : 19/05/2007

Genre : Musique, Chansons

Editeur : Hors collection, Paris, France

Collection : Musique

Prix : 24.90 / 163.33 F

ISBN : 2-258-07089-9

GENCOD : 9782258070899

Sorti le : 01/03/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Joachim Salinger – 31/05/2007

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Joachim Salinger – 31/05/2007

  • Les presentations des editeurs : 26/05/2007

Un livre reference superbement illustre qui situe David Bowie au coeur d’un foisonnant reseau d’influences : celles qu’il a captees comme celles qu’il a exercees sur plusieurs generations d’enfants du rock. Son oeuvre, en perpetuelle mutation, a suscite d’innombrables vocations parmi les generations de musiciens qui se sont succede dans les registres les plus divers depuis le glam rock des annees 1970. David Bowie est l’artiste global par excellence, familier avec toutes les formes de creation : musique, scene, cinema, litterature, peinture, mode, graphisme… autant de langages dans lesquels il a laisse une empreinte indelebile.

  • Les courts extraits de livres : 26/05/2007

L’homme qui venait d’ailleurs

Pendant les seances de Young Americans, Bowie est contacte par Nicolas Roeg pour le role principal de son nouveau film. Le realisateur de Performance avec Mick jagger (1970), Walkabout (1971) et Dont Look Now (1973) est impressionne par le charisme du chanteur dans le documentaire d’Alan Yentob, apres avoir pense a Peter O’Toole. Une premiere rencontre en fevrier se revele convaincante malgre un retard de huit heures du chanteur qui avait completement oublie leur rendez-vous…

Jusqu’a present, les incursions de Bowie dans le cinema n’avaient pas depasse les frontieres de l’avant-garde, correspondant a ses debuts hesitants partages entre la chanson, le mime et le theatre d’avant-garde. C’est aussi une histoire de rendez-vous manques, entre une audition infructueuse pour le role de David Copperfield, un bout d’essai dans Sunday Bloody Sunday pour un role echouant finalement a Murray Head (1971), des projets personnels restes en l’etat et de nombreuses propositions non retenues dont la plus interessante semblait etre l’adaptation du roman de Robert Heinlein Stranger in a Strange Land (En terre etrangere). Mais dans ce dernier cas, il s’agissait helas d’une supercherie montee de toutes pieces par De Fries en pleine tournee Ziggy pour obtenir une couverture de magazine… Une autre offre emanait de Liz Taylor qui voulait faire un remake du film de George Cukor The Blue Bird (L’Oiseau bleu), proposition que Bowie avait declinee sans menagement. D’autres rumeurs avaient alimente les journaux.

La proposition tres serieuse de Nicolas Roeg arrive au bon moment pour Bowie, qui tente de se refaire une virginite artistique et de se reconstruire mentalement. De plus, il percoit que ce projet d’ampleur internationale peut lui permettre de conquerir un nouveau public, celui de cinephiles peu avertis du jeu de scene du chanteur de rock, et d’atteindre ainsi un statut de superstar polyvalente. Il accepte donc le role avec enthousiasme, pret a consacrer plusieurs mois de son planning loin du milieu musical dans un sevrage total, etant entendu qu’il ne doit toucher a aucune drogue sur le plateau, ce dont il s’acquitte loyalement. Roeg se souvient de cet Anglais squelettique qui prenait son personnage a coeur, arrivait avec une valise remplie de bouquins de science-fiction, avec son manuscrit autobiographique The Return of the Thin White Duke, et des glaces qu’il ingurgitait a longueur de journee…